V. - EPILEPSIE
L'épilepsie est une afTection de toute la vie; elle débute dès l'enfance ; ce n'est guère que vers sept à huit ans qu'on observe les premières crises d'épilepsie typiques, ne difTérant pas de celles de l'adulte. Avant cet âge, on observe déjà, dès la première année de la vie parfois, des manifestations, variées selon les sujets, qui sont des équivalents de la crise d'épilepsie.
Les crises de convulsions, dans les premières années, ne difTérant pas des convulsions banales de la première enfance, sont souvent notées dans les antécédents des épileptiques. Quand des attaques de convulsions que rien n'explique se produisent à intervalles éloignés, il faut craindre qu'il ne s'agisse d'épilepsie. Pour peu que ces convulsions se répètent encore quand l'enfant atteint quatre ans, on peut annoncer qu'il sera épileptique.
Dans un certain nombre de cas, les enfants destinés à l'épilepsie offrent dans leur première enfance des stigmates mentaux ou moraux assez caractéristiques ; ce sont des colères brusques et effrayantes, pour des causes insignifiantes, des fugues, des absences, des rires saccadés, des accès de tics convulsifs, de l'incontinence nocturne d'urine survenant à intervalles relativement éloignés et laissant de l'obnubiiation intellectuelle au réveil.
Traitement. — L'administration des bromures est le fondement du traitement. Il faut tâter la sensibilité du malade au bromure, commencer par de petites doses journalières de 1, 2, 3 grammes et augmenter progiessivement jusqu'à sédation des crises ; on s'arrêtera dans cette progression si l'enfant manifeste de la torpeur avec paresse des mouvements pupillairesà la lumière.
Le régime hypochloruré rend plus efficace la médication bro-