CHAPITRE XIII umuM -m son. cesDura du soi de raines, umii narra
SUKPWS fWts BK ROXB.
rto descendre dans le Milanais, 2 firi lait prendre la Tille de Coin* L'nfait don $hsh~ppe et le prince de Conti l'assiégeaient. Le roi de Stritjgneies attaque dans leurs lignes avec une armée supérieure. Bien n'était mieux concerté que Fentreprise de ce naonerqoe. C'était «wde tes occasions ni il était de la politique de donner bataille. S'il était vainqueur, les français avaient peu de ressources, et In retraite était très-dsfficHe ; 1**1 était vaincu, ta fille n'était pat Bons en 4tat 4e résister dans cette saison avuneée, et il avait des 'eutnes sires. Sa disposition passa pour une des plus savantes fion eut jamais vues; cependant H fat vaincu. Les Français et les ^nguetscon&attirent comme des alttésqui se secourent, et comme te rivant qui veulent chacun donner l'exemple. Le roi de Sarda*» gne perdit prés de cinq mille nommes et le champ de bataille. L*t espagnols ne perdirent que neuf cents hommes, et les Français eurent nulle deux cents hommes tués ou blessés. Le prince de Gonti, qoi était général et soldat, eut sa cuirasse percée de deux coups, et fan; chevaux tués sons hri : il n'en parla point dans sa lettre au roi ; un» il s'étendait sur les blessures de MM. de La Force, deSen- Wtefre, de Chauvelm, sur les services signalés de M. de €wnrten, wreeux de MM. de Ghovseul, du Gbatla, de Beaupréau, sur tous ceux qui rayaient secondé, et demandait pour eux des récoïwpcn- 8es. Cette histoire ne serait qu'une liste continnefte, si on pouf ait citer toutes les bettes actions qui, devenues simples et ordinaires, * perdent centinueRernent dans la foule.
Vais cette nouvelle victoire fut encore au nombre de celles qui cassent des pertes sans produire d'avantages réels aux vainqueurs. On a donné plus de cent vingt batailles en Europe depuis 4600 ; et, de tous ces combats, il n'y en a pas eu dix de décisifs. C'est du sang inutilement répandu pour des intérêts qui changent tous les
jours. Cette victoire donna d'abord la plus grande confiance, qui se changea bientôt en tristesse. La rigueur de la saison, la fonte des neiges, le débordement de la Sture et des torrents, furent puis utiles au roi de Sardaigne que la victoire de Coni ne le fut à l'infant et au prince de Conti. Ils furent obligés de lever le siège et de repasser les monts avec une armée affaiblie. C'est presque toujours le sort de ceux qui combattent vers les Alpes, et qui n'ont pas pour eux le maître du Piémont, de perdre leurs armées, même par des victoires.
Le roi de France, dans celte saison pluvieuse, était devant Fribourg. On fut obligé de détourner la rivière de Treisam, et de hii ouvrir un canal de deux mille six cents toises; mais à peine ce travail fut-il achevé qu'une digue se rompit, et on recommença. On travaillait sous le feu des châteaux de Fribourg; il fallait saigner à la fois deux bras de la rivière ; les ponts construits sur le canal nouveau furent dérangés par les eaux : on les rétablit dans une nuit, et, le lendemain, on marcha au chemin couvert sur un terrain miné, et vis-à-vis d'une artillerie et d'une mousqueterie continuelles. Cinq cents grenadiers furent couchés pas terre, tués ou blessés , deux compagnies entières périrent par l'effet des mines du chemin couvert, et, le lendemain, on acheva d'en chasser les ennemis, malgré les bombes, les pierriers, et les grenades, dont ils faisaient un usage continuel et terrible. Il y avait seize ingénieurs à ces deux attaques, et tous les seize y furent blessés. Une pierre atteignit le prince de Soubise, et lui cassa le bras. Dès que le roi le sut, il alla le voir : il y retourna plusieurs fois; il voyait mettre l'appareil à ses blessures. Cette sensibilité encourageait toutes ses troupes. Les soldats redoublaient d'ardeur en suivant le duc de Chartres, aujourd'hui duc d'Orléans1, premier prince du sang, à la tranchée et aux attaques.
Le général Damnitz, gouverneur de Fribourg, n'arbora le drapeau blanc que le 6 novembre, après deux mois de tranchée ouverte. Le siège des châteaux ne dura que sept jours. Le roi était maître du Brisgaw. Il dominait dans laSouabe. Le prince de Clermont, de son côté, s'était avancé jusqu'à Constance. L'empereur était retourné entin dans Munich.