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PUBEBTË CHEZ LES GARÇONS

nombreux, formant une mince collerette autour de la racine de la verge; dans l'année qui suit, ils augmentent en nombre et en longueur, de façon à former sur le pubis une toison encore légère, mais suffisante pour dissimuler la peau de la région.

Les régions axillaires ne eommencent à se garnir de poils qu'un an après l'apparition des poils pubiens, soit en moyenne à quinze ans et demi; souvent la pilosité de l'aisselle gauche précède d'un mois ou deux celle de l'aisselle droite.

Le développement des poils sur les joues et les lèvres ne se fait qu'ultérieurement.

La mue de la voix suit de quelques mois l'apparition des poils pubiens. Elle aurait lieu en moyenne à quatorze ans et huit mois.

Le volume des organes génitaux ne subit pas pendant toute cette période de modifications bien sensibles. Ce n'est que vers l'âge de dix-sept ans que la verge et les testicules s'accroissent assez pour perdre leurs proportions infantiles ; en même temps, le scrotum brunit, se plisse, se couvre de poils.

Les seins se tuméfient parfois chez le jeune garçon au moment de la puberté. Ils prennent le volume d'une cerise, voire même d'une mandarine, et sont sensibles à la pression. Cette poussée précède celle des organes génitaux ; elle cesse quand cette dernière s'accuse; il semble que l'organisme ait un instant erré sur la voie dans laquelle il doit se développer.

D'après Godin, les phénomènes pubertaires se développent plus rapidement dans la saison chaude que dans la saison froide.

L'apparition de la puberté chez le garçon s'accompagne de modifications dans la croissance.

L'accroissement de taille, qui passe par un maximum dans la période prépubère, baisse très sensiblement au moment de la puberté. Au contraire, le poids réalise son principal accroissement au moment de la puberté, et cet accroissement dure autant que la période pubertaire elle-même. Les dimensions du corps augmentant en largeur, les circonférences et les diamètres des différents segments du corps croissent rapidement à cette période. Voici les résultats des mensurations de Godin :

Circonférence du cou 287 297 312 326 337

Accroissements annuels 10 15 14 11

Circonférence sus-mammaire ,. 721 760 807 850 867

Accroissements annuels 39 47 43 17

Circonférencesous-pectoraleau repos. 684 722 760 799 822 Accroissements annuels 38 38 39 23

(Circonf.sous-pectoraleeninspiralion. 729 764 798 835 859 Accroissements annuels 35 34 37 Si

Godin fait remarquer que l'accroissement duthoraxen inspiration, est plus faible que l'accroissement au repos et surtout que l'accroissementsus-mammaire, pendant la période pubertaire; la différence est en sens inverse, une fois la puberté achevée. Le développement musculaire l'emporte à cette période sur le développement pulmonaire. La musculature des membres prend également, à la période pubertaire, un grand développement, comme le montrent les chiffres suivants :

l Circonférence maxima de la cuisse. 410 427 446 470 481

) Accroissements annuels 17 19 24 11

( Circonférence maxima du bras 217 220 243 260 267

( Accroissements annuels 10 17 17 7

Godin conclut de ses études que la croissance est surtout osseuse avant la puberté et surtout musculaire pendant la puberté.

B. Puberté chez les filles. — La puberté est plus précoce chez les filles que chez les garçons. Mais elle obéit dans l'ensemble aux mêmes lois.

Gomme chez les garçons, le premier indice de la puberté débutante est le duvet pubien, qui apparaît en général cinq à six mois avant la première menstruation. Il forme d'abord une mince collerette encadrant la partie supérieure de la vulve; ce n'est qu'au bout d'un an ou deux que les poils sont assez longs et assez fournis pour garnir la région pubienne médiane et la partie libre des grandes lèvres d'un duvet assez épais pour masquer la peau ; ce n'est guère qu'à dix-sept ou dix-huit ans que la toison recouvre en entier la région pubienne et affecte la forme triangulaire nettement limitée en haut, propre au sexe féminin.

Le duvet axillaire ne se développe en général que plusieurs mois après la menstruation, d'abord dans l'aisselle gauche, puis dans l'aisselle droite.

La pigmentation des organes génitaux externes et le développement des petites lèvres suivent de près les premières menstruations.

Le développement des seins est très variable selon les sujets. Chez la petite fille, la glande mammaire ne se sent aucunement; elle commence à se tuméfier tantôt peu avant, tantôt quelques mois après l'apparition des premiers poils au pubis ; on la sent au palper comme un petit disque mobile sous la peau, mais adhérent au mamelon, et souvent sensible au contact. Chez certaines fillettes, le développement se fait avec une rapidité surprenante ; c'est en quelques mois que le sein prend un développement considérable en étendue et en saillie, en même temps que le mamelon devient saillant, ll'autres fois, les seins restent longtemps rudimentaires.

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