‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 95 sur 257 · ASSASSINAT DU ROI DE · texte numérisé non relu

ASSASSINAT DU ROI DE

Quelque temps après, la famille Tavora oncle de la jeune comtesse Ataïde d'Atouj marquise de Tavora, père et mère de 1 comte Ataïde, son époux, et un des frèr< tunée, croyant avoir reçu du roi un out lurent de s'en venger. La vengeance s superstition. Ceux qui méditent un granc nous des casuistes et des confesseurs q mille, qui pensait être outragée, s'adre grida, Alexandre et Mathos. Ces casuiste pas seulement un péché qu'ils appellent 1

U est bon de savoir, pour l'intelligence casuistes distinguent entre les péchés q péchés qui conduisent en purgatoire pou péchés que l'absolution d'un prêtre n prières ou quelques aumônes, et les péch cune satisfaction. Les premiers sont morte

La confession auriculaire causa un p qu'elle en avait produit dans d'autres p; pour expier les crimes en a fait comme Fa déjà vu* souvent dans cette histoii humaine.

(3 septembre 1758) Les conjurés, mu l'autre monde, attendirent le roi, qui petite maison de campagne, seul, sans d< tirèrent sur son carrosse, et blessèrent narque.

Tous les complices, excepté un domesi ans périrent par la roue, les autres furen tesse Ataide, dont le mari fut exécuté, ail dans un couvent tant d'horribles malhei être la cause. Les seuls jésuites qui ai

lt CTest ce qui est rapporté dans Yacordao, o conseil royal de Litbonne. (Note de Voltaire.)

2. Comme il est dit dans l'Avertissement de Bei le chapitre xxxvm du Précis du Siècle de Louù pitre lx lu Siècle de Louis XIV, imprimé à la générale et sur les Mœurs et l'Esprit des natic es cet Essai, Voltaire parlait de plusieurs i

l'assassinat du roi, par le moyen de la confession, moyen i dangereux que sacré, échappèrent alors an supplice.

Le Portugal, n'ayant pas encore reçu dans ce tempe-là les lumières qui éclairent tant d'Etats en Europe, était plus soumis au pape qu'un autre. Il n'était pas permis au roi de faire condamner à la mort, par ses juges, un moine parricide; il fallait avoir le consentement de Rome. Les autres peuples étaient dans le itou* siècle; mais les Portugais semblaient être dans le xu\

La postérité aura peine à croire que Je roi de Portugal fit solliciter à Rome, pendant plus d'un an, la permission de faire juger chez lui des jésuites ses sujets, et ne put l'obtenir. La cour de Lisbonne et celle de Rome furent longtemps dans une querelle ouyerte ; on alla même jusqu'à se flatter que le Portugal secouerait un joug que l'Angleterre, son alliée et sa protectrice, avait foulé aux pieds depuis si longtemps ; mais le ministère portugais avait trop d'ennemis pour oser entreprendre ce que Londres avait exécuté : il montra à la fois une grande fermeté et une extrême cou* descendance.

Les jésuites les plus coupables étaient en prison à Lisbonne ; le roi les y laissa, et prit le parti d'envoyer à Rome tous les jésuites de ses États. On les déclara bannis pour jamais du royaume ; mais on n'osait livrer à la mort trois jésuites accusés et convaincus de parricide. Le roi fut réduit à l'expédient de livrer du moins Malagrida à Tlnquisition, comme suspect d'avoir autrefois avancé quelques propositions téméraires qui sentaient l'hérésie.

Les dominicains, qui étaient juges du saint-office et assistants du grand-inquisiteur, n'ont jamais aimé les jésuites : ils servirent le roi mieux que n'avait fait Rome. Ces moines déterrèrent un petit livre de la Vie héroïque de Mainte Anne, mère de Marie, dictée au révérend père Malagrida par sainte Anne elle-même. Elle lui avait déclaré que l'immaculée conception lui appartenait comme à sa fille, qu'elle avait parlé et pleuré dans le ventre de sa mère, et qu'elle avait fait pleurer les chérubins. Tous les écrits de Malagrida étaient aussi sages ; de plus, il avait fait des prédictions et des miracles : et celui d'éprouver, à l'âge de soixante et quinze ans, des pollutions dans sa prison n'était pas un des moindres. (21 septembre 1761) Tout cela lui fut reproché dans son procès ; et voilà pourquoi il fut condamné au feu, sans qu'on l'interrogeât seulement

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