INTRODUCTION
sur ce point, à la littérature étrangère; et à l'exception du traité de Laveran, tout ce qui a trait en France au paludisme, se trouve inclus dans des livres sur les maladies des pays chauds et tropicaux, ou dans des publications, journaux, revues, rapports de Congrès, qu'il est difficile de trouver au moment voulu.
Depuis ma sortie du Val-de-Grâce (1892), j'ai exercé ma profession dans diverses régions, toutes palustres. J'ai étudié le paludisme dans des terrains vierges de culture, et que l'on remuait pour la première fois depuis les Romains, (chemin de fer de Tunis à BizerLe) ; je l'ai vu dans l'isthme de Panama, puis aux Antilles, dans l'Inde Anglaise et en Algérie, où ma situation de médecin dans un grand hôpital a mis à ma disposition des ressources nouvelles.
C'est le fruit de mes études depuis douze ans, que je condense dans ces quelques pages. Les difficultés que j'ai eu à vaincre pour ne pas m'égarcr dans le dédale des manifestations paludéennes, j'espère les éviter en partie, aux praticiens appelés à exercer dans les pays fiévreux.
Je serais également satisfait, si je puis contribuer à orienter les esprits curieux de science vers l'étude passionnante du paludisme, si je puis en un mot, faire passer chez mes lecteurs, un peu de l'enthousiasme que ces questions ont suscité en moi.
En raison de l'importance que présente la lutte contre le paludisme pour l'avenir de la colonisation, l'étude, de cette maladie a l'attrait d'un grand problème social, fécond en conséquences pratiques, et dont tous les coloniaux devraient au moins connaître les principaux termes.