‹ Précis du communisme suivi de Le marxisme est-il périmé ?Chapitre 13 sur 19 · LE COMMUNISME ET LA SCIENCE · texte numérisé non relu

LE COMMUNISME ET LA SCIENCE

Sous le régime capitaliste, les savants et les hommes de lettres, les ingénieurs et les techniciens forment presque une caste à part, au service des hommes d’argent. C’est la domesticité dorée du Capital, les exploités et les asservis en redingote et en chapeau haut de forme. La science, respectée en parole, est l’esclave des riches, dans la pratique quotidienne de la vie.

Le communisme émancipera la science. Il lui accordera la première place dans la société. Car plus le travail est productif, autrement dit plus scientifiquement il est organisé, plus il profite à tous. Dans la société capitaliste, la machine n’est introduite que lorsque le capitaliste y trouve son compte, et ce n’est pas toujours le cas. Le communisme, par contre, y trouvera toujours profit. Car améliorer la situation du producteur, lui assurer le bien-être, voilà l’objet de la société communiste.

La société capitaliste a fait de la science un instrument de meurtre, une arme de destruction formidable.

Elle fabrique des poisons de guerre. Ses batailles sont des batailles aériennes et chimiques.

Elle invente des engins d’une force dépassant toute imagination. Bientôt, elle menacera de destruction toute l’humanité. En un mot : le Capitalisme, c’est la destruction de plus en plus scientifique, tandis que le communisme, c’est « la production scientifique ». La science au service de la mort, c’est la société capitaliste. La science au service de la vie, c’est le communisme. La science, réduisant au minimum notre dépendance à l’égard de la nature, rend l’homme libre et heureux.

L’art embellit la vie des travailleurs, orne leurs loisirs, les encourage à l’effort utile et fécond. Aujourd’hui, l’art est le jouet frivole des oisifs, des gavés et des repus, un jouet qu’ils achètent et dédaignent. L’art donne un air de fête au labeur et à la vie humaine. Il remplit l’atmosphère sociale de beauté et de joie. Il attache l’homme à la vie par des liens invisibles de charme et de grâce. Le savant, l’homme de lettres, le technicien, débarrassés des étroitesses et des tares professionnelles, producteurs parmi les producteurs, deviennent le cerveau et le cœur de la vie sociale, harmonieuse. Le génie n’est plus menacé d’ingratitude, le savant original de la persécution de ses rivaux. L’inventeur trouve dans la société avide de progrès le concours nécessaire pour faire valoir ses inventions. La société communiste, c’est le triomphe de la science, de l’art et du génie créateur de l’homme.

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