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lade un plus grand soulagement que celui qui était produit par une seule petite dose , il lui vint naturellement à l'idée de renforcer cette dose , qui , par les motifs indiqués plus haut , devait être unique , et de donner , par exemple , au Heu d'un globule d'un médicament imprégné des plus hautes * dilutions, 6, 7, 8 globules à-la-fois , et même une demigoutte ou une goutte entière. Mais, presque sans exception, le résultat fut moins favorable qu'il n'aurait dû l'être ; souvent même il était très nuisible et engendrait des accidens qu'il était difficile de réparer chez un malade traité par une telle méthode.
Cependant rien n'indique la nécessité de donner a de plus grandes doses des médicamens moins atténués.
L'expérience démontre aussi que l'augmentation des doses uniques d'un médicament homéopathique , jusqu'au degré d'excitation pathogénétique nécessaire pour rendre la réaction salutaire , ne répond pas au résultat désiré. La force vitale se trouve de cette manière trop subitement et trop violemment attaquée et excitée pour avoir le temps de reprendre son équilibre par une réaction graduelle , égale et salutaire. Pour y parvenir, elle s'efforce de repousser , par le vomissement , la diarrhée, la fièvre et les sueurs , le médicament à trop haute dose qui fond sur elle comme un ennemi , et elle détruit ou élude en totalité ou en partie le but du médecin imprudent. En suivant cette marche, on n'obtient que très peu et même aucun bien pour la guérison de la maladie ; au contraire , on voit le malade s'affaiblir, et il faut renoncer pour long-temps même à l'idée de répéter la plus petite dose de ce médicament qui agirait sur lui d'une manière nuisible.
Une succession des plus petites doses données à de courts intervalles dans le même but, s'accumule dans l'organisme et y produit une sorte de dose exagérée qui, à peu d'exceptions près, produit le même effet nuisible. La force vitale se trouve pressée et attaquée par ces doses , quoique petites , sans avoir le temps de se remettre de l'une a l'autre ; inca-
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pable de réagir d'une manière salutaire , elle est forcée de s soumettre passivement aux suites inévitables de la maladi médicale trop forte dont on Fa accablée. Cet effet est celn que nous observons journellement dans l'abus allopathiqu des doses considérables d'un même médicament , au gran< détriment des malades.
Pour éviter la fausse marche que j'ai signalée et donner 1 remède choisi, de telle manière que, sans danger pour L malade, il parvienne au plus haut degré de son action, e fasse tout le bien possible dans un cas donné, j'ai suivi dan les derniers temps une marche particulière qui atteint plu sûrement le but qu'on ne l'a fait jusqu'ici.
J'ai reconnu que, pour trouver le véritable juste-milieu, on devait se diriger d'après la nature des médicamens divers, d'après la constitution du malade et le degré de la maladie Ainsi, pour donner un exemple de l'emploi du soufre dam les maladies chroniques (psoriques), la plus petite dose (teint, suif. Xo. ) ne peut pas être répétée avec avantage, même chez les personnes robustes dont l'affection psoriquc est très développée, plus souvent que tous les sept jours. On doit encore allonger cette période, lorsque le malade qu'on soigne est faible et très irritable; on fait bien, en pareil cas, de ne répéter les doses que tous les 9 e ., 12 e . et i4 e - jours, ce que l'on continue aussi long-temps que le médicament produit une action salutaire. On trouve alors (en conservant le soufre pour exemple) que dans les maladies chroniques, il ne suffit pas de donner moins de 4? cf souvent 6, 8, et même 10 doses (teint, suif. X°.), pour détruire complètement la portion de la maladie que le soufre a la puissance de guérir. Il est bien entendu qu'il n'a pas été fait précédemment un abus allopathique du soufre. Ainsi, une gale nouvellement née (primitive) chez une personne qui n'est pas trop faible, alors même qu'elle a couvert tout le corps, se guérit parfaitement en dix ou douze semaines (et par conséquent avec dix ou douze globules, teint, suif. X°., réitérés tous les sept jours), et souvent même on n'a pas
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besoin de recourir à quelques doses de charbon végétal X°., pris à sept jours de distance. Cette méthode n'exige aucun traitement extérieur, si ce n'est de changer souvent de linge, et de suivre un bon régime.
Lorsque, dans d'autres maladies chroniques, on juge, selon toute probabilité , que huit, neuf, dix doses de teint, suif. X°. sont nécessaires , il est plus avantageux , au lieu de les donner Tune après l'autre sans interruption, d'intercaler entre chaque trois doses une dose d'un autre remède qui, après le soufre, est le plus homéopathique > et de la laisser agir de même huit, neuf, quatorze jours avant de recommencer une nouvelle série de trois doses de soufre. Le meilleur remède intermédiaire devra être de préférence celui dont on jugera utile de donner quelques doses à un intervalle de huit à quatorze jours, après avoir achevé celles du soufre. Cependant, il n'est pas rare que la force vitale s'oppose a laisser agir tranquillement sur elle plusieurs doses de soufre , quelque néce^jpres qu'elles soient pour la guérison des maladies chroniques, même dans les intervalles indiqués; alors elle manifeste cette répugnance par de légers symptômes particuliers au soufre qui se montrent chez le malade pendant le traitement. Dans ce cas, il est conseillé de laisser agir une petite dose de noix vomique X°. pendant huit à douze jours, afin de disposer la nature à supporter l'action du soufre qui, à doses continuées, exercera une action calme et bienfaisante. Dans des cas convenrbles, on doit donner la préférence à la pulsatille Xo.
Mais lorsqu'on a fait un abus allopathique du soufre à hautes doses (même plusieurs années auparavant), la force vitale se montre récalcitrante à laisser agir d'une manière salutaire le soufre, quoique très indiqué; il cause même une augmentation du mal chronique à la plus petite dose, et seulement en faisant respirer un globule de 4a grosseur d'un grain de moutarde, imprégné de la teinture suif. X°. C'est l'un des cas des maladies chroniques qu'il est presque impossible au meilleur traitement d'améliorer, et l'un des nom-
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breux exemples de ces maladies dénaturées par l'ancienne école, qui seraient à jamais déplorables, s'il n'existait pas des moyens d'y porter remède. .
Il suffit, en pareil cas, de faire respirer une seule fois fortement au malade un globule de la grosseur d'un grain de moutarde imprégné de mercure métallique X°., et de laisser agir cette inspiration environ neuf jours, pour disposer de nouveau la force vitale à recevoir l'influence bienfaisante du soufre , au moins par l'inspiration de la teinture soufrée X°. Voilà une découverte dont nous sommes redevables au docteur Griesselich de Carlsruhe.
Pour obtenir des autres médicamens antipsoriques toutes les guérkons qu'ils peuvent produire, on n'a pas besoin de donner autant de doses a de pareils intervalles, à l'exception peut-être du phosphore X°. La sépia et la silice , quand elles sont indiquées homéopathiquement , doivent être administrées sans remède intermédiaire^ de plus longs intervalles. Le foie de soufre calcaire 3R ne peut être pris ni même respiré à des intervalles moindres de quatorze à quinze jours.
Il est bien entendu que pour se permettre une telle répétition de doses, le médecin doit être bien convaincu du choix vraiment homéopathique du médicament.
Dans les maladies aiguës, la répétition du remède convenablement choisi doit être dirigée d'après la marche plus ou moins rapide de l'affection qu'on veut combattre, de manière que, s'il est nécessaire, on répète les doses au bout de ^4, 16, 12, 8, 4 heures, et même plus souvent si le remède, qui agit sans obstacle et sans développer de nouveaux symptômes, améliore l'état, mais pas assez promptement eu égard a la marche dangereuse et rapide de la maladie aiguë. Ainsi , dans la maladie le plus promptement mortelle que nous connaissions, le choléra, il faut donner au début, toutes les cinq minutes, une ou deux gouttes de la solution étendue de camphre. Dans le choléra plus développé, si l'on veut porter un secours prompt et certain, il faut également ad-