‹ Précis des médicamens antipsoriques homéopathiques, de leur sphère d'action principale et de leurs propriétés caractéristiquesChapitre 18 sur 66 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

DU PRECIS DES MEDICAMENS ANTIPSORIQTJES,

L'accueil favorable fait à mon Répertoire m'impose le devoir d'offrir aux nombreux partisans de la doctrine homéopathique ce petit travail qui doit être considéré comme la seconde partie du Répertoire. Il ne sera pas d'une faible utilité , aux commençans surtout , pour les diriger dans la recherche du médicament convenable.

Dans une précédente préface , j'ai déjà insisté sur la nécessité de choisir , avec le plus grand soin, un médicament qui ri offre rien de contradictoire dans son action sphériçue. Ce choix en effet n'est pas aussi facile qu'on pourrait le croire, et très souvent on entend ceux qui ne sont pas encore assez versés dans l'homéopathie , se plaindre de ce que la série des symptômes de chaque médicament fournit la matière d'un tableau de maladies semblables a celle qu'ils ont à traiter.

Cette assertion toutefois est dénuée de fondement , et prouve seulement qu'on a une très fausse idée de la loi des semblables. Parmi les effets de plusieurs médicamens antipsoriques , on trouve , il est vrai , un grand nombre de symptômes qui indiquent leur application dans beaucoup de maladies chroniques dontHahnemann a fait Fénumération dans son premier volume, p. i38, et qui ont le même nom collectif , sans pourtant avoir entre elles aucune ressemblance.

Mais chaque médicament a ses propriétés déterminées , et il n'y en a pas deux entre tous qui soient semblables sous ce rapport ; on peut en acquérir la preuve en comparant le charbon végétal avec le charbon animal , le phosphore avec

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l'acide phosphorique. Par cette raison , il n'existe jamai qu'un seul médicament qui soit réellement convenable et sa lutaire. Cette vérité est fondée sur la nature de l'homéopa tliie et sur un millier d'expériences déjà faites et qu'on répète tous les jours. Il est donc de la plus grande importance poui tout médecin qui veut guérir avec sécurité par l'homéopathie et éviter les nombreuses méprises dans le choix du médicament salutaire, de connaître et de prendre ppur direction les propriétés caractéristiques de chaque médicament. Assez souvent les homéopathes les plus exercés rencontrent dés cas qui produisent en eux de l'hésitation et du doute sur un pareil choix. Ce n'est qu'en comparant scrupuleusement les symptômes physiques et moraux que le médicament soumis à notre investigation détermine sur le corps humain , qu'on parviendra à lever tous les doutes , et souvent c'est une très petite circonstance qui forme notre décision. On ne peut être certain d'obtenir l'effet désiré que lorsque tout est strictement convenable ; et l'on peut démontrer qu'il a été commis une erreur quand le médicament donné, même à la plus petite dose, n'a pas, ou a produit seulement une action salutaire insuffisante , a moins toutefois qu'on n'ait déjà abusé du même médicament, ou que la force de réaction vitale ne soit éteinte. Cette conviction , puisée dans l'expérience, et la difficulté de trouver promptement dans les ouvrages originaux le médicament qu'on désire , m'ont déterminé à joindre au Répertoire un précis de l'action sphérique principale et des propriétés caractéristiques des médicamens antipsoriques. Du moment où les médicamens entre lesquels on doit choisir seront réduits à un petit nombre, on parviendra, en les comparant entre eux , à trouver le plus convenable avec facilité et sans perte de temps. On apportera ainsi toute la sécurité désirable dans un objet aussi grave et aussi important que la santé des hommes. Ce résumé m'a fourni beaucoup d'avantages et de grandes facilités, et c'est à lui que je dois les heureux résultats qui ont couronné les débuts de ma carrière.

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Aussi mes plus intimes amis me témoignaient-ils le regret que ce travail concis qui leur avait été si utile, manquât a mon Répertoire. C'est pour répondre a leur désir , et après avoir reçu le consentemnt de notre vénérable maître, que je livre cet ouvrage à l'impression , sans craindre d'avoir ajouté à la littérature homéopathique un livre inutile.

Les premiers rudimens de ce résumé ont été puisés naturellement dans les préfaces et les avant-propos de HahnemiÉÉ. J'y ai ajouté peu à peu tout ce que la pratique m'a démontré de certain : ce sont en général les résultats de ma propre expérience et de celle des autres. Je n'ai cru devoir adopter que les propriétés particulières caractéristiques d'un médicament, celles qu'on retrouve rarement ou jamais dans les autres, et lorsque aucun doute ne s'élève sur la vérité des observations. Ainsi s'est formée peu à peu la collection actuelle des propriétés caractéristiques des médicamens antipsoriques , qui présente un tableau aussi clair que facile à comprendre de l'action sphérique principale de la plupart d'entre eux.

Pour que le nombre des symptômes ne fut point trop étendu , et que leur ensemble ne fût point difficile a saisir, on a dû supprimer tout ce qui paraissait superflu , et ce qu'on pouvait aisément trouver ailleurs ; par exemple , ce qui concerne l'augmentation et la diminution des symptômes en général , d'après l'heure de la journée , la situation et les circonstances extérieures. J^a section du Répertoire intitulée : Sensations générales , offrira toutes les notions qu'on peut désirer à cet égard. J'ai donc cru qu'une répétition de tout ce qui est dit à cette section était d'autant plus inutile , que l'on doit , pour bien faire , se servir des deux ouvrages ensemble. Je me suis donc restreint à n'adopter que ceux des symptômes de ce genre qui se prononcent avec certitude, et que je ne pouvais omettre sans rendre mon travail incomplet.

Dans un pareil ouvrage , on peut facilement faire trop ou trop peu , et tandis que l'un se plaint de sa fatigante longueur, l'autre accuse son excessive brièveté. Satisfaire tout

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le mpude est chose impossible. Je renvoie les censeurs de mon livre à mes précédentes observations. Une telle critique serait désirable si elle sortait de la plume d'un homéopathe expérimenté : car on pourrait attendre d'elle l'augmentation des faits et des observations positives, seul moyen d'amener notre science, nouvelle encore , à sa parfaite maturité. Toutefois , pour satisfaire autant que possible aux uns et aux autres , j'ai noté en caractères italiques tout ce qui méritait une distinction particulière.

Puisse mon but n'être point méconnu et mon ouvrage servir aux commençans a trouver le vrai médicament, qui est sans prix pour le salut de l'humanité !

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