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PALUDISME CHRONIQUE

Sang. — Il y a diminution du nombre des globules, dont la plupart sont altérés, altération indiquée surtout par l'augmentation de diamètre. La teneur en hémoglobine est fort diminuée.

Les leucocytes sont moins nombreux qu'à l'état normal, sauf dans les poussées aiguës, où leur nombre augmente subitement, en même temps qu'apparaît le pigment noir, généralement absent du sang des paludéens chroniques.

Rate, — Elle est à peu près constamment le siège d'une hypertrophie, pouvant être considérable; son poids peut atteindre un kilogramme, un kilogramme et demi et plus.

La consistance est d'une'façon générale très ferme. La capsule est épaissie, mais inégalement: il y a des point* où elle est très amincie. Elle est reliée aux organes voisins par des tractus fibreux, constituant des adhéren, ;es plus ou moins solides. Le parenchyme a la couleur de la chair musculaire, à moins que la mort ne soit survenue à la suite d'accès pernicieux ; dans ce cas, c'esl la teinte noirâtre, caractéristique du paludisme aigu, que l'on constate.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE 207

Le pigment noir se rencontre dans la pulpe, dans les capillaires veineux.

Dans l'intérieur des cellules, on trouve des granulations ocre, mélangées aux granulations noires (Kelsch et Kiener. )

Des tractus fibreux parcourent toute l'épaisseur du parenchyme, et proviennent évidemment des plaques fibreuses depérisplénite que l'on distingue à la surface de l'organe.

.Pote.- Le foie est hypertrophié, mais moins que la rate. Son poids atteint deux, trois et quatre kilogrammes La capsule est parsemée de plaques blanches de périhépatite. La glande est lisse en général, quelquefois mamelonnée, à la surface et sur les coupes, mais ce dernier aspect est plutôt propre à la cachexie paludéenne. Dans le paludisme chronique, il n'y pas encore d'hépatite, ni de cirrhose.

Voici d'après Kelsch et Kiener, le résumé des lésions histolog.ques rencontrées dans le foie. « Hyperhômie intense et généralisée, accumulation dans les vaisseaux capillaires de leucocytes et de cellules migratrices, hypertrophie et léger degré d'hyperplasie des cellules glandula,res surcharge lymphoïde des gaines de Glisson et

dennT !• C1I^0Se COmmencante> tout cela justifiant la denom.nation d'hyperémie phlegmasique sous laquelle nous avons désigné ces lésions » 4

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ocre ; la sclérose se dessine déjà, et un certain nombre de glomérules sont envoie de transformation fibreuse.

Appareil respiratoire. — On trouve les lésions de la broncho-pneumonie chronique: épaississement et aspect ecchymotique de la muqueuse bronchique, dilatation uniforme ou partielle des bronches, emphysème vésiculaire ou sous-pleural, induration grise ou ardoisée du parenchyme, noyaux d'atelectasie ou de pneumonie calarrhale. Laveran a défini ces lésions au point de vue histologique. Il a vu qu'elles consistaient en de la sclérose périlobulaire et péribronchique, de l'épaississement des cloisons alvéolaires et dans la transformation des cellules plates des alvéoles en un épithélium cylindrique sans cils vibratiles.

Les lésions des autres organes dans le paludisme;chroniquene sont pas intéressantes. Elles tiennent le milieu entre les altérations déjà décrites du paludisme chronique et celles que nous allons décrire d'après Kelsch et Kiener comme appartenant à la cachexie paludéenne.

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