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CHAPITRE VIII

Conduite de VAnaleterre. Ce que fit le prince de Conl

On sait qu'après l'heureux temps de la paix d'Utrecht, les Anglais , qui jouissaient de Minorque , et de Gibrai-j tar en Espagne, Avaient encore obtenu de^la courd? jj Madrid des privilèges que les Français , ses défenseurs, 1 n'avaient pas. Les commerçants anglais allaient vendre aux colonies espagnoles les nègres qu'ils achetaient en Afrique pour être esclaves dans le Nouveau -Monde. Des hommes vendus par d'autres hommes , moyemnant trente-trois piastres par tête qu'on payait au gouvernement espagnol, étaient un objet de gain considé- 11 i mpagnie anglaise * ■

mille huit cents nègres, avait obtenu de vendre Us huit cents sans payer de droits; mais le plus grand avantage des Anglais, à l'exclusion des autres nations, était la permission donreette compagnie jouit 2 dès iy iê , d'envoyer un vaisseau à Porto-Bello . - ?

. Ge vaisseau, quLd'idioTdjae devait être que do ciiuj cents tonneaux, fut t en lyift dejiuit cent cinquante

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par convention, > mais en effet de mille par abus; ce qui faisait deux millions pesant de marchandises. Ces mille tonneaux étaient encore le moindre objet de ce commerce de la compagnie anglaise; une pataclic qui suivait toujours le vaisseau , sous prétexte de lui porter des yiyres, allait et venait continuellement; elle se chargeait dans les colonies anglaises des. effets qu'elle apportait à ce vaisseau, lequel, ne se désemplissant jamais par cette manœuvre, tenait lieu d'une flotte entière. Souvent même d autres navires venaient rem- . plir ce vaisseau de permission , et leurs barques allaient encore sur les côtes de l'Amérique porter des marchandises dont les peuples avaient besoin, mais qui faisaient tort ,au gouvernement espagnol , et même à toutes les nations intéressées au commerce qui se fait des porte d'Espagne au golfe du Mexique. Les gouverneurs espagnols iraitèrent avec rigueur les marchands anglais , et la rigueur se pousse toujours trop loin.

Un patron de vaisseau, nommé Jenkins ? vint r eû 1739 , se présenter à la chambre des communes. C'était nu hopime franc et simple, qui n'avait point fait de commerce illicite, mais dont le vaisseau avait été rencontré' par >un garde-côte espagnol dans un parage de l'Amérique où les Espagnols ne voulaient pas souffrir de navires anglais. Le capitaine espagnol avait saisi le va^scau de Jenkins , mis l'équipage aux fers > fendu le nez et coupé les. oreilles au patron. En cet état Jenkins se présenta au parlement; ilracon ta son aventure avec la naïveté' .de sa profession et de son caractère. Messieurs, dit-il*, quand on m'eut ainsi mu* tilé, o/t me

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commandai mon âme à Dieu et ma vengeance à ma patrie. Ces paroles, prononcées naturellement , excitèrent un cri de pitié et d'indignation dans rassemblée. Le peuple de Londres criait à la porte du parlement, la mer libre, ou la guerre. On n'a peut-être jamais parlé avec plus de véritable éloquence qu'on parla sur ce sujet dans le parlement d 1 Angleterre j et je ne sais si les harangues méditées quW prononça autrefois dans Athènes et dans Rome, en des occasions à peu près semblables, l'emportent sur les discours non prépares du chevalier de Windham , du lord Carteret, du ministre Robert Walpole , du comte de Çhesterfîeld, de M. Piiltney , clepuîs comtp de Bath. Çesr discours ; qui sont l'effet natuççl du gouvernement et de l'esprit anglais, étonnent quelquefois les étrangers, comme les productions d'un pays , qui sont â vil prix sur leur terrain, sont recherchées précieiftemeijt ailleurs.: maisjl faut lire avec précaution toutes ceshara,ngues oiU'esprit de parti domine. Le véritable état de|anatipnjrestp3resque toujours déguisé. Le parti du niiïii#^^ gouvernement florissant; la faction < contraire assure que tout est en décadence; l'exagération règne partout. Où est le temps,. s'écria,it slprs uij. membre 4» parlement, où est lejtenipSt où un ministre de la guerre disait qu il ne fallait pas qu'on osât tirer un coup de ■ canon en Europe sans larpermiss^deVAnglete^

Enfin le cri de la natiôn détermina le parlement et JéroL On déclara la guerre à l'Espagnedans le^ fprmesj. à la fin de FaQuée 173.9- r v v

La mer fut d'abord le théâtre de cette guerre , dans laquelle les corsaires des deux nations, pourvus de

ktU;e$ : ptcmtes,. allaient en Europe et. oïl Aiiéri^àe-

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attaquer tous les vaisseaux marchands, et ruiner réciproquement le commerce pour lequel ils combattaient. On en vint bientôt à des hostilités plus grandes.

=Mars 1740= L'amiral Veruon pénétra dans le golfe du Mexique, y attaqua et prit la ville de Port6-Bd}6 y 1 entrepôt des trésors du Nouveau-Monde, la rasa, et en fit un chemin ouvert par lequel les Anglais purent exercer, à main armée, le commerce autrefois clandestin qui avait été le sujet de la rupture. Gette expédition fut regardée par les Anglais comme un des plus grands services rendus à la nation. L'amiral fut remercié par les deux chambres du parlement : elles lui écrivirent, ainsi qu'elles en avaient usé avec le duc de Marlborough après la journéfe dlîochstet. Pcpuis ce temps , les actions de leur compagnie du Sud augmentèrent, malgré les dépenses immenses de* la nation, les Anglais espérèrent alors' de conquérir l'Amérique espagnole. Ils crurent que rien ne résisterait à l'amiral

' Vernon; et lorsque, quelque temps après, cet amiral ' alla mettre le siège devant Carthagène, ils se hâtèrent d'en célébrer la prise : de sorte que, dans le temps j même que Vernon en levait le siège 5/ ils firent frapper une médaille où l'on voyait le port et les environs de Carthagène , avec cette légende : // a pris Carthagène. , Le revers représentait l'amiral Vernon, et on y lisait ces mots : Au vengeur de sa patrie. II y a beaucoup d'exemples de ces médailles prématurées qui tromperaient la postérité, si l'histoire, plus fidèle et plus exacte , ne prévenait pas de telles erreurs.

j la France, qui n'ayait qu'une marine faible, ne se dé- (fcaitpasalorsduvertement;maisleministèredeFrance

s&our^it les Espagnols autant qu'il était en son pouvoir,

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On était en ces termes entre- les Espagnols et les t Anglais , quand la mort de rempereur Charles VI mjtj le trouble dans l'Europe, On a . vu pe que produisit em Allemagne la querelle de l'Autriche et de la Bavière J L'Italie fut aussi bientôt déspléè pajur qctte successi.Qp| autrichienne. Le Milanais étaiï réclamé par Umaisond d'Espagne. Parme, et Plaianpê deyaient revenir, 4 pai| droit de naissance , à un des fils de la reine née prin-p cesse de P^rme. Si Philippe V ayait voul^ayoir le] Milanais pour lui , il eût trop alarmé lltalie. Si loncut] destiné Parme et Plaisance à do» Çarloç ? dé^jH^^re 3 l de Naples, trop d'Etats réunis sous un ^êjpe ^oaye- J raia sussent encore alarmé les esprits. Don, Ph^ppe J puîné de don Carlos, fut le premier auq£el<>i> d^tinaft le Milanais et le Parmesan. La reine de Hongrie^ maj*J txesse du Milanais, faisait. ses efforts pour mm*!' [I nir. Le roi de Sardaigne, duc ^cJSayoie, rey^n^diqCiçfljJ ses droits sur cette prQvince; ji craignait de JftjYojtri dans lçs mains de la maison do Lorraine entée jfag f fy* maison. d'Autriche , qui , possédant, à la Ibis le Milanais et la Toscane, ppurrait un jour lui ravir les v tjpn , es qu'on lui avait cédées par les traités; de iy3y et mais il craignait encore davantage de se voir pressé par la France, et par un prince de la maison de Bourbon , tandis qu'il voyait un autre prhicç de; cette maison maître de Naples et de Sicile. . . t .

H se résolut, dès le ço^ençement de ijfei s'unir avec la reine de Hongrie, sans ^açcordejr dafts le fond avec elle. Ils se réunissaient seulement contre le péril présent-, ils ne se faisaientpoint d'autres^avantages : le roi de Sàrdaigne se réservait méijie de prendre, quand il voudrait, d'autres mesures, $#ai& un. $4$

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de deux ennemis qui. ne songeaient qu'à se défendre dW troisième. La cour d'Espagne* envoyait l'infant dôn Philippe attaquer le duc-roi de Sardaigne, qui n'avait voulu dé lui ni pour ami ni pour voisin. Le cardinal dè Fleuri avait laissé passer don Philippe et une partie de son armée par la France , mais il n'avait pas voulu lui donner desLupes.

On fait beaucoup dans un temps, on craint de feire même peu dans un autre. La raison de cette conduite était qu'oii se flattait encore de r c gagner le roi . de Sardaigne , qui laissait toujours des espérances;

On ne voulait pas d'ailleurs alors de guerre directe aveeles Anglais , quil'auraient infaillMementdéciaréë. Les révolutions de& âLffail^sde terre J qpi commençaient^ alors en Allemagne , né: permettaient pafc de braver partout les puissances maritimes- Les Anglais s oppbsaient ouvertement à' Fétâhlissem^t de dôn Rhilippe en Italie^, sôûs prétexte de maintenir Téquilibrb de l'Europe. . — : - ? ' . - » ô l ^ <

Cetie balance, Ken bu* mal entendue, était devenue la passion "dii peuple anglais; mais un intérêt plus, couvert 4tait le but du ministère de Londres. Uvouihût forcer l'Espagne â partager le commerce du Nouveau^Mônde : il eût à cè prix aidé don Philippe à passer en Italie^ ^insi qu il avait aidé don Garlos en ifiu Mais la cour d'Espagne ne Voulait point enrichir ses ennemis à Ses dépens , et comptait établir don Philippe dans sès Etats. ~ N ^ ' . : - "

Dés les mois de novembre et décëmbre i j;4 i?l a c our JEspagne avait envoyé par mer plusièurs cotps^ de troupes en Italie sous la conduite du duodë Montemar, célèfre par la victoire de Bitorïto, et ensuite par sa

disgrâce. Ces troupes avaient débarqué succès sur les côtes de la Toscane et dans les ports ^ pelle 1-Etat deglïprçsidiï, appartenant à la coi dés deux Sicilcs. Il fallait passer sur les terrei Toscane. Le grand duc, mari de la reine de Hongrie fut obligé de leur accorder le passage, et de déclar son pays neutre. Le duc de Modènc, marié à la fil du duc d'Orléans, régent de France, se déclara neut aussi. Le pape Benoît XIV, sur les terres de qui l'armée] espagnole devait passer dans ces conjonctures, ainsi que : celle des Autrichiens, embrassa la même neutralité à meilleur titre que personne, en qualité de père commun des princes et des peuples, tandis que ses enfants vivaient à discrétion sur son territoire. 7

De nouvelles troupes espagnoles arrivèrent pafla voie de Gènes. Cette république se dit encore neutife, et les laissa passer. Vers ce temps-là même , le roi de Naples embrassait la neutralité , quoiqu'il s'agit de la cause de son père et de son frèrë : mais de tons ces potentats neutres en apparence/ aucun ne Tétait enj effet. ' • ' ' ' " \

À l'égard de la neutralité du roi de Naples, voici qucL^n fut la suite. On fût étonné 7 le 1 8 auguste, de voir paraître à la vue du port déîîaples une escadre anglaise composée de six vaisseaux de soixante cànons, de six frégates et de deux galiotes à bombes. Le capitaine Martin, depuis amiral, qui commandait cette . escadre > envoya à terre un officier avec une lettre; ail premier ministre^ qui portait en substance qu'il fallait que le roi rappelât ses troupes de l'armée espagnol^ • ou que Ton allait dajos l'instant bombarder la viffe:*fa tint quelques conférences \ le capitaine anglais dit én^

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în, en mettant sa montre sur le tillac, qu'il ne donnait [u'une heure pour se déterminer. Le port était mal )ourvu d'artillerie; on n'avait point pris les précauions nécessaires contre une insulte qu'on n attendait pas. On vit alors que l'ancienùe maxime, qui est le mitre de la mer lest de la terre, est souvent vraie. 3u fut obligé de promettre tout ce que le commandant îuglais voulait, et môme il fallut îè tenir jusqu'à ce p'on eût le temps de pourvoir à la défense du port et du royaume. ^

Les Anglais eujÉ-xaêmes sentaient bien que le roi de Naples ne pouvait pas plus garder en Italie cette neutralité forcée, que le roi d'Angleterre n'avait gardé la siepne en Allemagne: *

=pécembre ï 7 43= L'armée espagnole commandée par le duc de Montemar, venue en Italie pour soumettre laLombardie, se retirait alors vers les frontières du royaume de Naples., tqujpurs pressée, pcir les Autrichiens. Alors le roi, 3e Sardaigne retoiu'na dans le Piémont et dans son ducfe^çU Sayoie ,oit les vicissitudes* de la guerre demandaient sa présence. L'infant don Philippe avait en vain tenté de débarquer à Gènes avec de nouvelles troupes. Les escadres d'Angleterre l'en avaient empêché; mais il avait pénétré par terre dans lé duché de Sayoie , et s'en était rendu maître. • C'est un pays presque ouvert du côté du Dauphiné. H est stérile et pauvre. Ses souverains en rétiraient alors à peine quinze cent mille livres de revenu. Charles - Emmanuel > roi de Sardaigne, et duc de Savoie, l'abandonna pour aller défendre le Piémont,pays plus imitent.

On voit , par cet exposé , que tout était en alârmeâ ,

et que toutes les provinces éprouvaient des revers^u fond de la Silésie au fond de l'Italie. L'Autriche n'était alors en guerre ouverte qu'avec la Bavière , et cependant on* désolait l'Italie. Les peuples du Milanais, du Mantouari, de Parme, de Modène, de Guastallà regardaient avec une tristesse impuissante toutes ces irmiptions et toutes ces secousses , accoutumés* depuis kaogtemps à être le prix du vainqueur, sans oser seulement donner leur exclusion ou leur suffrage! - - •

La cour d'Espagne fit demander aux Suisses le passage par leur' territoire pour porter de nouvelles troûpes en Italie ; elle fut refusée : la Suisse vend dessoldats à tous les princes, et défend son pays contre eux. Le gouvernement y.est pacifique, et les peuples guerriers. Une telle neutralité fut respectée. Venise , de son côté , leva vingt mille hommes pour donner du poids à la sienne. . • .

. . 11 y avait dans Toulon une flotte de seize vaisseaux espagnols , destinée d'abord pour transporter don Philippe en Italie ; mais il avait passé par terre , comme on a t vu. Elle devait apporter des provisions ï ses troupes, et ne le pouvait, retenue continuellement dans- le port par une flotte anglaise* qui dominait dans la Méditèrranée , et insultait toutes les' côtes de lïtalie et de' la Provence. Les cantonniers espagnols n'étaient pas experts dans leur art ; on les exerça ^Mrk^port de Toulon' pendant. quatre mois| en les &isant tiret au hlaiiç, çt en excitant ler^ émulation etleur^iadufrtrie p^^s prix.praposés^ v ... " , '

= aa févrkr i74|=Quand ils se furentrendus H&hUes, on. fit . ^ortix. de la rade de T^plon l'escadre eS^Mrfe , commandée par don Joseph Nâvarro. Elle n'était que

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de douze vaisseaux, les Espagnols- n'ayant pas assez de matelots et de canônhiër$pour en manœuvrer seize. Elle fut jointe aussitôt par quatorze vaisseaux français, quatre frégates et trois brûlots, sous les ordres de M. de Court qui ? à l'âge de quatre-vingts ans, avait toute la tigueur de corps et d esprit qu un tel commandement exige. 11 y avait quarante années qu'il tétait trouvé au combat naval de Malàga, oii il avait servi en qualité de capitaine sur le vaisseau amiral, et depuis ce temps il ne s'était donné de bataille sur mer en aucune partie du monde que celle de ^Messine en 1718. L'amiral anglais Matthëus se présenta devant les deux escadres combinées de France et d'Espagne. La flotte de Mâtthçus était* de quarante-cinq vaisseaux , de cinq frégates et de quatre brûlots : avec cet avantage du nombre il sut aussi se donner d'abord celui du vent; manœuvre dont dépend souvent la victoire dans les combats de mer, comme elle dépend sur la terre d'un poste avantageux* Ce sont les Anglais qui les premiers ont rangé leurs forces navales en bataille dans Tordre où l'on combat, aujourd'hui , et c est deux que les autres nations ont pris l'usage de partàger leurs flottes en avant-garde ,. arrière-garde et corps de bataille.

On combattit donc à la bataille de Toulon d^ns cet ordre. Les deux flottes furent également endommagées légalement dispersées.

Cette journée navale de Toulon fut donc indécise, comme presque toutes les batailles navales (àTe^céption de celle de la Hogue) , dans lesquelles le fruit d'un nmd appareil et d'une longue action iest de tuer <iu monde de part et d'autre, et de démâter des vaisseaux* Uacun se plaignit 5 les Espagnols crurent n'avoir pas

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été assez secourus; les Français accusèrent les Espa* gnôls de peu de reconnaissance. Ces deux nations, quoique alliées, n'étaient point toujours unies. L'antipathie ancienne se réveillait quelquefois entre les peuples , quoique l'intelligence fût entre leurs rois.

Au reste j le véritable avantage de cette bataille fut pour la France et 1 Espagne : la mer Méditerranée fut libre au moins pendant quelque temps, <tf les provisions dont avait besoin don Philippe çuretit aisément lui arriver des côtes de Provence; mais ni lés flotte^ françaises, ni les escadres d'Espagne , ne purefit s'opposer à l'amiral Mattheus , quand il revint dans ces parages. Ces deux nations, obligées d'entretenir continuellement de nombreuses armées de terre, n'avaient ~pas ce fonds inépuisable de marine quifait la ressource de la puissance anglaise.

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