‹ Précis du paludisme [electronic resource]Chapitre 2 sur 52 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'objection qu'on peut faire àce précis, c'est qu'il vient après d'autres justement estimés, et dans lesquels la question du paludisme a été si complètement étudiée qu'elle semble avoir été épuisée. Les travaux français de MM. Kelsch et Kiener, Laveran, Brault, Le Dantec et de tant d'autres ne renferment-ils pas tout ce qu'il est utile de connaître? A quoi bon un livre ou précis qui risque d'être seulement la paraphrase des devanciers?

Cette objection peut facilement être écartée. En effet, il n'y a guère en France qu'un traité complet du paludisme ; c'est celui de Laveran. dont la dernière édition porte la date de 1898. Depuis cette époque, que de chemin parcouru dans la voie des connaissances acquises touchant le paludisme! La transmission de la maladie par le moustique, les transformations de l'hématozoaire dans le corps de cet insecte, les notions prophylactiques qui en découlent, etc., etc., autant de points à peine soupçonnés, il y a six ou sept ans.

Il n'en est pas moins vrai que le traité de Laveran est le livre classique français par excellence, concernant la malaria. Aussi doit-on toujours le consulter, quand on veut connaître l'opinion classique française sur tel ou tel point se rattachant au paludisme. De même le livre de Kelsch et Kiener sur les maladies des pays chauds, conçu dans un esprit différent du précédent, soulève à propos

du paludisme toutes les questions de pathologie générale, les plus hautes, les plus intéressantes, et fixe l'analomie pathologique de la maladie d'une manière si précise, que les auteurs contemporains reproduisent presque tous, sans y rien changer, les descriptions données par MM. Kelsch et Kiener.

Il ne saurait donc être dans l'intention de personne de vouloir remplacer ces deux beaux monuments de la science française, le traité de Laveran, et le traité de Kelsch et Kiener.

Mais il nous a paru légitime de donner en raccourci, le tableau des doctrines concernant le paludisme, et cela, en puisant largement aux deux sources que je viens d'indiquer.

L'étudiant, le praticien sont effrayés par l'aspect et le volume d'un gros traité, et faute de temps, ne peuvent le consulter avec fruit.

Le présent ouvrage, par son peu d'étendue, représente tout à l'ait un livre de pratique courante, et il a soin de négliger les points mal établis, les théories trop fragiles.

Les idées personnelles que j'y ai introduites par places, y sont données dans le but de soulever le plus de problèmes possibles, mais si les arguments sur lesquels elles reposent, sont toujours fournis, elles sont entourées de réserves, indiquant que l'auteur ne veut les faire adopter qu'après vérification dûment faite.

Indépendamment des traités français, j'ai eu également recours aux ouvrages étrangers. Manson, Davidson, Scheube, Mannaberg, Bertrand et Klynens, Rhô, l'école italienne, qui contiennent sur le paludisme des pages remarquables. Notre littérature csL tout à fait inférieure

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