‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 194 sur 257 · juillet 1617. (Note de Voltaire · texte numérisé non relu

juillet 1617. (Note de Voltaire

% « L'avocat général Le Bret m'a dit (au cardinal de Richelieu) que les imputations qu'on faisait è la défunte étaient si frivoles, et les preuves si faibles, que, quelques sollicitations qu'on lui fit qu'il était nécessaire pour l'honneur et la sûreté de la vie du roi qu'elle mourût, il ne voulut jamais donner ses conclusions à la mort que sur l'assurance qu'il eut, par la propre bouche de

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Cette cruelle démence, de condamner aux flammes pour un crime qu'il est impossible de commettre, n'était pas particulière! la France. Presque toute 1 Europe était alors infectée de la croyance .à la magie, aux possessions du diable, aux sortilèges de toute espèce. On condamnait même quelquefois des sorciers dans- les pays protestants. Cette superstition était malheureusement liée i la religion. La raison humaine n'avait pas encore fait asses de progrés pour distinguer les temps où Dieu permettait que les Pharaons eussent des magiciens r et Saûl une pythonisse, d'arec tes temps eu nous vivons.

Il y a une autre espèce de superstition moins dangereuse, c'est un respect aveugle pour l'antiquité. Ce respect, qui a nui aux progrès de l'esprit pendant tant de siècles, était poussé pour Aris-

Luines, qu'étant condamnée, le roi lui donnerait sa grâce. » (Bùiêire de le itfire et du Fils, année 16*7.)

Elle mourut avec courage au milieu des larmes du peuple, déni son malbenr et l'avide cruauté de ses ennemis avaient changé les sentiments.

Le î juin 1617, révoque de Maçon, portant la parole an nom «ta clergé «amble, dit au roi que la premier* action de son régne lui ayant mérité le noat de Juste, il doit faire rendre aux églises catholiques les biens des églises protestantes de Béarn. Ainsi Ton vit un évêque louer un prince d'avoir commis un assassinat, afin d'obtenir de lui la petmiasian de commettre on voL

Un homme accusé d'avoir écrit un libelle contre Luines fut rompu vif; m autre, qui en avait fait une copie, fut pendu.

On en roua on troisième, soi» prétexte qaftt atvait voulu assassiner la aefoe mère, liais au contraire c'était Luines qu'il voulait assassiner ; il s'en était ouvert à un espion de Luines, qui faisait semblant d'en être ennemi ; et pour ne pas rendre cet espion suspect au parti de la reine, Lûmes imagina de sab- Stituer un projet contre la reine à un projet contre lui. On eut la précaution d'ordonner de brûler le procès de ce malheureux avec son corps. 11 était prêtre, et l'espion qui le dénonçait était un homme de la cour.

en poursuivit avec fureur Bardin, secrétaire d'État sous Coaciai. Enfermé i la Bastille, il fut interrogé par de» conseillera d'État, Luines montât ses nêfeases au conseiller du grand conseil Lasuier, qui promit, d'après cas pièces, de Caire rendre un arrêt de mort centre Bardin. Lasnier et La Greslière Amant neamfe aes rapporteurs. Bardin demanda d'être renvoyé au parlement en sa qualité *t

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