REVENUS
Nourri ■ ture
Loyer
Vêtement
Feu et lumière
Autres dépenses
]\Ioins de 600 fr. .
De 600 à 900 fr.
De 900 à 1200 fr.
De 1200 à 2000 fr.
Plus de 2000 fr. .
Il est utile de remarquer que les budgets belges de i853 ^ comprennent parmi les dépenses de nourriture celles consistant en consommations de boissons alcooliques, de même que les dé])enses pour la culture et l'entretien du jardin.
42. La loi d'Engel comporte le corollaire suivant : la proportion des dépenses du chef de la nourriture par rapport au total de la dépense peut être considérée comme une unité de mesure du bien-être matériel : plus est élevée cette proportion, moins il reste de ressources à consacrer à d'autres objets et vice versa. On a également mis en lumière, à l'aide de la méthode des budgets^ l'importance du coût de la vie animale et le fait que toute élévation de son prix affecte les classes les plus pauvres dans une mesure plus grande que les autres.
43. Si l'on veut comparer entre eux des budgets de familles comprenant des nombres de personnes
De la critique statistique
dififérents et d'âge divers le calcul sera entaché d'erreur parce que les situations ne sont pas comparables. On a donc imaginé des unités de réduction plus ou moins rapprochées de la réalité. Ernst Engel a proposé la suivante :
ANNÉES
UNITÉS
ANNÉES
UNITÉS
ANNÉES
UNITÉS
La dépense ou le revenu par unité est trouvé en divisant le chiffre du revenu ou de la dépense par la somme des unités à compter pour chaque membre du ménage. Un ménage composé du mari (3o ans), de la femme (23 ans) et d'un enfant (2 ans) représente 3.5 + 3.3 + 1.2 = 8 unités.
Références. — L'étude des budgets ouvriers, considérés comme indices de la condition des classes laborieuses, est abordée dans un certain nombre des traités renseignés à la fin de ce volume. Mais l'étude la plus complète qui ait paru à cet égard est celle faite par Ernst Engel, sous le titre : Die Lchenskosten belgischer Arbeiter-Famiïien, 1895, dans laquelle l'auteur expose les règles de la méthode. — Higgs, dans le Journal of Statistical Society {iSg3), de Londres, a également envisagé le point de vue méthodologique. — Landolt (Bull, de VlnstiUit int. de Statistique^ vol. VI) est encore à consulter, de même que Mayo-Smith, qui a écrit un remarquable exposé de la question dans son ouvrage Statistics and Economies, 1899, et Stephan
i^*-' Partie. Statistique générale
Bauhk, dont l'article par le Handivorterhuch de Conrad est à lire. — Le Play a décrit sa méthode dans le premier volume de ses Onvricvs européens \ ce sujet a été également traité par CiiKvssoN {Réforme sociale, iSgS et 1896) et d^me façon très complète par FociLLON (Instntdions sur Vohservation des faits sociaux selon la méthode des monographies, Paris, 1887). Les bibliographies rédigées par Mayo-Smitii et Bauer renseignent les principales sources statistiques. On doit y ajouter l'enquête récente du Board of Trade : Cost of living of the working classes^ qui s'étend à la Grande-Bretagne, à l'Allemagne, à la France et à la Belgique. Enfin, M. DE Fo VILLE, dans une étude toute récente, a fait de (( la Monographie et de ses variantes r> un examen critique très intéressant et qui s'étend somme toute au relevé indirect tout entier. [Inst. Int. de Statistique, XII^ session, 1909 )