VIII. PLEURÉSIES
Étiologie. — La pleurésie séi^euse est rare chez le jeuneenfant, bien qu'on en ait vu des exemples même chez le nouveau-né. A partir de l'âge de quatre ou cinq ans, on l'observe un peu plus souvent, surtout à la suite de la scarlatine; après la pneumonie et la bronchopneumonie, qu'il s'agisse de bronchopneumonie ordinaire ou de bronchopneumonie consécutive à la rougeole ou à la coqueluche, on observe aussi des épanchements séreux, mais moins souvent que des épanchements purulents. Chez les sujets au-dessusde dix ans, la pleurésie séreuse, quand elle n'est pas liée au rhumatisme ou à une affection cardiaque, esl, comme chez l'adulte, presque constamment fonction de tuberculose.
La pleurésie purulente s'observe chez les jeunes enfants plus fréquemment que la pleurésie séreuse. Elle vient surtout à la suite des bronchopneumonies ou des pneumonies; elle est alors à pneumocoques ; on la voit aussi au cours ou dans la convalescence des fièvres éruptives, particulièrement de la scarlatine ; elle esl alors à streptocoques ; plus rarement, on observe des pleurésies à colibacilles ou à microbes anaérobies; ces pleurésies fétides sont généralement d'origine abdominale, et le plus souvent causées par des appendicites non opérées ou opérées trop tard ; enfin un certain nombre d'empyèmes, surtout dans la seconde enfance, reconnaissent le bacille de Koch pour agent pathogène.
LesexamensbactériologiquesdeNetter, portantsurlTl cas, donnent les proportions suivantes pour 100 : pneumocoque pur, 63 ; pneumocoque associé, 9; streptocoque pur, 13; streptocoque associé, 4; bacille de Koch pur, 0,6; bacille de Koch associé, 6 ; staphylocoque pur, 1,2 ; staphylocoque associé, 8; colibacilles et anaérobies, 7.
Symptomatologie. — La pleurésie qui survient au cours ou dans la convalescence d'une pneumonie ou d'une lièvre éruplive a souvent