‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 46 sur 257 · m*$^*mMrich*.im**mmême<emrtle*<*HA*\*mm*.(e. A · texte numérisé non relu

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m'en reste un autre pour le service du roi ; • et il fut frappé à mort • On compta trois mille six cent quatre-vingt-quinze morts, et mille six cent six blessés : fatalité contraire à l'événement de toutes le» autres batailles, où les blessés sont toujours le plus grand nombre» Celui des officiers qui périrent fut très-grand : presque tous ceux du régiment de Bourbonnais furent blessés ou moururent, et les Piémontais ne perdirent pas cent hommes.

Belle-Isle, désespéré, arrachait les palissades, et, blessé aux deux mains, il tirait des bois encore avec ses dents, quand enfin il recul le coup mortel. U avait dit souvent qu'il ne fallait pas qu'un gêné-* rai survécût à sa défaite, et il ne prouva que trop que ce sentiment était dans son cœur. Les blessés furent menés à Briançon, où l'on ne s'était pas attendu au désastre de cette journée. 11. d'Audiffret, lieutenant du roi, vendit sa vaisselle d'argent pour secourir les malades; sa femme, prête d accoucher, prit elle-même le soin des hôpitaux, pansa de ses mains les blessés, et mourut en s'acquittant de ce pieux office : exemple aussi triste que noble, et qui mérite d'être consacré dans l'histoire '.

UROI M FEAHCE, MAITRE DE LA FLANDRE ET VICTORIEUX, PROPOSE EH VJJH LA PAIX. PRISE DU BRADANT HOLLANDAIS. LES CONJECTURES FONT UK ST4T- HOUDER.

Dans ce fracas d'événements, tantôt malheureux, tantôt favorables, le roi, victorieux en Flandre, était le seul souverain qui voulût la paix. Toujours en droit d'attaquer le territoire des Hollandais, et toujours le menaçant, il crut les amener à son grand de*, sein d'une pacification générale en leur proposant un congrès dans une de leurs villes: on choisit Bréda. Le marquis de Puisieux y alla

1. On a prétendu que le chevalier de Bclle-Isle avait connaissance de l'ordre que le roi de Sardaigne avait donné de se retirer en cas d'attaque, parce qu'il croyait que les généraux français n'attaqueraient ce poste qu'après ravoir tourné, et s'être emparés des hauteurs : ce qui n'était pas impossible Belle-Isle avait donc l'espérance de réussir, et le succès l'eût couvert de gloire ; mais le général piémontais sut interpréter les ordres de son souverain, et il ne crut pas qu'on lui eût défendu d'attendre une attaque dont le succès était impossible. (&.)

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