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VARICELLE

à fait exceptionnelles et ne se voient guère que chez des enfants déjà profondément atteints du fait de maladies antérieures. Cette bénignité ne se dément pas chez les plus jeunes enfants, et, dans une épidémie de varicelle que j'ai observée à la maternité de Paris sur des prématurés élevés en couveuse ne pesant la plupart que 1 500 à 2000 grammes, seuls ont succombé, sur 19 enfants, 2 que Fautopsie a révélés tuberculeux.

Diagnostic. — L'éruption vésiculeuse de la varicelle est typique et ne peut être confondue avec aucune autre, au moins à sa période d'état. Plus tard, les vésicules flétries n'offrent guère de différence avec les pustules flétries de la varioloïde ; mais il sera rare, en examinant complètement l'enfant, de ne pas trouver une vésicule typique tardive ; même à la phase de cicatrisation, le diagnostic rétrospectif pourra être fait par la constatation des différences d'âge entre les éléments éruptifs des poussées successives ; l'éruption variolique se fait au contraire tout d'un coup.

Les varicelles impétigineuses avancées dans leur évolution peuvent facilement être confondues avec la forme d'impétigo disséminé, que les dermatologistes connaissent sous le nom à'impctigo contagiosa, parce qu'une première pustule contagionne de proche en proche toute la surface cutanée ; dans cette dernière affection, l'éruption est bien rarement assez uniformément répartie pour que le diagnostic soit impossible ; de môme, les varicelles avec suppurations souscutanées et les varicelles gangreneuses se distinguent des abcès sous-cutanés multiples et des gangrènes disséminées de la peau par une distribution régulière et une généralisation plus complète.

Traitement. — La varicelle guérit d'elle-même sans aucun traitement. C'est par prudence et pour éviter des contagions que l'enfant sera tenu au lit ; Falimentation sera restreinte, s'il y a de la fièvre. L'application de pommades ne hâte pas la dessiccation des vésicules, au contraire; il vaut mieux se contenter de poudrer légèrement la peau avec un peu de poudre de talc ou de poudre d'amidon. S'il y a sur les muqueuses des vésicules ulcérées, on les touche avec de la glycérine boratée à 10 p. 100, ou avec de l'eau oxygénée à 12 volumes étendue de trois quarts d'eau.

Dans les varicelles ulcéreuses ou gangreneuses, il faut agir énergiquement sur les vésicules en les touchant à l'eau oxygénée pure, puis en les poudrant avec de la poudre de peroxyde de zinc.

Dès la période de dessiccation, l'enfant peut être levé et alimenté.

Épidémiologie et prophylaxie. — La varicelle est endémique

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