OBSÈQUES DU GRAND HENRI
Le 29 juin1 le corps fut porté de la grande «rite du Lenvre à Notre-Dame, où an le laissa en dépôt, et le lendemain à Saint-Denis. L'effigie on cive était parlée sur nu brancard après le oercoeil. Tous les corps de l'État assistaient en o>*il à «ette cérémonie ; mais le parlement était en robes ronges, ponr marquer qne la mort d'un roi •'interrompt pas la justice.
U voulut suwre iaaaédiatemeot ta figure ie^âre^ mais réfèqwe de Paris prétendit que c'était son droit. Cette contestation troubla longtemps la cérémonie. Les huissiers du parlement voulurent faire retirer l'évêque de Par is Henri de Gondi, et l'évêque d'Angers Miron, qui faisait les fonctions de gramtavmonier.
Le convoi s'arrêta, le peuple f ut étonné et scandalisé, l'ordre de la marche devait avoir été réglé pour prévenir toute dispute ; mais de pareilles querelles n'ont été que trop fréquente? dans ces cérémonies. U fallut recourir à la décision de la reine, et que le comte de Soissons, à la tête d'une compagnie dos gardes, maintint des deux évêques dans le poste qui leur semblait dû, puisqu'il s'agissait de la sépulture, qui est une fonction ecclésiastique. Les gardes môme saisirent un conseiller qui faisait résistance : tétait Paul Scarron, le père du fameux poète burlesque Paul Searron, plus célèbre encore par sa femme1.
Lorsqu'on fut arrivé à Saint-Denis, les gentilshommes ordinaires du roi portèrent le cercueil dans le caveau. De somptueux repas sont toujours la fin de ces grands appareils. Le cardinal de Joyeuse, qui officia dans Saint-Denis, l'évêque d'Angers, qui prononça l'oraison funèbre, dînèrent au réfectoire des religieux awec tout le clergé. On dressa trois tables dans la jaalle du chapitre : la première pour les princes et les grands officiers de la couronne; la seconde, pour le parlement ; et la troisième, pour tous les officiers de la maison du roi.
H semble que, si le parlement avait été regandé dans ces cérémonies comme cour des pairs, il aurait dû manger auec les princes du sang, qui sont pairs; et que, siégeant avec eux dans la même cour de justice, il pouvait se mettre avec eux a la même table ; mais il y a toujours quelque chose de contradictoire dons tous les
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