‹ Précis des maladies des enfantsChapitre 136 sur 283 · MALADIES DES GLANDES ENDOCRINES · texte numérisé non relu

MALADIES DES GLANDES ENDOCRINES

phrie, etc.) ou d'une insuffisance de fonctionnement (hypothyroïdie, hypoépinéphrie, etc.), il y a des symptômes qui, au lieu de traduire des modifications purement quantitatives des sécrétions, traduisent des modifications qualitatives (dyslhyroïdie, dysépinéphrie, etc.). Le tableau clinique peut donc être très varié, et, à côté de cas très simples, qui sont du reste les plus nombreux, il y a des cas complexes qu'il ne faut pas se contenter d'étiqueter « syndrome polyglandulaire », mais qu'il faut analyser au prix d'une étude clinique minutieuse et perspicace.

11 est facile de ramener à leur vraie signification les cas complexes, et de les traiter en conséquence, quand on connaît bien les types cliniques plus fréquents et plus simples. 11 y a peu d'années, ces types pouvaient se ramener : l1 en ce qui concerne le corps thyroïde, au rnyxœdème et à la maladie de Basedow, cette dernière se voyant rarement dans Tenfance et jamais dans la première enfance; 2° en ce qui concerne les capsules surrénales, à la maladie d'Addison, rare aussi chez l'enfant. Aujourd'hui, un certain nombre de types cliniques d'origine dysendocrinienne doivent, en outre, être décrits; ils nous intéressent d'autant plus qu'ils ne se manifestent au complet que quand ils débutent dans l'enfance ; alors seulement se voient les troubles liés aux altérations de la croissance et se manifestant, soit par le gigantisme précoce et la puberté précoce, soit, au contraire, par un arrêt de développement entraînant le nanisme. Vhirsutîsme et le progeria, deux syndromes liés aux altérations de la substance corticale de la capsule surrénale, sont les mieux isolés, ainsi que deux types dus aux troubles de l'hypophyse : syndrome adiposo-génital et gigantisme acromégali,ue.

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