L'abbé de Chauvelin. (Note de Voltaire
1 II ne sera pas inntile d'observer ici que tons ces troubles n'eurent d'éclat et d'importance que par les divisions du ministère. Toute opération du gouvernement qui n'est pas de nature à soulever le peuple ne peut exciter aucun trouble
ASSASSINAT DU ROI DR PORTUGAL. JESUITES CHASSÉS DU PORTUOAi, RT RRSU1TR DR LA FRARCR.
Un ordre religieux ne démit pas faire partie de rhistoire. Aucun historien de l'antiquité n'est entré dans le détail des établissements des prêtres de Cybèle ou de Junon. C'est un des malheurs de notre police européane que les moines, destinés par leur institut à être ignorés, aient fait autant de bruit que les princes, soit par leurs immenses richesses, soit par les troubles qu'ils ont excités depuis leur fondation.
Les jésuites étaient, comme on sait, les souverains véritables du Paraguai, en reconnaissant le roi d'Espagne. La cour d'Espagne avait cédé, par un traité d'échange, quelques districts de ces contrées au roi de Portugal Joseph 111, de la maison de Bragance. On accusa les jésuites de s'y être opposés, et d'avoir fait révolter les peuplades qui devaient passer sous la domination portugaise. Ce grief, joint à beaucoup d'autres, fit chasser les jésuites de la owff de Lisbonne.
dans une monarchie tant qu'il rabsiste de la force et de l'union dans le conseil du prince.
Rien n'est funeste aux rois que leur propre faiblesse.
Ce vers renferme toute la politique des monarques dans ce qui intéresse 11 tranquillité de l'État, leur autorité, leur sûreté.
Mai» comment se flatter que la tranquillité se rétablisse, lorsque chaque parti contre lequel le gouvernement se déclare est sûr d'avoir des protecteur! dans le gouvernement même, et peut espérer de les voir bientôt s'emparer du premier crédit ? Comment s'assurer qu'il n'y aura pas de troubles, si ceux mômes qui devraient les réprimer s'unissent en secret avec les brouillons qui les excitent?
Dans une monarchie, c'est à la cour seule que te forment les orages ; c'est là que sont les vrais perturbateurs; c'est de là que parlent les intrigues qui excitent les factions, ou les ordres violents qui soulèvent les peuples. A la Chine, on rend ceux qui gouvernent responsables des troubles, quelle qu'en soit la cause ou le prétexte : cette loi n'est pas injuste en elle-même, mais elle est absurde. C'est donner un moyen de plus à ceux qui veulent déplacer un gouverneur ou un ministre ; le seul remède à ce mal est de n'avoir pour ministres que des hommes honnêtes et guidés par les mêmes principes de politique. K.)