X MEMOIRE
et de la fève de Saint-Ignace IV , données tous les trois ou quatre jours. Plus tard , lorsque je trouvais qu'un remède de courte durée et un remède d'une action plus longue répondaient chacun à une partie des symptômes d'une maladie, je faisais prendre alternativement ces deux remèdes avec le plus grand succès. Le docteur Ihm, de Philadelphie , guérit un cas d'hydropisie, chez un enfant, par des doses alternatives de bryone et de pulsatille. Je pourrais citer encore plusieurs faits analogues. On se trouvera bien, dans beaucoup de cas, de donner les deux remèdes a peu de distance l'un de l'autre, surtout en administrant l'apsorique après l'antipsorique : c'est ainsi que souvent j'ai fait prendre X aconit après le soufre j le Joie de soufre (i) après la silice ou le zinc , la noix vomique après Y arsenic , sans avoir en vue de détruire par là l'action du premier remède. Il se produit alors un troisième effet qui répond aux symptômes par lesquels les deux médicamens se distinguent l'un de Fautre. D'après cela , il ne me paraît pas convenable de faire alterner comme prophylactiques deux substances analogues, par exemple, le cuivre et Y ellébore blanc contre le choléra , et encore moins toute une série qui peut y correspondre ; car c'est contre les symptômes qu'elles ont de commun qu'elles préserveront le moins.
En me fondant sur cette supposition d'un troisième effet moyen entre deux remèdes, j'ai quelquefois fait prendre deux antipsoriques à des intervalles rapprochés , lorsque chacun d'eux ne répondait qu'à une partie des symptômes. C'est ainsi que, dans une affection du foie, j'ai donné, avec le plus brillant succès, d'abord la potasse , et quelques jours plus tard, le charbon végétal. Dans des cas analogues, aucun des deux remèdes, pris isolément, n'avait pu effectuer une guérison semblable.
(r) M. Héring ne connaissant pas encore les découvertes récentes des Allemands , confond souvent dans cet article les apsoriques et les antipsoriques, ( N. D. T. )