‹ Précis du siècle de Louis XV (volume 2)Chapitre 38 sur 42 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

f +w la. Corse- ,

sang pour soumettre l'île de Corse au pouvoir du roi de France. • ' -t^*;^^' l " ™

S ' Dig'Ltized by Gç)Ogk

pnÉCI$ DU SIÈCLE DE tOUIS XV. 34l

If faut bien que le terrain n'en soit pas aussi ingrat, ni la possession auési inutile qu'on le disait , puisque tous ses voisins en ont toujours recherché la domination,

" Les Carthaginois s'en étaient emparés avant leurs guêtres cofitre les Roïnains. Cornélius Scipion en fit la conquête dès là première guerre punique ; les Roînâiûs en demeurèrent long -temps les maîtres; ils y tfe'ent pïuéièùrs ViUèsC'Lèé Goths 1 enlevèrènt aux Romains. Les Arabes là conquirent ensuite sur les Goths. : J ' : ' : '

*' ^Quelques seigneurs de la nouvelle Rome en chassèrent "les Sarrasins, du temps du pape Pascal II. Les papes commencèrent dès-lors à prétendre qu'il n ap* pkrtenaif qu'à eux dé donner des royaumes, en qualité de vlcairçs de Jésus- Christ, dont le royaume n'était pourtant plis de cS' monde. On croit communément

^ueOrégoîreTn^iut'Ie premier qui établit la chimère 'une monârchîe àtintè et universelle. On ne songe pas qu'Eginhard lui-même, le secrétaire de Charlémagné, dit que le pape Etienne déposa le roi des Francs, Chilpéric, et donna le royaume des Francs au maire du palais, Pépin, ||eM dë CKarlemagne \ Pascal II donna la Corse à un de ses conquérants, nommé Bianco, et s'en réserva Ihommage. L 7 île resta peuplée d anciens Carthaginois, d'Aij^bes et de naturelsdu pays. Les Pisans étales Génois sVn disputèrent ensuite la possession. Le pape Urbain II la donna aux Pisans, par une bulle dont ï'origiritd est encore, dit -on, à Florence. Les Génois, malgré la bulle, s'établirent dans une partie de l'île , au douzième siècle.

Un Alfonse , roi d' Aragoû , en chassa pendant quelque

,iiil5CIS PV SIÈCLE I>E tOVïS XV.

temps les Génois , qui l'en chassèrent à leur toor en i&>4* Les Corsçs alors se firent de leur plein gré sujets.de Cènes, parce qu'ils étaient très pauvres et qu elle était très riche.

Dans le cours déboutes ces révolutions; les villes bâties par les aijciçns Romains tombèrent en ruine, . et les peuples furent plongés dans la barbarie et dans la misère. C'est le portrait de presqûe : toutes les nations chrétiennes depuis l'invasion des barbares ? excepté Const^ntinople, et des villes d'Italie , comme Rome, Venise, Florence, Milan, et très pqu d'autrçs qui conservèrent la police et les arts bannis - partout ailleurs.

C'était plutôt aux Corses à conquérir Pise et Gènes qu'à dènes et à Pise de subjuguer les Corses ; car eés insulaires étaient plus robustes et pins braves que leurs domifcajeurs,; ils n'avaient rien à perdre ^'unp république de guerriers pauvres et féroces devait vaincre^ aisément dcsj|iarcl]ands de Ligurie, par la même raison que les Huns 7 les Gols , les Hérules ^ les Vandales , quLn'avaieut que du fer, avaient subjugue les nations qui possédaient l'or. Mais les Corses ayant toujours été désunis et sans discipline , partagés en factions mortellement ennemies , furent toujours subjugués par leur fautfc. ; , . - : • • ^ T

Ce fut une triste condition pour les habitants d'an , pays qui porté le titre de royaume d'être sujpts dune république qui ne savait pas elle-même si elle étant libre /, car non- seulement le protocole de l'Empire a toujours regardé Gènes comme sa sujette j mais ,> lorsque Uèncs se donna au roi de France Charte? VI, lors qu'ayant massacic les Français,; elle se donna, en

t^iim Simple ïiîatvjiiU'de Moiitféwf pét : èttsiiiu Artin duc de Milan ; lorsqu'elle se soufiàit à Charles Vil Gbâî)és VlII ; lorsqu'elle fut au noinbre dès sir jets de Louis XII, et même de sujets puâîépcmf leur désobéissance, il Se trùntdit qàe les Corsés élàieht Sujets dé sujets non moins humiliés qû eu£- mêitiés, ce <[ui «tj après la Condition d'esclave, la plus hùttiiliante qu'on puisse iinâginer. \ ' '

Lorsque les Génois furent véritàbleiiient libres en i553, grâce à la mauvaise conduite de François ï, et au généreux courtfge de François Doriày l'Homme qui 3 ,dans l'Europe moderne, a le pliis îllû^ë te nom de citôyen, alors lëS Cbrsës fureitf plus- esclaves que jamais ; lè poids de léUfs chaînes étant dé Vënù insupportable , leur malheur ranima leur couro g<\ La famille

îï

voulût faire en Côrsfe ce crùë les Dôria avaient fait à Gènes ? rendre la liberté à leur patrie , et cette famille d : Ornand était digne d'un si noble projet ; elle n y réussit pas : le plus grand courage et les meilleures mesures ôût besoin de la fortune. Le rôi de France, Henri II, qui secourait déjà les Cbrsës, pour les subjuguer peut-être , filt tué dans un tourïioï

Les d'Qrïiâno , n'ayant f lus l'appui .dangereux de la cour de Ffànêe i ën implorèrent un plus dâfrgërctfx encore, célùi des Ôttomafns j mais Ik Pôrté dédaigtia de se toêlèr des qùcfrelïes de deux petits peuplés qui èe disputaient des rochprà sur les côtes dTfàîié. Xb G$f ses" restèrent asservis aiix Génois';' pTùs 'ces- insu» lattes ayâfcrfl voulu sëctfttêr leur JoWgf pîifs Gènes fappeSaWfît. ■ Les Coicses furent iôhg- fcnîps go'uVeïftés p'iûr une

344 ?*4eiS 5«%I*CLB DK LOUIS X*.

loi qui ressemblait à la W veimkjue ou véstphlliennc de Charlemagne , loi par laquelle le commissaire délégué dans l'île condamnait à mdrt ou aux galères , sur un* information secrète , sans interi^r l'accusé , sans mettre la moindre formalité dans son jugement. La sentence

i était conçue en <*s termes, dans un régis tre secret : Etant informé en mUcoriscienàe que tels et tels^ont coupables, je les condamne là mort. Il n'y avait jJâspîùstte formalité dans l'exécution que dans la sentence. Il ést^inconcevable que Gbirleinagne ait imaginé une telle procédure qui a duré- /cinq cents ans en Vestphalie , ct^pii ensuite a été imitée chez les Corses. Ces insûîairks s'assassinaient continuellement les uns les autres, et

. leur juge faisait ensuite assassiner les s ur vi va n ts sut lïn-

nier degré de la barbarie. Les Corses avaient "besoin d'être policés^ on les écrasait ; il fallait les àdôueir,

; jet fes » tendait < encore plus farouches. Une haine âtroce et indestructible s'invétéra entre eux et leurs maîtres , et fut : unè seconde nature. II y eut douze soulèvements qiie les Corses appelèrent effbrtsde liberté, ét les.GénQb crimes dejiaute trahison. Depuis Tannée l^aS ce ne forent que séditions, châtiments, soulève-

; ments, déprédatiôns , meurtres de citoyens corses assassinés par leurs concitoyens. Croirait-on bién que, dans une requête envoyée au roi de France par les chefs corses en i ^38 , il est dit qu'il y eut vingt -six mille assassinats sous le gouvernement des seize derniers commissaires génois r . et dix -sept cents depuis deux années? Les plaignants ajoutaient que les commissaires dé Gènes connivaient à ces crimes pour ràipasser plus ; 4e coj^scations et d'amendes. L'aceû-

PRECIS jyv SIÈCLE DE LOUIS XV. ' 345

sation semblait exagérée, mais il en résultait que h gouvernement était mauvais, et les peuples plus mauvais encore. La Corse coûtait au sénat de Gènes beaucoup plus de trésors et d'embarras qu elle ne valait j il pouvait dire aux Corses ce que Louis Si dit de Gènes quand elle voulut se donner à lui : il la donna au diable. " - • * • % : . •

Dès Tannée 1729, la guerre était ouverte, comme «ître deux nations rivales et irréconciliables r Gènes implora le secours de Charles Vlyen^qualité de seigneur suzerain qui doit protéger ses vassaux ; à cette jraison elle joignit de l'argent, et l'empereur envoya des troupes. Un. prince de la maison de Virtemberg, brave guerrier et homme généreux, fit mettre les armes bas aux Corses y il ménagea un accommodement entre eux et les Génois en 1782, mais ce ne fut qu'une trêve bientôt rompue par lanimosi té des deux partis. ' ; r Les Corses commençaient à avoir des chefs très intelligents , tels qu'iLs'eaformc toujours dans les guerres . civiles , un Giafieri , un Hyacinthe Pâoli , tm Rivalora, et surtout un chanoine nommé Ortkonc , quf eut quelque temps la principale influencé^ m^s ù^ çhefe ne pouvaient encore changer en un goûveiièmëiit régulier l'anarchie tumultueuse qui désolait ef>dépëuplait

/ Les Corses ^^hez qui l'assassinat était alors plus

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rent , en fpdS, nne assemblée ■généfafe,! dans laquelle oa donna la Corsé à k.Vierge ^rw^i^^arut pa»

3jC) PRÉCIS DU SIÈCiE IXE LOVlê XV*

accepter cette couronne. Qn brûla les lois génoises, et on décerna peine de mort contre quiconque proposerait de traiter avec Gènes, Hyacinthe Paoli et Gria&n furent déclarés généraux. * ' ' -

A peine les Corsas* se fiirenHis mi? en république sous les ordres de la Vierge h qii'im aventurier de 6 basse Allemagne vint se faire roi de Corse sans lcf Résulter ; c'était un pauvre . baron de Vestphalie, nommé Théodore de Neuhoff,, frère d'une famé établie m France à la cour de là duchesse d'Orléans. Cet homme ayant voyagé en Espagne,et ayant eu quelque intelligence avec un onvoyé de Tunis, passa lui-même ea Afrique r pfcrsuadà lfc h*î\« v qp il pourrait lui* Soumettre la Corse, si lo bev voulait lui donner seulement un vaisseau de dix calions^ quatre mille fusils, mille sequius et qfieîtjues.p-royisîôns. La ré£encéxie Tunis fut assez simple pour lés dernier. 11 aiTÎva; à Livournesjtf un bâtiment qui portait' un faux pa vitt^n anglaïs , fèndit le vaisseau , bt -écrivit aux chefs dés Corses que; si pu voulait le choisir lui-mâme pou? rdi, il promettait de chpsser les Génois de Pile avec le sèfcburs déspiin" cipalcs puissances de l'Europe, deint il 'était sûn

11 faut qu'il y ait des temps où la tête tourne à fe plupart des hommes; Sa proposition fot aseeptéfe* Lê .baron Théodore aborda le i5 niars tj>36 , afci port d'Aléria^ vêtu a la turque et coiflç cftin turban < Il début^ p^r ^ir^qu'iUBcivait avec des trésors immenses, et pour peuve il. répandit parmi le peuple une cin-* quiintaine.de sequins , en monnaifcdebillon; Ses fusils,

poudre , qu'il distribua? furent le$ pteuyes de sa jouissance. H donna des souliçrs de bon cuir^ magnificc«ç«. igfvoitio: en Corse. Il appsfc* des courrier* cjui

pàécïs èu siÊciÉ î>é LoVfs xr. Zjfr

venaient de Livôiirne sur dés BàrqtieS, fit qui lm'3£poVtSfeiit de prétëridùs paquets dès puissances d'Eùrope'et d'Afrique. On le prit pour un des pla's'jgràiids princes de la terre; H fut élu roi; ort frap^a~qiiclqu'ês monnaies de cuivre à son coin; il eut une cour' ët'dfcs secrétaires d'Etat'. Ce qtti accrut" pfifïcipalëiriëhfc sa réputation et son pouvoir, c'est qub lé .sénat genùl$ mit'ia' tetë â prix. Mais au Bout % dé huit" mois, les p^Hiicipàux Corse* ayaht recbfihu lë përsanna|e, et le pèli' d'atrgëht qti'il' avait' étdnt épuisé , it partît pour àllër', disait-il; chercher lés plus puissants së- «SotttlsV • .

Réfugié dàiis Amsterdam , uti de ses créanciers le fit mettre en prison. Gettê disgrâbc né lë 'rebuta point; il fit de nouvelles dupes du fond de sa prisoii menie. Il ressemblait en cela S un marquis d'Âmmi de Conventiglidj qiii dans lè m<?rcë temps parcourait toutes les cottfs , fofeâfit d^ l'or pour lès princes et lèi seigneurs qtri en avài(nit besoin , et se faisait mettre en prison dcWtdtftès les câpital& dè YBàtfyê!

Cependant les Gchois sôïïîdtërent , ëri 1787, lès bons offices de là France. Ee cardinal de Sleifri ; cjtîi ' avait pàcifie lei troublés dê Genève, voulut aussi ê$e l arbitré ifflf Ici^îx eritf e G&ièfei la- Corse. îltft partir le éor&të dé Boïiâku% tfévbtr dtf mâfMai W Viïïais\ avèè <jttêy<iéâ* tf oùpes et déé articles de pacîfifcaïiôri. Ce fht ëois <juè léè tmMij^ ^oyfet au tqi ôette sûppîique dôttt ôri a déjà parlé , dans Jamicfte ils se ^lâîgnâfctit dè dix-scpt;cénts assa&hiàK èbriirriii et deux àiïS dàns lëtif îîe \ céqhî n^étâît paîs une apologie ë#Um t^*ti. Gctfc rè^ué^éfôit (Tailleurs recommài^ dâi$e j^r-fà^ Pempoïte sur l'art

oratoire , el par des sentiments de liberté si peu connus dans les cours. Si vos ordres sa uve va iris , disaient-ils, nous obligent de nous soumettre àxGènes /allons, buvons à la santé du roi très chrétien ce calice amer , et mourons. . ■ v. f., :.; • ^ \ ^ : • |

On dressa à Versailles , au no m de Te mper eur et dtt rot 3 un plan qui fut signé du ministre. du roi et du prince de Lichtenstein , ambassadeur, de l'empereur. Les consentions en paraissaient équitables. On abolissait surtout ce droit que les coniihissabes de la république génoise s'étaient arrogé^îde -oondamner, à la potence ou aux galères sur le simple témoignage de j leur conscience : mais on désarmait par un article tous 1er habitants de la Corse» ~J$s xm ^ulurent point dit tout être désarmés j et résalure ij t de mourir plutôt que de boire à la santé du roi très^hrétien. . - » : . a r : - Le roi Théodore leur prqmctfcût toujours, dç sa prison d'Amsterdam , qu'il viendrait les délivrer bientôt du jougde Gènes; etdeflîirbitrage dfeda France. En effet, il trouva le secret de tromper dos juifs, et des uégociauts étrangers établis dans Amsterdam, comme il avait trompé Tunis a A la iCorsc^yr il Las rengagea non -seulement à payer ses dettes, niais: à charger un ▼aisseau d'armss, de poudre, de munitions de guerre et dfr bouche avec beaucoup de marchandises, leur persuadant qu'ils feraient seuls tout tacointnerce de ht Corse, et leur faisan t*»visag0r des profits immenses» ^intérêt ieut Q&iffiifa maïs Théodore n'était pas m oi ns fou qu'eux ; il j imaginait qu'en débarquant ,«a Gorse des armes^ et jpqjc^i^nt avec quelque argent, toute Me S0 rongerait incon ti nen t sous ses drapeaux, >*algt&!^ put aborder ;

précis 'd*j siècle de louis xv. 34g

il se saura k Livourne . et ses* créanciers de Hollande furent ruinés. » - * *~Ux& tt*vs * »

11 se réfugia bientôt en Angleterre ; il fut mis en prison pour ses dettes à Londres, comme il l'avait été à Amsterdam. Il y resta jusqu'au commencement de Tannée 1736. M» Walpole ,eaifc/géàéro$ité de faire pour lui une souscription ^«'iiu^îitiant.. laquelle 'il apaisa les créanciers, et délivra dé prison ce prétendu monarque , qui mourut très misérable , le a décembre de la même année. On grava sur son tombeau que la fortune lui avait donné iwij royaume- et: refusé du pain. .^:«Vo f ? » {« ji 14,3 eaVKt * 1 ■ * -

Dans le temps que ice^Théodone avait fait sa Je]» ronde tentative pour^ré§peF su* les Gorses, et qu il avait essayé eu vain d'aborder, dans f ile 7 les insulaires firent bien voir qu^Isil^^ièîitTpas besoin de lui pour se défendre. Ils avaient promis. à Boissieux de lui apporter leurs armes ; ils les apportèrent en effet le a 9 décembre «1738^ mais ce fût pour surprendre un poste de quatre cents Français qui ne. purent résister. Boissieux vint à leur secotu^^ilîfuttépotisséy et conduit à coups de fusil jusque dans BastiayXes Corses appelèrent cette journée le$iïépr&?cor£Ùpts y quoique ce ne fût qu'une faible imitation des vêpres siciliennes.

Quelque temps- aprèÊjspaitit flotta chargée de nouveaux ba t ai lions , que leca rd inal de Fie u r i en voy ai l

pour, pacifier la Coi» ^few» des ktmés. La flotte fut dispersée par une homble tetopête , deux vaisseaux furent brisés sur la avec leurs officiers , échappés au naufrage , tombèrent entre les mains de ceux - ifu'ib'i*ttfttô^ dépouillés tout n 115, Lc-aïwrç^ ijuê resi^uût Boissieux

de tant Je disgrâces', hâtasâ rabrt, àônl faible cèittplexion le menaçait depuis long-temps; 0n riâ guère fait d expédition plus malheureûsë.

Enfin du fit' partir le maftjulsr de Mailleboiâ , officïér d'une grande réptttatlba , et qtii fut hleHtôt après tnSréchal dë Fradcé. Géltii-di', ^ëcauttîiué aiiic-ekpêrlitions pt ômplés , domtû l^ GdrSëâ'ëli ttdB rfëiiaatiid, dans Tannée 173^. J ' : r l . •

Déjà IWeommënçait à ràettrë dàfas File tWe jjdfec qu'on n'y avait point érie&re tûe^ fàjtëcftië la foftîfc

désola la l itioitîé dè ll4ttt^. l I^'tfardl-

irai

nal de Fleuri ■ ratetèré était dë crtrire sôètéïHr dë gxKMfes^ cHôsès par de petits mdyeW, tait dé lêëèhmië dKtiâ cetû gttârfe

«Il

Corse: Gènes , toin dé pouvoir sûhjtlgufei; lilè; fut cfl& même accablée par les Àtltrfcliièriâ,' réduité à' une' espèce d'ésclavage , et plui malheureuse que là ©SSR, parde qU^ÛeWttbàfit de plus haut:

TandteqiieTEurbpe était désolée 1 potir'la stiécéSsîtôk dès Etats de là maison d'Antriehè; et cour t&ht'dlhté

rôts divers qui se mêlèrent à l'intérêt {ftioèrpât; lès Corses s'âflfërmlren't dans l'amour dè'làf libért&'eî d$ifc> la haine pour lettrs aftéiéni' n^itréS.-GéB^p^sséclan toujours Bastiâ , Ut'ttt^ti^dêfBè^^el^'aytos places ; lès Corses 'a^iéW'tootlèwStë-'rifrjéoh^îH dfe lètàmertétfû'pfcttm dé

demen t de Gia ilêri , élu- par eux général , homme célèbre 'par une valeur in frépide'et mémo par des vetàtëà

d&mêti. fi fut •■àssaBsià* étf f Gter Tié^rtfafepïfr p* d'en âcfeusëF lé séna* de'Gtfnes, *q$? BftfvWpeWE-êlre nulle ^iW&tm&toiï '

j Mré^IS DU M>C1>* DE trOVtS XV. r35l

' Ea discarde aldts divisait ttds lés Goraes.' Les- itiimi tics entre les familles se terminaient toujours par des assassinats^ niés on se réunissait contrfe kh Génois, et les haines particulière* cédaient à" la h line gëaéralé. Les Corées' avaient plûs que jattifeife besoih d'un chef qui sût diriger leur furèttr, etk fàtfè sèrvir au bien pul>lic.

Le viëux Hyacinthe Paoli qui les avait commandos , autrefois , et qui était rflors retiré à Naples , îetir en* I vt>ya son fils Pascal Paoli , en 1765; Dès qu il parut, il j fut recorinu poiir commandant général de toùte lile, quoiqu'il n ? eût que vingts-neuf ans. H ne prétendit-pas j -le titré. d6 roi, comme Théodore 7 mais il Je fut en effet à plusieurs égards en se mettant à la têtfe d'un gouvernement démocratique^ "■•'!"

Quelque dho&e qu'on ait dit de lui j il n'est pas possible qiio ce chef ri eût de grandes qualités. Etablir tin | gouvernement régulier chez utf peuple qui n'en vou<lait point, xéènir sou#- les mêmes lois des hommes ! divisés êt ; hadiscljilmés , former à la ibis des troupes I régléefc^et institue* une 1 espèce d'université qtii pouvait adoucir \eé mœurs ? établir des txîhtmaux de jusliee> «ettté )un frein à* là fui-eùr des assassinats et des me ur très , policer la bârbarie , se faire aimer en se foimt, obéis ,rt<$V cela' n'étâit pàs assurément «Tu* I homme ordinaire. Il neputen faire assez yni pour I rendre la Corsé libre , ni pour y régner pleinement} mais U en fit assez pour acquérir de la gloire.

Peux puissances très diflérentes l'une de l'antre efrlièrent dans les'démêiés'de Gènes et de la Gorsei LWe était la cour de Rome , et l'àutre celle de France. Le* papes avaâeirt-préteadii autrefois^ la* soitaTOtaetti de

35a **iCÎ$ DU SIÈCLE BE LOUIS IV,

Hle, et on ne FoubUait pks â Rome. Lçs évêcps corses ayant pris le parti du sénat génois, et trois de ces évêques ayant «jtaitté leur patrie, le pape y envoya

rr

Gènes. v Quelqucs sénateurs craignirent que Rome ne profitât de ces troubles pour faire revivre ses anciennes prétentions sur un pays que Gènes ne pouvait plus conserver; cette crainte etîut aussi vaiue que les efforts des Génois pour subjuguer les Corses. Le pape , qui envoyait ce visiteur .était ce même Rezzpnîco qui depuis éclata si indiscrètement contre le duc de Parme ; ce n était pas un Homme à conquérir <Jes royaumes : le sénat de Gènes ordonna qu on empêchât b visiteur d'aborder en Corse. Il ny arriva pas moins, au printemps de 1760. Le général Paoli le harangua pour s'en faire un protecteur : il fit brûler sous la potence le décret dû sénat; mais il resta toujours le *nait$e. Le visiteur ne put que donner des bénédictions, et faire des règlements ecclésiastiques pour .des prêtres qui û'en avaient que le nom , et qui allaient quelquefois j au sortir de la messe, assassiner leurs camarades,. Le ministère de France, plus agissant et plus puissant que celui.de Rome, fut prié d'assister encore Gènes de ses bons offices. Enfin la cour de Françç envoya sept bataillons en Corse, dans ,1 £nnée 1764,, mais non pas pour agir hostilement, Ces troupe n étaient chargées que de garder les places dont les ( J én ois étaient encore en possession. Elles vinrent comme médiatrices. Il fut dit quelles y resteraient quatre ^ns, et en partie aux dépens du sénat pour quel^ ■ Le sénat espérai t que la Fr an ce se tan t chargée de

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ïkàcis DU SIÈCLE DE LOUIS XV. 353

suffire à regagner le reste de l'île. Il se trompa : Paoli avait discipliné des soldats, en redoublant dans le peuple lamour de la liberté. 11 avait un frère qui passait pour un brave, et qui battit souvent les mercenaires de Gènes. Cette république perdit pendaut rfuâtré ans ses troupes et son argent, tandis, que Paoh augmentait chaque jour ses forces et sa repu- 1 tation. t/Èurope le regardait comme le législateur et le vengeur de Sa,patri0.

se cktashfn^ dans une entreprise rui-

'fléùsè! èt qïiïï lui 1 était impossible de subjuguer les

GoiWfc'^ \

' ' Moû il céda tous ses droits sur la Corse à la couronnante • V 'tfaîté ;fiît signé au mois de juillet 1768*5' à "Xi^ïdj^è^ç^" Çar ce traité ; le royaume de Corse n^ït fcàs absolument donné au rôi de France, mais Wét^t'vèns^ lui appartenir, pvec la faculté réservée à là t^fffiblique { 4V rentrer 'dans cette souveraineté^ èto rc^ les frais immenses qu'il

les 6Béû^is <J f&sseio[t s en état de racheter ce royaume; et irëtâit ëiftôfê nrôins probable qnë l'ayant racheté, ils pusseirtle^ttservei* contre toute une nation qui avait fait sëi Tiïcfàrae mbiirir plutôt que de vivre sous le joug

A^nsi^dtiîc', en "cédant la vaine et fatale souveraineté d'un qui lui était k charge, Gènes faisait en . ïnFéK'ôii mû marché /et U roi de France en faisait ijn mm^ms^m «ait ^e^puissant pQur ^e faire

354 partis du sitfctè dë iôvii ¥V.

obéir dans la Corse , pour la pôlicer* poiir la pèupier, pour l'enrichir en y fabànt fleurir FsgHeldttire et 4e commerce. De plus \ il pouvait vefair un teinps bù'la possession de la Corsé serait ntr g jçand avantage datts les intérêts qu'on aurait à démêler eh Italie.

H restait à savoir si lès hottimes ont le dWit te vendre d'autres hommes : bais c'est une qdëètfdu qu'on n'examina jamais dans aucun traite.

On commença par négocier avec le général Vkb\i. Il avait affairé àu ministre de la politique ét de la guerre; il savait que le ctetir dé te ministre était attdessus de sa naissance, que fc'était l'htartmè lèplus généreux de FËurope , qu'il se conduisait avëfc iMë ribblesse héroïque dans tous ses intérêts 'particuliers , et qu'il agirait avec la même grandeur d âme daHS lés intérêts du roi son àiaitre. Paoli potiv^it s'attendra à dés honneurs et à des récompenses, mais il était cuargé du dépôt de la liberté dé sa patrie. Il âVatit devint lés yeux le jugement des nations : qtïél qué fût son dessein, il ne voulait pas vetfdrô la sienne ; et quand il fiiitSSt Vtfulu, il ne l'aurait pas pu. Lés Corses éfaîèîit saisis d'un trop violent enthousiasme pour la liberté, ét lui niême avait redoublé en eux celte passion si tatnrellè, devenue à la fois uù devoir sacré et unè espèce de fureur. S'il avait tenté seùleâùDent dé la modérer, 8 afc ratt risqué sa vie et sa glèâre.

- Cette gloire n'était pas chèz lùi celle de combattre; il était plus législateur que guerrier; son courage était dans Fôspiît ; il dirigeait toïftés leS opérations milt tairés. Enfin il eut Fhonneujr dé résister è ta fùî de France, près d'ùnë ann^éé. Aucûne ptiissàttcé: éffraftg&e «ne le secourut Quélquëà Àng&fc seidemw» >

amoureux de cette liberté dont il était le défenseur, et dont il allait êtm* la Victime 5 lui envoyèrent de l'argent et des armes ; par les Corses étaient mal armés : ils n'avaient point de : fijsil$ à baïonnette} môme quand on leur en fit tenir de Londres, la plupart des Gorses ne purent s?en servir; ils préférèrent leurs mousquetons ordinaires et leurs couteaux; leur arme principale était t leur courage. Ce courage fut si grand que dans un des combats, Veto unetivière nommée le Golo , ils se firefa t . un rempart de leurs morts, polir avoir le temps de charger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour raffermir le jempart. On trouve partout de la valeur , mais on ne Voit de telles actions que chez des peuples libres. Malgré tant dé valeur^ ils furent vaincus. Le comte de Vaux, secondé du marquis de Marbœuf,^ soumit Tile èn moins de temps que le maréchal de MailleboisnelWaitdomtée. ) v Le duc de Ghoiseul, qui dirigea toute cette entreprise, eut la gloire de donner au roi son maître Une province qui peut aisément, si elle était bien fcultîvée, nourrir deux cent mille hommes, fournir de braves soldats^ et faire unjotfr un cofamerçé utile.

On peut obser+er que y si la France s'accrut sous L&tfis XIV de l'Alsace, de la Franche-Comté et dune partie de la Flandre, elle fut augmentée sous Louis XV de la Lnrra&e et 4fc la Corse. */

Ce qui n'ést pàs moins ^ digne de remarque y c'est que, par le* soins du iùôme ministre, les possessions de 'la France en A mériquè aèquirent un degré de forcé et de ^prospérité aui vaut de nouvélles acouisitions. Qcs avantagea furent oos au cfcôioc tjue I on fit êu

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comte d'Ennei y , pour administrer successivement toutes nos colonies. 11 se trouvait officier général très jeune, à la paix de 1762, et n'était connu alors que par ses talents pour la guerre. Le duc de Ghoiseul démêla en lui lTiomme d'Etat. En ^ffetyle comte dïnnery , pendant six années de gouver miment , ne cessa dé montrer toutes les lumières et les vertus qui peuvent faire chérir et respecter l'autorité. Tout le monde le craint 9 et il n'a encore fait de mal à personne, écrivait-on de la Martinique; Partout il fit régner la justide, et il inspira l'amour dé la gloire; partout il animait le commerce et l'industrie. Il parvint à entretenir la concorde entre tous les états, ce qui est une chose bien rare. Il adoucit le triste sort des esclaves. Il ♦fit défricher File de Sainte-Lucie, et par- là il créa une . colonie nouvelle. t , *p\iY*\i**£*

Dans d'autres parties , enP creusant des caiiûux, il épura l air , féconda la terre ^ fit^naître dtë aouv^les richesses; et en même temps il pourvoyait â la sûre lé et à l'embellissement de nos posaessionis. "

Quelque temps après avoir été rappelé en Frabce pour le mauvais état de sa santé, il se dévoua à de nouveaux sacrifices*, plrçtôt solicités qu^xigés par un jeune monarque qui lui ^ivit de sa propre niain: Votre réputation seule me servira béaucàtip à Saint- Domingue. - -77 gj/rnj :? " ; ' ^

Le comte dEnnery . avait mérité une confiance si honorable en rendant au roi un des plus importante services , celui de fixer avec les Espagnols les limites des deux nations. Cet administrateur, qui faisait tant d'honneur à la France, ne put résister aux funestes influences de ce climat brûlant. Sa perte fut une ca-

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laroité publique pour toutes nos colonies, qui s'em- ' pressèrent de lui élever des monuments , et qui ne prononcent son nom qu'avec attendrissement et ayec admiration.

Les Anglais, dont il avait acquis l'estime, et qui lavaient souvent pris pour arbitre eûtre nôs colonies et les leurs , avaient consacré le nom du comte d'Ennerjr par le plus juste et le plus flatteur de tous les éloges : Cet homme n& fera ni hé souffrira jamais d'injustice. l\ *b .

I La récotiipènse q« roçut le duc de Choiseul pour tant de choses srgrahdës et si tetiles qu il avait faites, paraîtrait bien étrange si on ûe connaissait les cours. Une femme le fit exiler lui et son cousin, le duc de Prâslin r après les services qu'ils aVaient rendus à l'Etat; et après que le duc de Choiseul eut conclu le mariage du dauphin, petit -fils de Louis XV, depuis roi de France atwta fille dë : l'impératrice Marie- Thérèse. C'était tin grâftd exemple des vidssitûdes de la fortune, que ce' ministre eût réussi à ce mariage, peu d'années après qtfë le maréchal de Belle-Isle eut armé une grdndô partie de l'Europe pour détrôner ' cette même impératrice , et qu ? il n'eut réussi qu'à se faireprendre prisonnier. - C'était une autre vicissitude, mais non pas Surprenante, que Ic'-flùc de Choiseul fût ëxik.-^r \h Mfvrt u.hi.\

Nous avons déjà vu que Louis XV avait le malheur de^trop regarder ses^éi^viteurs comme des instrument? qu'il pouvait brise# r tfséïî gré. L^exîl eSt une *puiiitioii , et il n'y a que' ht loi qiii doive putifri C'est Surtout un très grand malteurpéto un feouvéràhi^ de îmnfr ^es hommes dont les fautes ne son t pas con nues , don t les

que n ont pas tW}OVwrfi feroipaUrofc'

De J>#iJ <*u parlçmfirt de fais, eiç. K &dfrlq, rpori

de Louis XV-,

Si .le» exils du duc de. C^iseuJ, du duc de Rtaslin, du cardinal do Bernis, du comte d'Argenson, du garde dés sceaux Machault, du comte de Màurepas>, du duc de la Rochefoucauld , du duc de Châtiiloiï et dé tant d autres citoyens, ii'avaient eu aucunç cause légale, z celui du parlement . dç, Paris et d,'un grand nombre d'autres magistrats parut au moins en avoir une.

Qui aurait dit qiie coraft gi^ y ? eQfdt de

détruire eji Frapp £q^. jfa, • ï<^&? r ég^uy^Hii» bientôt après , ijog-^ejpenj; un ex^^p^eu^maâ serait détnjij lui-jnêm; ui|e jganfc fespà^aui tommes , si jaflaais les .^n^/p^v^^p^

^isowt.e^^p^la^j^ d§ la^Qnde. K^^a^OBi ru <jue lps troubles de la fi^nd^^yaip if^inmencé^ <jiie par les oppositions de cette compagnia^une tjnès mauvaise administration, dp* ffoflnçc^ ej cjug ces oppositions.^ daboyd. lè&tmes, d^g-^^f^ip^^^ tournèrent bientôt en une ré v oi te o a v e rte e t e n un* guerre civile, Nqu? ayqn^vu que, t^jh^XV il afy eut ni guerre ni révolte ; mais qu une admimstiatioû. " de* finances* plus malheureuse encore* i ointe aux ri*

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dieuks de la:bulle Unigçwtus, occasionna les résistances opiniâtres du parlement aux ordres da roi. On sait qu'il fut cassé le i3 avril 177 1 ; après <juoi cette cour des pairs a été rétablie par le roi Louis XVI, avec quelques, modifications nécessaires.

Un autre exemple de la fatalité qui gouverne le monde fut la mort de Louis XV. Il n'avait point profité de l'exemple de ceux qui avaient prévenu le danger mprtel de la petite vérole en se la donnant, et surtout dû premier prince du sang, le duc d'Orléans, qui avait eu le courage de faire inoculer ses enfants. Cette métliode était très combattue en France , oh la nation , toujours asservie à d'anciens préjugés, est presque toujours, la dernière à recevoir les vérités et les usages utiles qui lui viennent des autres pays.

Sur la fin d'ayril 1774 , le rçi allant à la chasse > rencontre le convoi d'une personne qu'on portait en terre; la curiosité naturelle qu'il avait pour les choses lugubres 1© fait approcher du cercueilj il demande qui . on va enterrer; on lui (fit que c'est une jeune fille morte de la petite vérole. Dès ce moment il est frappé iB ,o rtS . nS 5e„apero e v„ir.; ' " S"

Deux jours après, son chirurgien dentiste, en examinant ses gencives , y 'trouve un caractère qui aànonce une maladie dangereuse ; il en avertit un fibmmô; attaché au roi; sa remarque est négligée; la petite ; vérole la plus funeste se déelàre. Plusieurs de sesioflv çiers sont attaqués de la même maladie, soit en le / soignant, soit en s approcîiantdeson lit , et en meurent. Trois priàcesses, ses filles , que leur tendresse et leur, courage retiennent auprès de lui T reçoivent les gérmes du poison qui dévore leur père , et éprouvent bientôt

le même mal et le même danger, dont heureusement elles réchappèrent*

Louis XV meurt la nuit du 10 de mai* On couvre son corps de chaux, et on l'emporte, sans aucune cérémonie à Saint-Denys, auprès du caveau de ses pères.

L'histoire n'omettra point/que le roi , son petit-fils, Je comte de Provence et le comte d'Artois , frères de Louis XVI , tous trois dans une grande jeunesse , apprirent aux Français, en se faisant inoculer, qu'il 'feut braver le danger pour éviter la mort. La nation fut touchée et instruite. Tout ce que Louis XVI fit depuis , jusqu'à la fin de 1774 , le rendit encore plus cher à toute la France.

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