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que la réaction se prononce, ou qu'il apparaisse de nouvea symptômes* Dans le premier cas, on attend que la réacti. achève son cours ; dans le second , on oppose un remède a proprié aux nouveaux symptômes.
2°. On peut réitérer les doses quand l'aggravation est tr< forte, mais alors tout au plus" une seconde fois. Il convien dans un pareil cas, de donner un antidote entre les dei doses/ J'ai souvent enlevé l'aggravation par l'emploi c nfjljÊie remède, tant pour les substances d'une courte duré que pour celles d'une longue action , surtout depuis que me suis assuré dans les épreuves de médicamens, que la s< conde dose détruit les symptômes que la première avait fa naître. Je me suis également assuré , dans plusieurs cas , c l'efficacité des hautes atténuations contre les empoisonn mens par les mêmes substances, par exemple, le quinquina le plomb y le mercure, etc. J'ai vu aussi le café épie tabac préparés par la méthode homéopathique, agir comme médi camens chez les personnes qui en font un usage journalic sous leur forme ordinaire.
3°.*On doit encore recourir a la répétition, lorsque 1 réaction ne se maintient pas assez long-temps, et sembl n'être que palliative. Une seconde dose, donnée le jour sui vant, suffit également dans la plupart des cas.
On peut souvent observer que la première dose ne produi aucun effet le premier jour, que la seconde n'excite, 1 deuxième jour, qu'une légère opposition qui disparaît 1 lendemain , et que la troisième dose donnée le quatrièm jour seulement, en comptant depuis le commencement, pro duit une réaction plus longue et plus soutenue. Quand cel; n'a pas lieu, on obtient sûrement ce résultat par une qua trième dose administrée le septième jour. Quelquefois, le répétitions doivent se faire à des intervalles moins rappro chés; ainsi, au lieu de réitérer les doses, le premier, deuxième quatrième, septième, onzième jour, il est préférable de h faire, par exemple, le premier, deuxième, cinquième, neu vième, ainsi de suite, ce qui ne peut jamais être décidé i
DU DOCTEUR HERUYG. Xvij
l'avance. Dans tous les cas, il faut continuer jusqu'à la réaction. On doit toujours se guider pour fixer ces intervalles, bien plus par la nature de la maladie, que par la durée d'action des remèdes. Dans les maladies violentes et rapides, on n'attend pour les substances à courte action que dix a quinze minutes, et quelques heures seulement si le remède a une action plus longue. Dans les affections moins aiguës, on attend un jour, et enfin dans les maux chroniques, quelques jours. Les intervalles sui vans doivent être autant que possible plus prolongés.
La répétition de la dose, après une réaction trop courte, fait la transition au quatrième mode, celui de la répétition après une réaction long-temps soutenue. Je propose de nommer cette répétition, renouvellement des doses, pour la distinguer des précédentes.
Cette méthode de renouveler la dose, après avoir obtenu de la première une amélioration sensible, a été d'abord recommandée par Hartmann pour V aconit. Le bon effet des fréquentes répétitions de tous les antidotes, le camphre, Téther nitrique , la douce ambre , V acide nitrique, le foie de soufre y le café, nous engagea à essayer le renouvellement des mêmes substances dans le cas de maladies très aiguës. Nous avons également éprouvé d'autres remèdes, Y ipécacuanha , Y opium , le laurier-cerise, etc. Enfin nous avons souvent donné avec succès quelques gouttes (Yéther nitrique dans de l'eau , contre les suites dangereuses du refroidissement dans les fièvres nerveuses, après avoir peu de temps auparavant administré la belladone.
Hahnemann fut le premier qui indiqua l'application de cette méthode au choléra avec le cuivre et Y ellébore blanc, h cause de la marche rapide de la maladie. Je l'ai employée aussi dans d'autres affections très aiguës, et j'ai obtenu des résultats satisfaisans avec le quinquina, la camomille , la fève de St.+Ignace, le sumac, la bryone, la belladone , etc. Le renouvellement des doses d'arnica dans les cas de coups et de blessures, rentre aussi dans cemodede répétition.
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Enfin, on a essayé les renouvellemens avec les antipsoriques dont l'action est la plus prolongée, et cela avec beaucoup de succès r non seulement dans les affections aiguës, mais dans les maladies les plus chroniques.
Cependant cette espèoe de répétition semble opposée a toutes les règles admises jusqu'ici. Si l'expérience des médecins les plus habiles et les plus dignes de foi ne parlait en faveur de ce fait, je douterais de la possibilité de répéter dans les maladies chroniques la dose d'un même remède après trente, quarante, cinquante jours, quand la première a produit une réaction convenable et soutenue. Je n'ai à cet égard qu'un petit nombre d*expériences qui, en général, ne sont pas favorables à cette méthode. Ce sera un des problèmes les plus difficiles de notre thérapeutique que de fixer les règles à suivre, et les cas où il convient de recourir à ces renouvellemens qui, dans plusieurs circonstances, ne sont pas sans inconvéniens ; car j'ai toujours présens a la mémoire certains cas où par hasard, par erreur, ou par négligence, le remède avaif été ordonné après la réaction curative suffisante d'une première dose, et j'en ai vu constamment résulter du mal. Bien plus, j'ai vu survenir les plus graves dérangemens lorsque , pour quelque cause que ce soit, le traitement antipsorique ayant été interrompu pendant plusieurs semaines, même pendant huit, dix, douze mois, on le recommençait avec le remède qui l'avait terminé. Dans un de ces cas, le malade avait pris la silice en dernier lieu; ayant recommencé le traitement après dix mois d'interruption, les symptômes répondaient si parfaitement a la silice, quoique tout-à-fait différens de ceux pour lesquels je l'avais employée, que je crus pouvoir la donner de nouveau. Il survint une telle aggravation des symptômes, que j'eus beaucoup de peine à la maîtriser. Le cas ayant éveillé mon attention, je consultai mes journaux de traitemens, et je m'assurai que d'autres remèdes avaient produit de tout aussi fâcheux résultats dans les mêmes circonstances, excepté cependant, lorsqu'un traitement allopatique avait neutralisé l'action de la première dose.
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