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BOUCHE, NEZ, PHARYNX

CONSIDÉRATIONS GENERALES

La face est peu développée chez le nourrisson ; les cavités faciales sont étroites; lesfosses nasales sont }rès réduites; les sinus frontaux et maxillaires sont à peine ébauchés ; la cavité buccale et la cavité pharyngée sont de simples fentes transversales. Quand la bouche es ouverte, les dimensions transversales delà cavité buccale restent très supérieures à ses dimensions verticales; aussi l'examen du pharynx, même en déprimant fortement la base de la langue, est toujours chez l'enfant des premiers mois limité à une zone peu étendue. L'exploration du pharynx avec la pulpe de l'index donne souvent plus de renseignements ; en particulier, c'est ainsi qu'on découvre les abcès rétropharyngiens.

Les glandes salivaires sont petites et fonctionnent à peine ; aussi la bouche se dessèche-t-elle facilement : c'est une des causes de la fréquence du muguet chez le nourrisson.

Les organes lymphoïdes et les ganglions lymphatiques, annexés aux cavités de la face, ont des dispositions particulières, dont il faut tenir grand compte dans l'histoire des abcès rétropharyngiens et des végétations adénoïdes. Les organes qui composent Vanneau lymphoïde db Waldeyer, c'est-à-dire l'amygdale linguale, les amygdales palatines, les amygdales tubaires, et l'amygdale pharyngée, sont particulièrement disposés à s'hypertrophier chez l'enfant. Les lymphatiques sont très riches au pourtour des orifices de la face (fig. 56) ; les ganglions lymphatiques sont nombreux ; les plus importants sont les ganglions sous-maxillaires, qui reçoivent les lymphatiques nés au pourtour des lèvres et des narines, et les ganglions angulo-maxillaires, qui

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reçoivent en outre de la profondeur les lymphatiques de la région amygdalienne. Chez le nourrisson, il faut accorder une atlenlion spéciale au ganglion rétropharyngien (flg. 54J, logé dans un espace cellulai re limité par la paroi postérieure du pharynx en avant, la base du crâne en haut, les ligaments prévertébraux en arrière. Ce ganglion, bien développé chez le jeune enfant, s'atrophie plus tard. 11 est le siège des adénophlegmons rétropharyngiens. On voit déjà quels liens étroits unissent en pathologie infantile les fosses nasales, la cavité bucco-pharyngée et les ganglions lymphatiques satellites. Aussi est-il bon de grouper ensemble les affections de ces organes. C'est ce que nous avons fait, au lieu de les diviser entre les affections du système respiratoire, du système digestif et du système circulatoire, comme c'est l'usage en pathologie de l'adulte.

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