DU DOCTEUR HERING. M
Comme Gn ne peut pîtfs douter que dans dès cas appropriés, le renouvellement ne soit ctun excellent effet, ïï faut donc en réchercher les lois. Peut-être est-Il dans la nature de certains remèdes de ne pouvoir être employés utilement qu une seule Fois, tandis que d'autres jouîssênt de cette jpropriété. Peut-être est-ce le caractère des maladies qu'il fâiit prendre pour guide.
Il 'Éhivient de poser en principe qu'on ne doit avoir recours au renouvellement de la dose que lorsque les symptômes sont exactement les mêmes, bien qu'ils puissent être moins nombreux et moins prononcés. Il ne faut se permettre le renouvellement d'une troisième ou d'une quatrième dose qu'à des intervalles beaucoup plus éloignés. On doit, au contraire, se l'interdire, quand à la renaissance de la maladie on voit paraître de nouveaux Symptômes à côté des anciens, lors même que ces nouveaux symptômes se trouveraient parmi ceux de la substance déjà employée. Car c'est un fait que j'ai signalé il y a quelques années, sans qu'on y ait fait attention, et que l'expérience m'a confirmé depuis, que les symptômes qui commencent à reparaître après une réaction salutaire, se retrouvent ordinairement avec des caractères identiques ou du moins très analogues parmi ceux du dernier remède administré. Dans quelques cas où cette coïncidence n'a pas lieu, comme par exemple dans celui des tumeurs osseuses survenues à la fin de l'action du carbonate d'ammoniaque, des expériences ultérieures m'ont prouvé qu'en effet cette substance était capable de les produire.
Le renouvellement de la dose est peut-être à conseiller quand, indépendamment de l'identité des symptômes, la dernière réaction a été incomplète ou interrompue. Mais il ne me paraît point convenable quand la réaction a été soutenue et salutaire. Lorsque la force vitale se trouve en quelque sorte épuisée parla force d'action d'un médicament, une nouvelle dose de ce dernier ne peut que faire du mal. Le renouvellement est à conseiller quand la cause morbifique continue a agir, soit qu'elle existe dans des alimens malsains, les