‹ Précis du cours de statistique, générale et appliquée;Chapitre 7 sur 91 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Considérations générales et division de la matière

15. Tout progrès scientifique est lié au progrès des méthodes de recherche elles-mêmes. La technique de la statistique est également indispensable à celui qui organise les recherches et à celui qui a en utiliser les résultats.

On ne peut, par exemple, lire avec utilité une statistique commerciale sans savoir comment sont établies les valeurs qui expriment l'importance des transactions, sans connaître les règles admises pour déterminer la provenance et la destination des marchandises, sans être informé des principes d'après lesquels s'effectue le partage entre le transit et les produits introduits dans un pays pour sa consommation, etc.

16. Le danger spécial que présente la statistique pour celui qui n'est pas averti consiste en ce que tous les résultats statistiques sont exprimés d'une façon précise par des chiffres. Or, qui dit précis ne dit pas exact. Le chiffre est fascinateur; il importe toujours de rester en contact avec les faits. Se méfier surtout

14 Partie. Statistique générale

des chiffres « travaillés »; les opérations arithmétiques sont exactes ; les observations le sont-elles ?

La statistique n'est pas une science qui tient lieu de toutes les autres. L'interprétation des statistiques économiques, financières, sociales requiert la connaissance de l'économie politique dans son sens le plus étendu. La géographie commerciale, la connaissance des produits est fort utile pour comprendre et utiliser les statistiques commerciales, etc.

17. Un exposé méthodique des règles de la technique suivra Tordre même des opérations successives dont tout travail statistique se trouve constitué. Ce sont :

A. Le relevé, qu'on appelle aussi observation ;

B. Le dépouillement, c'est-à-dire Tensemble des opérations par lesquelles on compte et on répartit par classes homogènes les faits ou unités notés lors du relevé ;

C. L'exposition des faits, c'est-à-dire le groupement méthodique des données homogènes, dans des conditions telles que l'esprit puisse être frappé de certains résultats et que les tendances des phénomènes se dégagent avec une netteté suffisante ;

D. L'interprétation des résultats obtenus par les méthodes précédentes.

Références. — Sur l'importance et le caractère de la technique, voir Bosco, op, cit , p. 218, et Quetelet, Lettres sur h théorie des prohahilités , p. 282. — Liesse, op, cit , est aussi à lire

Du relevé statistique

lorsqu'il examine les difficultés de l'observation statistique (chap. II, p. 2i). — Seigxobos, dans La méthode historique appliquée aux sciences sociales^ di^^xécie très justement plusieurs particularités importantes de la méthode.

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