‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 45 sur 257 · COMBAT D'EXILES · texte numérisé non relu

COMBAT D'EXILES

était «ne entreprise dont tant le danger était connu. On se détermina pour 1» route du col d'Exilés, à prés de vingt-cinq lieues de Méce, et en résolut d'emporter cette place.

Cette entreprise n'était pas moins hasardeuse, maison ne pouvait choisir qu'entre des périls. Le comte de Bellelsle saisît avidement cette occasion de se signaler1; il avait autant d'audace pour exécuter on projet que de dextérité pour le conduire : homme infatigable ént te travail du eabinet et dans celui de la campagne. Il part donc, * prend ses chemin en retournant ver»leBauphtné,ets'enionçant eunfe vers leeol de l'Assiette, sur le chemin d'Exilés: c'est là que vingt et un feataffleespiéroontaw l'attendaient derrière des retranchements de pierre et de bois, haute de <6x~huJt pieds sur treise pieds é» profondeur, et garnis d'artillerie.

Jour emporter ees retranchements le comte de Befle-isie avait vmgfe-feutt batuillons et sept canons de campagne, qu'on ne put père placer d'une manière avantageuse. On s'enhardissait à cette entreprise pur le souvenir des journées de Montalhan et de Château- Danphin, qui semblaient justifier tant d'audace. H n'y a jamais d'attaques entièrement semblables, et il est plus difficile encore et plus meurtrier d'attaquer des palissades, qu'il faut arracher avec les mains sous un feu plongeant et continu, que de gravir et de combattre sur des rochers ; enfin, ce qu'on doit compter pour beaucoup, tes Piémontais étaient très-aguerris, et Ton ne pouvait mépriser des troupes que le roi de flfardaigue avait commandées. (19 juillet 1747) L'action dura deux heures, c'est-à-dire que les Piémontais tuèrent deux heures de suite sans peine et sans danger tous les Français qi*Ës choisirent. M. <f Arnaud, maréchal de camp, qui menait une Msfen, fut blessé à mort des premiers avec M. de GriHe, major puerai ue 1 armée.

Parmi tant d'actions sanglantes qui signalèrent cette guerrre de •sus cotée, ce combat rat un de ceux où Ton eut le plus à déplorer la perte prématurée d'une jeunesse florissante, inutilement sacrifiée. Le comte de Goas, colonel de Bourbonnais, y périt. Le marquis de Donge, colonel de Soissonnais, y reçut une blessure dont u mourut six jours après. Le marquis de Brienue, colonel d'Artois, ayant eu un bras emporté, retourna aux palissades en disant : c H

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