‹ Précis des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 234 sur 263 · IV. - HYSTÉRIE · texte numérisé non relu

IV. - HYSTÉRIE

L'hystéi'ie s'observe chez la jeune fille et le jeune garçon, dès les premières ébauches de la puberté, avec les mêmes caractères que chez l'adulte, et en particulier les crises convulsives à grand spectacle, souvent pourtant moins typiques que chez l'adulte.

Chez l'enfant non pubère, à partir de la seconde enfance, on observe également des phénomènes incontestal)lement hystéi'iques, du groupe appelé par Babinski phénomènes pithiatiques, c'est-àdire susceptibles d'être reproduits par la suggestion et guérissant par elle.

Il est relativement fréquent de voir des enfants, en contact avec des coxalgiques dans les hôpitaux ou les écoles, présenter la déniarche de la coxalgie, avec contracture locale et déformation, au point de tromper des médecins exercés. Si la nature hystérique est reconnue, la suggestion les guérit très vite; sinon ils peuvent être immobilisés très longtemps [pseudo-coxalgie hystérique). De même, à côté de la chorée rhumatismale, existe une pseudo-chorée par imitation qui explique les épidémies de pensionnats. Il ne faut pas confondre cette chorée hystérique avec la chorée rythmée hystérique, qui est à tort qualifiée de chorée. Enfin on voit des hoquets, des tics (tic de Salaam, ou spasme nutant), des aboiements, des paralysies, des contractures, des vomissements, des anorexies, de nature hystérique, guérissables par suggestion.

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