ARRÊT DU PARLEMENT EN FAVEUR D'ARISTOTE
tote jusqu'à la crédulité la plus serfrte. La fortune de ses «écrit* était totem «changée de ce qu'eue avait éiéquaad eUe parut en France peur laju^eattière foie, du temps^e* Albigeois. Un roncile alors a*ait condamné Aristote comme hér&tfue; mai» depuis il axait régné dfltjEeliflafinrn* dans les écoles.
Il activa çu&i 16S4 dent daignâtes panifient à Fade. La chimie était une science assez jxmselle. Ces chimistes admettaient cin% éléments dtfttrents des (uudre éléments d*Aristete. Us relaient pas non plus de «on avis sur les catégories ni sur les fbsmes jmioslanliellffl. ils pubu>nent des tàèses costae «es epsniens du philosophe grec. L Université cria à l'hérésie; eUe présenta requête au parlement La rumeur lut si .grande que ks «onveaux docteurs fuient mis an prison, leurs thèses lacérées en leur présence par un huissier* de» deux délinquante condamnés au bannissement du ressert du parlement; enfin illut défendu par le atéme arrêt, sous peine delà vie, de soutenir aucune thèse sans la permission de la Faculté.
JQ faut plaindre les temps où l'ignorance, et la fausse science encore pire, avilissaient ainsi la raison humaine : et malheureusement ces temps étaient hien proches du nôtre. Nous avions eu cependant des Montaigne* des Charron, des de Thou, des L HospiUl ;
secrétaire du roi. On lui refusa son «envoi II est singulier qu'en France on cEût «tors as»* fceeaan d'un privilège pour (tenante m «ni, deas loua lea paya* est le droit de chaque citoyen. Bardin protesta contre les réponses extra» judiciaires qu*il avait faites aux conseillers d'État. Ses protestations ne furent
Iduoeasoltictta oiwertôment tons les jugea. Cens qui résfctèreat a la cocruption crurent être obligés, pour le sauver, de le condamner à un bannissement : exemple qu'imitèrent depuis les juges du surintendant Penquet. Cependant dBjà* use aéix de pins l'avait condamné à la moct, lorsqu'un 4e§ juges s'évanouit ; revenu à lui, on le ramena dans l'assemblée : « Messieurs, dit-i{, vous voyesen que! état j'ai été; Bien m'a fait voir la mort, qui est une chose si besrines et ai effreyète «se je ne pais me porter à <#ddamner aninnaaene comme celni-ei, de qui il s'agit J'ai oui quelques opinions qui vont au bannissement ; sli y en a quelqu'une plus douce, je prie le conseil de me le dire, a*n 4*ae j'en sois. » Abus les joua» oeasettlsn ménnaat presque tous a l'avis du bannissement ; le président de Bercis, seul parmi les présidents, se joignit à eus, et Bardin fut sauvé. Voyez l'Histoire de la Mère et du fils, (g.)
—L'Histoire de la Mère et du Fils, que citent les éditeurs de Kebl, fut publiée, sous le nom de Mézeray, 1730, un volume in~i*, ou deux volumes. Cestlà première partie des Mémoires du Cardinal de Richelieu, imprimés pour la première fois en 1825, 10 volumes in-8\ Dans le tome r**, pages 447 'et 509, se re* trouvent textuellement les deux passages que les éditeurs defchl ont puilte* metés. (B.)
mais le peu de lumière qu'ils avaient apportée était éteinte, H cet te lumière même n'éclaira jamais qu'un petit nombre d'hommes.
Si le parlement, ayant «plus étudié les droits de la couronne et du royaume que la philosophie, tombait dans ces erreurs, qui étaient celles du temps, il continuait toujours à détruire une autre erreur que la cour de Rome avait voulu introduire dans tous les lieux et datis tous les temps, et qui était l'erreur de presque tous les ordres monastiques : c'était ce préjugé incroyable, établi depuis le pape Grégoire VII, que les rois sont justiciables de l'Église. On a ru1 qu'aux états de 1614 et 1615 ce préjugé avait triomphé des vœux du peuple et du zèle du parlement. Cette odieuse question se renouvela encore à l'occasion d'un libelle imputé au jésuite Garasse, le plus dangereux fanatique qui fût alors chez les jésuites f . On reprochait dans ce libelle au roi et au cardinal de Richelieu les alliance* de la France avec des princes protestants, comme si des traités que la politique ordonne pouvaient avoir quelque rapport i la religion. On poussait l'insolence dans ces libelles jusqu'à dire que le roi et ses ministres méritaient d'être excommuniés. Le parlement ne manqua ni à l'inutile cérémonie de brûler le libelle9, ni au soin plus sérieux de rechercher Fauteur.
Rassemblée du clergé remplit son devoir en condamnant le livre; mais Spada, nonce du pape, se servit d'une ruse digne d'un prêtre italien, en faisant faire une traduction latine de cette censure, traduction inûdèle, et dans laquelle la condamnation était totalement éludée. II la fit signer par quelques évêques, et l'envoya à Rome comme un monument de la soumission de la couronne de France à la tiare.
Le parlement découvrit la supercherie ; non-seulement il condamna la traduction latine, mais il inséra dans la condamnation qu'on procéderait contre les étrangers qui avaient conduit cette fourberie. Le clergé prit alors le parti du nonce Spada; il s'assembla : comme son assemblée légale était finie, le parlement lui ordonna de