‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 98 sur 257 · DE LA BULLE DU PAPE REZZOMCO, CLÉMENT MI, BT DE SES SUITES · texte numérisé non relu

DE LA BULLE DU PAPE REZZOMCO, CLÉMENT MI, BT DE SES SUITES

L'infant duc de Parme, don Ferdinand de Bourbon, ayant suivi l'exemple de tous les princes de sa maison en chassant les jésuites, fit dans ses États plusieurs règlements utiles qui réprimaient les abus monastiques ; et son ministre, très-estimé dans l'Europe *, eut surtout la prudence de prévenir les prétentions de la cour de Itome, qui croyait être en droit de juger toutes les affaires contentieuses de Parme, Plaisance, et Guastalle, et de conférer tous les bénéfices. Ces prétentions étaient tirfes premièrement de saint Pierre, qu'on prétend avoir été évéque de Rome ; secondement, de la comtesse Mathilde, qui avait donné Parme et Plaisance au pape Grégoire Vil, avec plusieurs autres beaux domaines; mais il n'a jamais été prouvé que saint Pierre ait été à Rome ; et il est prouvé qu'il ne donna aucun bénéfice dans Parme, Plaisance et Guastalle, «t qu'il ne jugea aucun procès.

Quant à la comtesse Mathilde, sœur de l'empereur Henri IIT, et imite de cet empereur Henri IV que les papes rendirent si malheureux, cette donation a toujours été regardée comme nulle par tous les jurisconsultes impériaux, n'étant pas permis de disposer d'aucun fief de l'empire sans le consentement du suzerain. On était même encore si persuadé, du temps de Charles-Quint, de l'invalidité des droits pontificaux que cet empereur s'empara de Plaisance

1. Ce chapitre a été ajouté, en 1769, dans l'édition in-4*. (B.) î. Ce ministre élait nn Français nommé Tillot, et créé, par l'infant, marquis •de Feiino. C'est sous ce dernier nom ru'il est connu. (K.)

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