DU DOCTEUR HERING. XXI
le non^re de mes malades dépassait trois cents, j'ai eu de fréqaÉHp occasions de faire des essais variés sur ce genre d'empfSi des remèdes. Ce mode convient éminemment chez tous les malades doués d'une grande sensibilité, dans toutes les affections très douloureuses, et dans beaucoup de maladies des enfans. Dans tous les cas où Ton ne voit presque que des effets primitifs des remèdes, ou lorsque la réaction ne s'établit pas , même par la répétition des doses , les médicamens donnés de cette manière sont très bien supportés , et leurs effets salutaires ne tardent pas a se prononcer. Une répétition de ce genre, trop long-temps continuée, avait moins d'inconvéniens, et les renouvellemens étaient mieux supportés. Les substances mal choisies produisaient aussi des symptômes ; mais ceux-ci étaient plus faciles a combattre, et servaient de guide pour le choix d'un remède plus convenable. J'ai vu un malade qui pouvait à peine supporter l'olfaction d'un seul globule à la dixième puissance , sans ressentir des malaises pendant des journées entières , n'éprouver que peu de chose de la même substance prise suivant ce mode ; et la réaction salutaire ne tardait pas a s'établir. Dans les essais que j'ai faits, je me suis toujours servi d'un seul globule de la grosseur d'un grain de moutarde (X), dissous dans quatre ou six onces d'eau qu'on remue dix à douze fois pour répandre la puissance médicinale. La dose que prend le malade est une cuillerée à bouche. La camomille et la brjone , répétées toutes les heures sous cette forme, m'ont rendu de grands services dans les névralgies les plus douloureuses. Cette application deviendra d'une haute importance dans les fièvres nerveuses, et peut-être aussi dans le choléra. Bientôt le médecin homéopathe donnera à ses malades autant de fioles d'eau chargée de puissance médicinale que des poudres de sucre de lait.
Il serait à désirer que l'on fît des expériences sur les dilutions au moyen d'une plus grande quantité de liquide, en commençant par exemple avec mille gouttes. Les essais seraient doublement intéressans depuis la découverte du doc-