LE COMMUNISME ET LA PAIX
La guerre mondiale fut l’aboutissement du régime capitaliste avec sa lutte pour le partage du globe, pour
le marché mondial, pour les zones d'influence, pour les richesses et la domination, avec ses haines et ses rivalités de pays à pays, de nation à nation, de contineut à continent. Le régime capitaliste, c'est la guerre extérieure et intérieure. Le communisme, c'est la paix. Le communisme ne reconnaît qu’une seule source des richesses et du bien-être : le travail. Or, les travailleurs sont les ennemis de la mort et des ruines. La Révolution d’Octobre a donné l'indépendance absolue à tous les peuples qui ont accepté de vivre en paix avec elle.
Dès qu'elle se fut débarrassée de l'envahisseur contrerévolutionnaire, la révolution prolétarienne a déclaré la paix au monde. Elle ne pense qu’à l’organisation du socialisme. Elle prêche partout la solidarité de tous les travailleurs. Elle est profondément internationaliste. Et sa devise officielle est : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ».
La société capitaliste a divisé le monde en Etats aux intérêts opposés, tantôt alliés les uns contre les autres, tantôt en guerre ouverte. Le monde est morcelé, « balkanisé », hérissé de frontières et de barrières infranchissables. Les poudrières et les mines, placées un peu partout, menacent de faire sauter la civilisation capitaliste. Des conflits éclatent à chaque instant. La sécurité n'est nulle part. On parle de la paix et l'on prépare la guerre. On proclame la nécessité du désarmement et l'on arme de plus belle.
A peine le massacre mondial est-il terminé, qu'on en prépare activement un nouveau, encore plus formidable, plus atroce. L'Angleterre a battu, avec l'aide de la France et des Etats-Unis, son rival économique l’Allemagne. Et déjà elle voit surgir, au delà de l’Océan, un nouveau concurrent, encore plus dangereux pour sa domination mondiale : les Etats-Unis. Elle se défie du Japon qui, à son tour, veut dominer l'Asie, envahir et subjuguer
la Chine. Ce sera un terrible choc des continents où de nouveau, toutes les nations, grandes et petites, seront, bon gré mal gré, entraînées. Ce sera avant tout une croisade du vieux monde contre le pays du socialisme dont le triomphe sonne le glas de l’ancienne société. Ce sera un massacre sans précédent, organisé selon le dernier mot de la science : une guerre de poisons et de flottes aériennes, en un mot, une « guerre totale », c’est-à-dire la destruction totale des hommes, des femmes et des enfants.
Le monde n’a qu’un seul moyen d’éviter ce nouveau massacre mondial : la révolution mondiale, qui remplacera la lutte des nations par la coopération internationale, la défense dite nationale par la lutte contre le nationalisme et la guerre. La propriété privée des instruments de travail provoque la guerre civile. La propriété nationale engendre la guerre internationale. La suppression de la propriété capitaliste fondera définitivement la paix extérieure et la paix intérieure. En supprimant la cause fondamentale des guerres : la propriété privée, on supprimera l’effet, la conséquence : la guerre !
L’humanité doit choisir entre le régime capitaliste destructeur et la révolution créatrice qui, par des efforts méthodiques, préparera un monde nouveau sans guerre ni misère. Le prolétariat russe nous a montré comment on peut utiliser la crise du régime issue de la guerre pour conquérir le pouvoir politique.
La guerre mondiale fit ressortir cette contradiction flagrante. Elle a dit aux peuples : « Vous appartenez, corps et âme, à vos patries. Mais les patries ne vous appartiennent pas. Leur sol, leurs richesses appartiennent aux minorités privilégiées. Faites-vous tuer pour la patrie. Mais la patrie ne vous fera pas vivre ». La révolution mondiale fera du globe une seule patrie, une et indivisible. Dans chaaue pays, tenant compte des parti-
cularités ethniques et linguistiques, elle assurera l’indépendance de chaque nation, de chaque race, de chaque continent qui, par une libre coopération, travailleront au progrès commun.
Le capitalisme d’après-guerre c’est la paix armée, l’insécurité universelle, le triomphe de la barbarie nationaliste, le protectionnisme, le chômage grandissant, la vie horriblement chère, la dévalorisation de la monnaie, la faillite des Etats, la menace de banqueroute universelle, l’atmosphère empoisonnée de haine et d’esprit impérialiste, préludant à de nouveaux carnages gigantesques.
Le communisme, c’est la paix.