I. - CORYZA
Coryza vulgaire. — Ce n'est que dans les premiers mois de la vie que le coryza infantile mérite quelques remarques particulières; plus tard, il ressemble chez l'enfant à ce qu'il est chez l'adulte. Le nouveau-né souffre gravement du coryza, non seulement à cause de la fièvre, de l'insomnie, de la sécheresse buccale due à la nécessité de respirer parla bouche, mais surtout à cause de la difficulté de l'alimentation. Lorsqu'il ferme la bouche pour aspirer le lait, il menace d'étouffer, lâche le mamelon et renverse la tête en arrière. L'inanition peut fortement éprouver l'enfant si on ne lui vient pas en aide. 11 faut, avantla tétée, introduire dans chaque fosse nasale un petit pinceau de blaireau trempé dans l'huile d'amandes douces. On ramène ainsi des mucosités glaireuses qui obstruent Je nez, ou provoque souvent un éternu ment qui les expulse encore mieux. Dans les cas intenses, on peut pulvériser dans les fosses nasales, après passage du pinceau, quelques centimètres cubes de la solution suivante :
Solution d'adrénaline a 1 p. 1000 I goutte.
Eau de laurier-cerise 08',10
Eau 20 grammes.
Pour débarrasser les fosses nasales des mucosités, on peut aussi employer l'ingénieux petit instrument d'Escat, connu sous le nom de mouche-bébé (fig. 51 ). S'il y a de la sécheresse de la bouche, la badigeonner avec un mélange de glycérine et d'eau ; si, malgré cela, la succion est difficile, il faudra alimenter l'enfant à la cuiller à café, la mère faisant sourdre le lait du sein par pression.
STOMATITES.