‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 74 sur 257 · Le » auguste · texte numérisé non relu

Le » auguste

fcW CHAPITRE XXXII.

tien contre un prince qui avait près de cent cinquante railla 4 battants à ses ordres, et qui passait déjà pour le plus grand général de l'Europe (11 octobre). Il répondit aux lois par une bataille ; elle se donna entre lui et l'armée autrichienne, qu'il alla chercher à l'entrée de la Bohème, près d'un bourg nommé Lovosilz.

Cette première bataille fut indécise par le nombre des morts; mais elle ne le fut point par les suites qu'elle eut. On ne put -empêcher le roi de bloquer les Saxons dans le camp de Pirna mène; les Autrichiens ne purent jamais leur prêter la main, -et cette petite armée du roi de Pologne, composée 4'envwen treise à quatorze mille hommes, se rendit prisonnière de guerre sept jours après la bataille.

Auguste, dans cette capitulation singulière, seul événement militaire entre lui et le roi de Prusse, demanda seulement qu'on ne fit point ses gardes prisonniers. Frédéric répondit « qu'il ne pouvait écouter cette prière ; que ces gardes serviraient infailliblement contre lui, et qu'il ne voulait pas avoir la peine de les prendre une seconde Ibis » . Cette réponse lut une terrible leçon à tout les princes, qu'il faut se rendre puissant quand on a un voisin puissant.

Le roi de Pologne, ayant perdu ainsi son électorat et son armée» demanda des passe-ports à son ennemi pour aller en Pologne ; ils lui furent aisément accordés; on eut la politesse insultante de lui fournir des chevaux de poste, il alla de ses États héréditaires dans son royaume électif, où il ne trouva personne qui proposât mémo de s'armer pour secourir son roi. Tout l'èieotorat fut mis à contribution, et le roi de Prusse, en faisant la guerre, trouva dans les pays envahis de quoi la soutenir. La reine de Pologne ne suivit point son mari : elle resta dans Dresde ; le chagrin y termina bientôt sa vie. L'Europe plaignit cette famille infortunée ; mois» dans le cours de ces calamités publiques, un million de familles essuyaient des malheurs non moins grands, quoique plus obscurs. Les magistrats municipaux de Leipsick firent des remontrances sur es contributions que le vainqueur leur imposait ; ils se dirent dans l'impuissance de payer : on tes mit en prison, et ils payèrent.

Jamais <m ne donna tant de batailles que dans cette guerre. Les Russes entrèrent dans les États prussiens par la Pologne. Les Français, devenus auxiliaires de la reine de Hongrie, combattirent

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