II. — LEUCÉMIE
On rencontre chez l'enfant la leucémie myélogène et la leucémie lymphogène avec les mêmes modifications sanguines et les mêmes réactions organiques que chez l'adulte; il faut seulement noter chez l'enfant la participation du thymus, qui s'infiltre d'éléments leucocytiques, s'hypertrophie, et, dans la leucémie lymphogène, ressemble à la coupe à un énorme ganglion lymphatique. La leucémie aiguë lymphocytémique, avec hémorragies cutanées, gingivales, viscérales, et tuméfaction très légère ettardive desorganes lymphoïdes, est une forme relativement fréquente chez l'enfant. On a vu parfois des enfants naître leucémiques, sans que la mère soit en rien malade. Inversement, des mères leucémiques ont pu mettre au monde des enfants sains.
Traitement. — Vopothérapie par la moelle osseuse pulpée, dans
les formes myélogènes, par le thymus ou le suc splénique dans les formes lymphatiques, donne parfois de remarquables améliorations de l'état général, des tuméfactions viscérales et de la formule sanguine.
La-radiothérapie doitètreeombinée avecl'opothérapie;on irradiera, selon la forme de leucémie, la rate hypertrophiée, les ganglions lymphatiques tuméfiés ou les épiphyses osseuses. On a obtenu par ce procédé des guérisons qui se sont maintenues plusieurs années, mais qui ont été presque toujours suivies de récidives plus rebelles à la radiothérapie que la première atteinte. Le pronostic, moins promptement fatal depuis l'ère radiothérapique, reste donc néanmoins des plus fâcheux.