‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 130 sur 257 · DU PARLEMENT SOUS CHARLES VIII. M · texte numérisé non relu

DU PARLEMENT SOUS CHARLES VIII. M

quatre conseillers et de l'avocat du roi, alla recevoir à Melun les ordres de la cour, qui donna de justes éloges à sa conduite.

Cette conduite si respectable ne se démentit, ni dans la guerre que le duc d'Orléans fit à son souverain, ni dans celle que Charles VIII fit depuis en Italie.

Sons Chartes VHI il ne se mêla des finances du royaume en aucune manière ; cette partie de l'administration était entièrement entre les mains de la chambre des comptes et des généraux des {tances : il arriva seulement que Charles VIII, en 1496, dans son frpééition brillante et malheureuse d'Halie, voulut emprunter )wt saille éçus de la ville de Paris; chaque corps fut invité à prêter me partie de la somme : l'IIotel de Ville prêta cûiqnanle mine lianes; les corps des métiers en prêtèrent aussi cinquante mille. un ne sait pas ce que prêtèrent les officiers de la chambre des casantes, ses registres sont brûlés. Ceux qui ont échappé à l'autre incendie, qui consuma une partie du Palais, portent que le cardinal du Maine, le sire d'Albret, Je sire de Clérieux, gouverneur de Paris, le sire de Graville, amiral de France, vinrent proposer aux officiers du parlement de prêter aussi quelques deniers au roi, le € août. 11 fallait que Charles VIU et son conseil eussent bien mal pris leurs mesures dans cette malheureuse guerre pour être obligés de se servir d'un amiral de France, d'un cardinal, d'un prince* comme de courtiers de change, pour emprunter de l'argent d'une compagnie de magistrats qui n'ont jamais été riches. Le parlement ne prêta rien, a II remontra aux commissaires la nécessité et indiaemee du royaume, et le cas si piteux que, non indiget manuscribeniis, qui sera cause d'ennui et atédiation aux lisants qui nec ialia leatndo tempêtant a lacrymis. On pria les commissaires, comme grands personnages, qu'ils en fissent remontrance au roi, lequel est bon primoe. » Bref, le parlement garda son argent. C'est une affaire particulière ; elle n** de rapport à l'intérêt public que la nécessité et indigence du royaume, alléguée par le parlement comme la cause de son reins.

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