‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 234 sur 257 · L'un des trois était Couet, curé d'Olivet · texte numérisé non relu

L'un des trois était Couet, curé d'Olivet

% 25 novembre 1730. (Note de Voltaire).

3. Votes Y Histoire des avocate au vurlement et du barreau de Parie, par Foirael, 1813, tome II, pages 455440, A63-4S6 Fournel donne les noms des qèsrante avocats qui avaient signé la consultationfeous les dates des 27 juillet et 7 septembre. L'arrêt du conseil qui foudroyait cette consultation est du 30 octobre 1730, et ordonnait aux quarante de se rétracter. L'ordre des avocats publia une requête justificative de la consultation ; et cette requête fut sigaée, non-seulement du bâtonnier, mais de deux cent cinquante avocats. Ce fut n? cette requête que, le «5 novembre, un arrêt du conseil rétracta celai dm 30 •*• lobre. (B.)

Tandis que cette petite querelle nourrissait l'animosité des deux partis, le tombeau d'uti diacre nommé l'abbé Paris, inhumé au cimetière de Saint-Médard, semblait être le tombeau de la bulle.

Cet abbé Paris, frère d'un conseiller au parlement, était mort appelant et réappelant de la bulle au futur concile. Le peuple lui attribua une quantité incroyable de miracles *. On allait prier jour et nuit en français sur sa tombe ; et prier Dieu en français était regardé comme un outrage à l'Église romaine, qui ne prie qu'en latin.

Un des grands miracles de ce nouveau saint était de donner des convulsions à ceux qui l'invoquaient. Jamais il n'y eut de fanatisme plus accrédité*

Cette nouvelle folie ne favorisait pas le jansénisme aux yeux des gens sensés; mais elle établissait dans toute la nation une aversion pour la bulle et pour tout ce qui émane de Rome. On se hâta d'imprimer la Vie desdijit PâriiK i La sacrée congrégation des éminentissimes et révérendissimes cardinaux de la sainte Église romaine, inquisiteurs généraux dans toute la république chrétienne contre les hérétiques », prononça excommunication majeure contre ceux qui liraient la vie du bienheureux diacre, et condamna le livre à ètrebrûlô. L'exécution se fit avec la grande cérémonie extraordinaire. On dressa dans la place, vis-à-vis le couvent de la Minerve, un vaste échafaud, et à trente pas un grand bûcher. Les cardinaux montèrent sur l'échafaud; le livre fut présenté, hé et garrotté de petites chaînes de fer, au cardinal doyen. Celui-ci le donna au grand»inquisiteur, qui le rendit au greffier; le greffier le donna au prévôt, le prévôt à un huissier, l'huissier à un archer, l'archer au bourreau. Le bourreau l'éleva en l'air en se tournant gravement vers les quatre points cardinaux ; ensuite il délia le prisonnier, il le déchira feuille à feuille; il trempa chaque feuille dans delà poix bouillante8; ensuite on versa le tout dans le bûcher, et le peuple cria anathème aux jansénistes.

Cette momerie de Rome redoubla les momeries de Saint-Médard. La France était toute janséniste, excepté les jésuites et les évoques ita parti romain. Le parlement de Paris ne cessait de rendre des arrêts contre les évoques qui exigeaient des mourants l'acceptation

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