PRÉFACE
Un Précis des maladies des enfants est un Abrégé ou un Résumé de Pédiatrie.
Ce livre a été écrit dans un but d'utilité pratique. Il s'adresse à l'étudiant comme au praticien. Il implique, toutefois, la connaissance de la Médecine générale, sans laquelle on serait arrêté, à chaque pas, en Clinique infantile.
Tout médecin est capable, sans doute, de soigner des enfants malades, à une condition cependant : c'est qu'il possède les notions les plus indispensables à la pratique de la Pédiatrie.
Les progrès réalisés dans ce sens seront d'autant plus grands, que l'on aura déjà des connaissances médicales plus étendues. En d'autres termes, l'étudiant profitera d'autant plus, dans une Clinique des maladies des enfants, qu'il sera plus avancé en études médicales. Il est infiniment préf^able, en effet, et beaucoup plus utile d'étudier, d'abord, les maladies de l'organisme tout à fait développé ; ensuite, les divers états pathologiques de l'enfant, qui se produisent sur un organisme en plein développement. C'est même, là, le critérium des maladies de Cenfance, comme nous le verrons plus loin.
Pour certains, la pédiatrie ne serait pas une Spécialité. Nous sommes d'un avis diamétralement opposé. Si, en efiet, les maladies de divers organes {œil, peau, larynx,
oreille, nez, utérus, etc.) constituent autant de spécialités, pourquoi en serait-il autrement de celles d'un organisme parliculier, que caractérise suffisamment, d'après nous son incessant développement.
Et s'il fallait une preuve de plus, en faveur de la spécialité pédiâtrique, nous ajouterions : que l'existence de maladies propres à l'enfance en est une plus que suffisante, indépendamment des modifications et des complications que cet âge détermine sur celles qui lui sont communes avec les autres périodes de la vie.
C'est au moment où, en France, la mortalité infantile est si grande, surtout si on la compare à la natalité, si faible dans notre pays, que se révèlent toute Vutilité et toute Vimportance des études pédiâtriques.
S'il nous est difficile ou impossible d'accroître la natalité, il nous est permis d'atténuer la mortalité dans de très grandes proportions, par une connaissance plus approfondie des maladies de l'enfance et des moyens de les prévenir ou de les combattre.
Ce litre, nous l'avons écrit, à dessein, le plus simplement possible, espérant ainsi rendre accessible la pédiatrie à ceux même qu'elle rebute le plus. Nous nous sommes constamment rappelé que la plupart des médecins, sinon tous, ont à un moment donné, qu'ils y soient préparés ou non, à soigner des enfants malades.
Nous avons insisté volontairement sur Vétiologie, la pathogénie, la symptomatologie, le diagnostic, le pronostic et le traitement des maladies de l'enfance. Nous n'avons retenu de l'historique, de l'anatomie pathologique, de la bactériologie, etc., que ce qui est indispensable à la pratique ; car, selon nous, le pédiatre, plus encore que