DES DOSES HOMÉOPATHIQUES. XXIX
ministrer des doses de cuivre, de veratrum, de phosphore, etc. (X°.), toutes les deux ou trois heures, quelquefois aussi d'arsenic, de charbon végétal, etc., à des intervalles aussi courts.
Dans le traitement des fièvres dites nerveuses et d'autres fièvres continues, on règle également la répétition du médicament salutaire aux plus petites doses, d'après les préceptes exposés plus haut.
Dans les maladies syphilitiques pures, j'ai reconnu qu'ordinairement une seule dose de mercure métallique X°. était suffisante. Mais lorsqu'il y avait la moindre complication avec la psore, il était nécessaire de donner deux ou trois doses à l'intervalle de six à huit jours.
Les médicamens homéopathiques agissent de la manière la plus sûre et la plus puissante , surtout sous forme de vapeur, en odorant et en inspirant l'émanation continuelle d'un globule imprégné de la préparation liquide d'un remède au plus haut degré d'atténuation, et renfermé dans une petite fiole sèche. Le médecin fait placer le flacon débouché dans l'une des narines du malade qui en inspire l'air ; et lorsqu'on veut renforcer la dose, il fait également flairer par la seconde narine plus ou moins fortement selon que le cas l'exige ; ensuite il remet la fiole bien bouchée dans son étui de poche pour éviter qu'on n'en fasse abus. De cette manière , le médecin, s'il ne veut pas /na pas besoin de pharmacien pour opérer les guérisons. Un globule, dont dix à vingt pèsent un grain, imprégné de l'atténuation au trentième degré, et ensuite séché, conserve sa force complète, sans aucune diminution, pendant dix-huit a vingt ans ( aussi loin que remontent mes expériences ) , et quoique la fiole ait été ouverte mille fois, pourvu qu'elle ait été garantie de la chaleur et du soleil. Si les narines se trouvent bouchées par un corysa sec ou des polypes, le malade inspire par la bouche , en tenant l'ouverture de la fiole entre ses lèvres. Pour les petits enfans on tient le flacon très rapproché sous Tune et l'autre narine pendant leur sommeil , et l'on peut