‹ Précis des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 38 sur 263 · VACCINE · texte numérisé non relu

VACCINE

(Voy. l'aiiicle suivant), à laquelle bien peu d'enfants sont aujourd'iuii soustraits, a eu poureiïet de faire disparaître les varioles graves chez Fenfant. Malheureusement la pratique des revaccinations est beaucoup moins régulièrement acceptée. La loi de 1902 sur la santé publique prescrit la revaccination obligatoire à onze ans et à vingt-etun ans ; c'est peut-être insuffisant, puisqu'on voit des vaiioloïdes chez des enfants de six et môme cinq ans vaccinés avec succès à la naissance; mais le législateur a cru devoir se borner à cette obligation restreinte, qui constituera déjà un tiès grand progrès quand elle sera appliquée efTeclivement.

En attendant la disparition de la maladie dans un temps ultérieur, quelles sont actuellement les mesures prophylactiques que doit prendre le médecin en face d'un enfant atteint de variole ou de varioloïde ? L'isolement du malade avec les précautions habituelles s'impose ; la période dangereuse persiste jusqu'après la chute des dernières croûtes. Les règlements scolaires prescrivent que les enfants atteints de variole (ou de varioloïde) soient éloignés des écoles publiques jusqu'au quarantième jour après le début de la maladie. L'incubation de la variole est de dix à quinze jours. 11 faut attendre au moins quinze jours après le dernier cas de variole dans une agglomération pour pouvoir dire que l'épidémie est éteinte; la contagion est d'autant plus à craindre que la maladie est transmissible déjàavant l'éruption et dès les premiers symptômes fébriles.

Le virus encore inconnu de la variole est très résistant ; il faut faire rigoureusement désinfecter la chambre du malade, ainsi que les linges, vêtements, objets, qui lui ont servi au cours de la maladie.

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