‹ Précis des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 25 sur 263 · PUBERTE CHEZ LES GARÇONS · texte numérisé non relu

PUBERTE CHEZ LES GARÇONS

perdi'e leurs propoitions infantiles : en même temps le scrotum brunit, se plisse, se couvre de poils.

Les seins se tuméfient parfois chez le jeune garçon au moment de la puberté. Ils prennent le volume d'une cerise, voire même d'une mandarine, et sont sensibles à la pression. Cette poussée précède celle des organes génitaux; elle cesse quand celle-ci s'accuse; il semble que l'organisme ait un instant erré sur la voie dans laquelle il doit se développer.

D'après Godin, les ])hénomènes pubeitaires se développent plus rapidement dans la saison ciiaude que dans la saison froide.

L'apparition de la puberté chez le garçon s'accompagne de modifications dans la croissance.

L'accroissement de taille, qui passe par un maximum dans la période prépubère, baisse très sensiblement au moment de la puberté. Au contraire, le poids réalise son principal accroissement au moment de la puberté, et cet accroissement dure autant que la période pubertaire elle-même. Les dimensions du corps augmentant en largeur, les circonférences et les diamètres des difTérents segments du corps croissent rapidement à cette période. Voici les résultats des mensurations de Godin :

Age. 13 1/2 14 1/2 15 1/2 16 1/2 17 1/2

( Circonférence du cou 287 297 312 326 337

^ Accroissements annuels 10 15 14 11

( Circonférence sus-niainmaire 721 760 807 850 867

? Accroissements annuels 39 47 43 17

( Circonférence sous-pectorale au repos. 684 722 760 799 822

^ Accroissements annuels 38 3S 39 23

) Girconf. sous-pectorale eninspiration. 729 764 798 835 859 ( Accroissements annuels 35 34 37 24

Godin fait remarquer que l'accroissement du thorax en inspiration est plus faible que l'accroissement au repos et surtout que l'accroissement sus-mammaire pendant la période pubertaire ; la différence est en sens inverse une fois la puberté achevée. Le développement musculaire l'emporte à cette période sur le développement pulmonaire. La musculature des membres prend également, à la péiiode pubertaire, un grand développement, comme le montrent les chiffres suivants :

I Circonférence maxima de la cuisse. 410 427 446 470 481

I Accroissements annuels 17 19 24 11

( Circonférdhce maxima du bras 216 226 243 260 267

( Accroissements annuels 10 17 17 7

Godin conclut de ses études que la croissance est surtout musculaire pendant la puberté, et surtout osseuse avant elle.

B. Puberté chez les filles. — La puberté est plus précoce chez les filles que chez les garçons. Mais elle obéit dans Tensemble aux mêmes lois.

Comme chez les garçons, le premier indice de la puberté débutante est le duvet pubien, qui apparaît en général cinq à six mois avant la première menstruation. 11 forme d'abord une mince collerette encadrant la partie supérieure de la vulve ; ce n'est qu'au bout d'un an ou deux que les poils sont assez longs et assez fournis pour garnir la région pubienne médiane ef la partie libre des grandes lèvres d'un duvet assez é[)ais pour masquer la peau ; ce n'est guère qu'à dix-sept ou dix-huit ans que la toison recouvre en entier la région pubienne et affecte la forme triangulaire nettement limitée en haut, propre au sexe féminin.

Le duvet axillaire ne se développe en général que plusieurs mois après la menstruation, d'abord dans l'aisselle gauche, puis dans l'aisselle droite.

La pigmentation des organes génitaux externes, le développement des petites lèvres suivent de près les premières menstruations.

Le développement des seins est très variable selon les sujets. Chez la petite fille, la glande mammaire ne se sent aucunement ; elle commence à se tuméfier tantôt peu avant, tantôt quelques mois après l'apparition des premiers poils au pubis ; on la sent au palper comme un petit disque mobile sous la peau, mais adhèrent au mamelon, et souvent sensible au contact. Chez certaines fillettes, le développement se fait avec une rapidité surprenante ; c'est en quelques mois que le sein prend un développement considérable en étendue et en saillie, en même temps que le mamelon devient saillant. D'autres fois, les seins restent longtemps rudimentaii'es.

l^a première menstruation marque chez la lillette un point de repère permettant de fixer l'époque de la puberté avec ])lus de précision que chez le garçon. L'âge moyen, à Paris, est de ([uatorzt! ans et demi. Mais il existe de grandes variations, comme le montre la statistique suivante :

Age de la première vienstruation [Parisiennes) (M"*^ Francillon).

De 10 à 11 ans IG p. 1000.

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