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HYSTÉRIE

Une manifestation hystérique assez fréquemment observée dans la seconde enfance est Vastasie-abasie. La marche et la station debout sont impossibles, parce que les jambes de l'enfant s'effondrent dès qu'il essaie de se lever. Au lit, au contraire, les mouvements restent possibles sans aucune gêne. Cette forme, facilement reconnaissable, guérit rapidement par suggestion.

A la suite de peur ou d'émotion vive, on observe parfois chez l'enfant des phénomènes qu'il n'est plus possible de faire apparaître par suggestion et qui ne rentrent plus dans le groupe pithiatique de Babinski; des crythèmes, de la dermographie, de la fièvre éphémère parfois exagérément élevée (45° dans un cas de Comby). Ces phénomènes sont toujours peu durables. Bien que Babinski demande qu'ils soient distingués des états hystériques vrais ou pithiatiques, nous devons cependant les décrire dans cet article faute de pouvoir les classer ailleurs.

Nous devons également rappeler ici l'existence possible chez l'enfant de maladies par simulation. Certains enfants nerveux ou anormaux de façon quelconque ont une tendance morbide aux mensonges [mythomanie de Dupré); elle peut se traduire non seulement par des récits mensongers, mais par la simulation d'états morbides. On cite des cas d'enfants qui s'introduisaient des vers dans les fosses nasales, qui piétendaient en moucher en quantité. D'autres si mutent l'anorexie et mangent en cachette. 11 faut toujours, en présence de cas bizarres, penser à la simulation possible. La simulation est tantôt motivée par un but, celui de ne pas aller en classe par exemple; tantôt, Tintérêt que peut avoir l'enfant à simuler une maladie n'apparaît pas, et on ne peut s'expliquer sa conduite que par une bizarrerie mentale. Ces phénomènes doivent être distingués de l'hystérie vraie. M. Dieulafoy a proposé de le désigner du nom de pathomimie.

Diagnostic. — Che'^z l'adulte, la constatation des stigmates tels que l'hémianesthésie, la dyschromatopsie, le rétrécissement du champ visuel (qu'on les considère ou non, avec Babinski, comme suggérés par le fait même de l'examen), apporte un appoint considérable au diagnostic. Chez l'enfant non pubère, cette ressource manque ; l'hystérie est le plus souvent chez lui monosymptomatique; les stigmates font défaut; en revanche, la manifestation hystérique est souvent telle chez l'enfant qu'il est facile d'en reconnaître à première vue la nature.

La coxalgie hystérique simule parfois assez bien la coxalgie vraie pour qu'il n'y ait pas trop de toutes les ressources de l'art pour l'en distinguer; la radiographie, l'examen de la mobilité de la join-

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