‹ Précis du paludisme [electronic resource]Chapitre 16 sur 52 · MODES DE TRANSMISSION DU PALUDISME · texte numérisé non relu

MODES DE TRANSMISSION DU PALUDISME

De tout ce qui précède, il en résulte que le paludisme se transmet indubitablement par le moustique anophèles qui récèle l'hématozoaire pendant un certain temps et l'inocule à un homme sain en le piquant.

Cette explication paraît convenir à la majorité des cas pour ne pas dire à tous. Indépendamment des preuves tirées de l'examen des transformations de l'hématozoaire dans la cavité stomacale du moustique, et des expériences signalées, un certain nombre de faits, fruit de l'observation de tous les jours, viennent corroborer l'opinion courante. S'il est dangereux de sortir la nuit dans les pays palustrés, ce qui a été remarqué de tout temps, c'est que les moustiques, endormis pendant le jour, se réveillent à la tombée du jour, et cherchent alors à se repaître du sang humain. Le voisinage des marais, des étangs, est à juste titre redouté, parce que ce sont des endroits recherchés de préférence par les moustiques. Les villes à légère altitude sont indemnes de moustiques et de fièvres. Les campagnes au contraire ont les uns et les autres. C'est en été, dans la saison chaude que le paludisme sévit avec le plus de vigueur et c'est aussi dans cette saison que les moustiques sont le plus abondants. Les enfants sont particulièrement exposés, parce qu'ils sont plus souvent piqués par les moustiques, en raison de la finesse de leur peau. Les nègres, à peau résistante, peu accessible aux piqûres des insectes, sont aussi moins touchés par le paludisme. Nous reviendrons surtout cela, en traitant de la prophylaxie du paludisme.

Jusqu'aux récentes découvertes, on admettait que le

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