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TUBERCULOSE DES POUMONS

l'adulle ; même localisation au sommet, même évolution en périodes successives d'infiltration tuberculeuse, de ramollissement et de caverne; mêmes signes généraux et mêmes symptômes locaux. Chez la jeune fille à partir de onze à douze ans, chez le jeune garçon à partir de douze à. treize ans, la phtisie ne diffère pas de celle de l'adulte ; toutefois les formes torpides à évolution lente sont plus rares que chez l'adulte, et les phtisies rapides, galopantes, sont plus fréquentes; mais c'est une question de degré.

On voit aussi chez l'enfant plus jeune, à dix ans, huit ans, et même à six et cinq ans, des tuberculoses pulmonaires dont la marche et les symptômes rappellent ce qui se passe chez l'adulte. Mais, plus l'enfant est jeune, plus en général sa tuberculose s'écarte du type de l'adulte et se rapprochedu type de la tuberculose pulmonaire chronique discrète du jeune enfant que nous allons maintenant décrire.

Symptomatologie. — Les symptômes de la maladie sont d'autant plus frustes que l'enfant est plusjeune. Les symptômes généraux sont les mêmes que dans la tuberculose disséminée discrète (voy. Tuberculose en générale, p. 172). Les symptômes locaux fonctionnels ou physiques sont très atténués. La toux n'est pas constante; l'expectoration ne peut être constatée parce que l'enfant avale ses crachats; les hémoptysies sont exceptionnelles; la percussion donne parfois un son égal des deux côtés et l'auscultation ne révèle que des altérations légères, fugaces, mobiles. C'est que, plus l'enfant est jeune, plus la tuberculose pulmonaire se présente sous forme de petits blocs caséeux, peu ou pas ramollis, disséminés dans le poumon, aussi bien dans le lobe inférieur que dans le lobe supérieur, et situés souvent en plein tissu pulmonaire, sans contact avec la périphérie ; on comprend que des lésions de ce genre donnent lieu à un minimum de signes; elles ne se révèlent souvent que parce qu'elles provoquent dans leur voisinage des poussées d'œdème congestif et de bronchite, dont la mobilité donnerait le change et empêcherait de croire à la tuberculose, si l'on n'élait pas prévenu par les conditions générales où se trouve le malade.

Ces tuberculoses pulmonaires du jeune enfant sont, par suite, plus soupçonnées que réellement diagnostiquées. Pour les découvrir, il faut employer la radioscopie combinée avec la radiographie instantanée (fig. fil ) (Ristet Ribadeau-Dumas, voy. p 168). Cliniquement, elles restent longtemps à peu près latentes; elles se compliquent, à un moment donné, de bronchopneumonie tuberculeuse, de granulie ou de méningite, et, à l'autopsie, on trouve les lésions pulmonaires anciennes au milieu des lésions récentes qui ont entraîné la mort.

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