‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 31 sur 257 · Ces deux victqires sont de 1734 ; voyez page · texte numérisé non relu

Ces deux victqires sont de 1734 ; voyez page

2. Gaspard, marquisde Clermont-Tonnerre, né en 1688, maréchal de Franae enfUl, est meit en fWi.

PREMIÈRE CAHPAGNE DE LOUIS XY. ft

A k nouvelle de ces revers, q*e le rai apprit à Dunkerqae, i! De balança pas sur le parti qu'il devait prendre : il se résolut à mterrampre te cours de ses conqnétes en Flandre, à laisser le maréchal de Saie, arec environ quarante mille hommes, conserver ce qu'il mit pris, et à coartf loi-même au secours de PÀtsace.

Il frit d'abord prendre les devants an maréchal de NoaHles. Il onok le duc «rfiarctort avec quelques troupes garder les gorges fefJaaJabenig. U se prépare a marcher à la fête de vingt-six bataillons et trente-trois escadrons. Ce parti, que prenait le roi dès sa première campagne, transporta le cœur des Français, et rassura les provinces alarmées par le passage du Rhin, et surtout par les malheureuses campagnes précédentes en Allemagne.

Le roi prit sa route par Saint-Quentin, la Fére, La on, Reims, faisant marcher ses troupes dont il assigna le rendez-vous à Metz. Il augmenta pendant cette marche ïa paye et la nourriture du soldat, et cette attention redoubla encore l'affection de ses sujets. H arriva dans Metz le 51 auguste, et le 7 on apprît un événement qui changea toute la face des affaires, qui forçait le prince Charles à «rtir de l'Alsace, qui Tétablissait Fempereur, et mettait la reine de Hongrie dans le plus grand danger où elle eût été encore.

H semblait que cette princesse n'eût alors rien à craindre du roi de Prusse après ta paix de Breslau, et surtout après une alliance défensive conclue la même année que la paix de Breslau entre lui et le roi cP Angleterre ; mais il était visible que la reine de Hongrie, rtagteterre, la Sardaigne, la Saxe et la Hollande, s'étant unies contre TempereuT par un traité feît à Yorms, les puissances du Nord, et surtout la Russie, étant vivement sollicitées, les progrès de la reine de Hongrie augmentant en Allemagne, tout était à craindre tôt ou tard pour le roi de Prusse : il avait enfin pris le parti de rentrer dans ses engagements avec la France (27 mai 1744). Le traité avait été «igné secrètement le S avril, et on avait fait depuis à Francfort une alliance étroite entre le roi de France, l'empereur, le roi de Prusse, l'électeur palatin, et le roi de Suède en qualité de landgrave de Resse. Ainsi l'union de Francfort était un contre- poids aux projets de l'union de Yorms. Une moitié de l'Jùirope était ainsi animée

1. Le Journal du règne de Louiê XV, le Mercure, et l'Art de wértfkw fa» **lu, disent le i»

contre l'autre, et des deux côtés on épuisait toutes les ressources de la politique et de la guerre.

Le maréchal Schmettau vint de la part du roi de Prusse annoncer au roi que son nouvel allié marchait à Prague avec quatre-vingt mille hommes, et qu'il en faisait avancer vingt-deux mille en Moravie. Cette puissante diversion en Allemagne, les conquêtes du roi en Flandre, sa marche en Alsace, dissipaient toutes les alarmes, lorsqu'on en éprouva une d'une autre espèce, qui fit trembler et gémir toute la France.

LE ROI DE FfiANCE EST À L'EXTRÉMITÉ. DÈS QU'lL EST OUXAl IL MARCHE EE ALLEMAGNE; IL VA ASSIÉGER PBIBOCBO, TAKDI8 QUE l'AIVEB AïïfRICUElOB QUI AVAIT PÉNÉTRÉ EN ALSACE VA DÉLIVRER LA BOHEME, BT QUE LE PWCE DE C0RTI QA6NE UHE BATAILLE EU ITALIE.

Le jour qu'on chantait dans Metz un Te Deum pour la prise de Château-Dauphin, le roi ressentit des mouvements de fièvre; c'était le 8 d'auguste (1744*). La maladie augmenta; elle prit le caractère d'une fièvre qu'on appelle putride ou maligne y et dès la nuit du 14 il était à l'extrémité. Son tempérament était robuste et iortifié par l'exercice ; mais les meilleures constitutions sont celles qui succombent le plus souvent à ces maladies, par cela même qu'elles ont la force d'en soutenir les premières atteintes, et d'accumuler, pendant plusieurs jours, les principes d'un mal auquel elles résistent dans les commencements. Cet événement porta la crainte et la désolation de ville en ville ; les peuples accouraient de tous les environs de Mets ; les chemins étaient remplis d'hommes de tous états et de tout âge, qui, par leurs différents rapports, augmentaient leur commune inquiétude.

Le danger du roi se répand dans Paris au milieu de la nuit * on se lève, tout le monde court en tumulte sans savoir où l'on va*

1. Les éditions de Kehl, toutes celles qui les ont précédées, et presque toutes celles qui les ont suivies, portent 1745 : ce qui n'est qu'un faute d'impression | voyez le Mercure, août 1744, pages 1891 et 1894, et le Journal du règne de UuùXV.pj

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