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«*!»^yAA
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( ip7 ) entre le c et le p ( rho) , comme dans le nom grec
Oo-o^ô«$ j cette circonstance est à noter en faveur de
ia synonymie.
La base de cette curieuse statuette , et qui fait corps avec ia figure , porte une seconde inscription hiéroglyphique ( vcy^^pi.X, n." 1 ), renfermant deux cartouches, et composée en très-grande partie de signes p/io ne tiques ; sa transcription , en caractères coptes , donne >
Ctît (Ocp^Tciv) -t^-SvS hcTTît (&>JULnJui.. .(i).. )
JWC CTÎT, JtXO'ifT (kî^KEC) q pMÏ '
ce qui signifie : le roi ( Osorîasen) , aimé du roi ( c/ieri d'Atnnwn.,.,.) enjantdu roi, et de sa gracieuse mère Ran....
Deux stèles coloriées, envoyées récemment d'Egypte à JVÏ. Thédenat du Vent fils , sont venues confirmer pleinement ia iecture du nom royal Osorîasen, et la synonymie de ce nom hiéroglyphique avec I'Oûto^Gccj^ et i'Oo-opG^y de Manéthon : elles nous apprennent , de plus , quel était ce fils d'Osortasen , mentionné dans l'inscription de la statuette, qui porte le titre de chéri d'Atmnon, et dont le nom propre n'est par conséquent exprimé que par un seul caractère , les parties aniérieures d'un lion; ces deux stèles m'ont appris enfin, si la femme nommée Ran était la mère du premier ou du second de ces rois.
La première de ces stèles représente deux personnages en pied , un homme richement décoré et une femme. La légende de la figure d'homme ( pL X,
( I ) Ici les parties antérieures d'un lion.
( .98 ) n.*' 3 ), contient son nom propre et celui de son père , et se lit , OcpT^Cîî Cî ( ou c^ ) in>4, c'està-dire, OsoRTASEN ^/j de Ptahaf, Nous avons évidemment ici le même nom que sur l'obélisque d'Héiiopolis et sur la petite statue de cornaline ; il n'est point entouré d'un cartouche ; celui de son père n'est point complet , mais nous pouvons le restituer hardiment; iTT^q Ptahaf ^ n'est qu'une abréviation du nom propre HT^q^TT, Ptahaftêp (pi. X, n.*' 4)» ^'^^ propre dé/à analysé (i); car j'ai fort souvent observé, dans deux textes hiéroglyphiques comparés , que le groupe qnm (pi. X, n.* 5) de l'un, était abrégé dans l'autre, de manière à ne conserver que le premier de ses signes q (pi. X, n.'' d). Le nom du père d'Osortasen fut donc Ptahftep, c'est-à-dire, le goûte' ou l'éprouve' par Phtha , et Ptahaf par abréviation. On ne peut s'empêcher de remarquer aussi que les difFérens textes de Manéthon donnent au roi , père et prédécesseur d'Osorthos (Osortasen), les noms de lier'iiQou; , UeryQaurr^ç et IlgTV^ctcrTîi^ j mais rien ne prouve encore que ÏOsortasen de cette stèle soit le roi Osortasen de l'obélisque d'HéllopoIis et de la statuette; son nom et celui de son père étant, sur la stèle, dénués de cartouche, signe ordinaire des noms royaux. Mais la légende qui accompagne la femme placée près de cet Osortasen, prouve à elle seule l'identité des deux personnages; cette même légende, gravée
(i) Suprà, pag. 117.
( ^99 ) (pi. X, n.** 7), signifie en effet, Domina mater ejus
gratiosa Ran : et ce sont là, signe pour signe (à l'exception du seuf titre «eêkx (pi. X, n.* 8), Domina)^ les titres et le nom de la reine mentionnée dans l'inscription de la statuette, sa gracieuse mère Ran (i).
II est évident que ÏOsortasen de la stèle de M. Thédenat est bien le roi Osortasen de l'obélisque d'Héliopolis et de la statuette de M. Durand. Le roi Osortasen était donc fils du roi Ptahftêp et de Ran.
S'il pouvait rester quelques doutes à cet égard, ils seraient promptement levés par ia seconde stèle de M.Thédenat. Ce monument, de même matière et d'un travail semblable à celui de la première , offre l'image de deux personnages assis, un homme et une femme; devant eux est une seconde femme debout, et tous trois jeçoivent des offrandes de fleurs et de fruits que leur présente un quatrième individu habillé fort simplement.
L'homme assis tient dans sa main un sceptre semblable à celui que portent les Pharaons dans les basreliefs historiques, et la légende placée au-dessus de sa tête ( pi. X , n.° 5) ) est ainsi conçue : ^^-uu^. . . .
ujE OCpTCîT , le chéri ou le donné par Ammon
fils d'Osortasen. Ainsi le nom propre de ce personnage, qualifié de chéri d' Ammon et de fils d'Osortasen , est formé comme celui du roi chéri d' Ammon , et fils du roi Osortasen, mentionné dans l'inscription de la statuette de cornaline ( pL X , n.° 2 ), des parties ante'rieures d'un lion. Il est
(i) PL X, n.° 2, les sept derniers caractères.
incontestable maintenant que l'obélisque d'HéiiopoIis, la statuette et les deux stèles se rapportent à un seul et même personnage , le roi Osortasen ( l'Osorthos des Grecs), à son père Ptahafîêp (le Petubastes des Grecs ) , à sa mère , et à son fiis , dont il importe ici d'analyser le nom propre.
Ce nom propre pouvant être exprimé par un seul signe, n'est certainement point phonétique ; il est donc symbolique , et il ne s'agit plus que de connaître la valeur symbolique de ce même signe , les parties ontérieures d'un lion. L'inappréciable ouvrage d'Horapoilon nous satisfait pleinement à cet égard ; il porte, livre I.'^: AAk-hv h^ y^Çovreç {Aiyj7rTioi),AEONTOZ TAEMnPO20EN ^uy^ÇovŒi ^ les Égyptiens voulant exprimer la j^r^^ (ctAjwîi'), peignent les parités antérieures d'un lion (i); le texte est formel j et le mot de la langue parlée des Egyptiens, qui exprime spécialement cette idée, ctAîWf, force, rohur t c'est a^OA*., djom , sjorn, ou 6oju^ et ^xjw-, sjam^ selon les dialectes , mot qui est aussi la véritable orthographe égyptienne du nom de ï Hercule égyptien, que les Grecs ont écrit Sg^w-, So/x,o4 et Tofjio^. Or, le roi que Manéthon nous donne comme le successeur immédiat du roi Osorthos (Osortasen), est 'i'AMMOTS, nom propre dans lequel on ne peut méconnaître la même racine 6o-«-, ohJtXy !^0-«, être fort , être puissant , passée à l'état de nom par l'addition de l'article déterminatif masculine, ce qui a produit tt^oa* , ir^ijui, Psjom ,
(i) Horapollon, liv. 1, n.° 18.
Pdjom, Psjam, Pdjdm , le fort, ou plus simplement Hercule ( i'cgyptien ). La traduction de ce nom propre symbolique est justifiée d'ailleurs par ces mots de Manéthon même , placés entre le nom du roi Osorthos et celui de Psammus , mots qu'il faut évidemment rapporter à ce dernier, Psammus : ov H(f^JcA8cc kiyj^rioi £KS^Ae<raM, que les Egyptiens j, dit-il, ont appelé' Hercvle. Cette réunion de faits et de rapprochemens achève donc de prouver que les cartouches royaux de l'obélisque d'Héliopolis (i), ceux de la statuette de M. Durand, et les noms propres des deux stèles de M. Thédenat, appartiennent à une seule et même famille , et nous fournissent les noms de trois souverains de l'Egypte Ptûlidftêp , Osortdsen et Pdjam, que les Grecs ont appelés Peîuhastes , Osorthos et Psammus.
Les deux stèles de M. Thédenat présentent, outre cela, un intérêt plus particulier, en ce qu'elles nous font connaître tous les individus des deux sexes qui firent partie de la xxm.® famille royale égyptienne, qui était Tanite ; nous y lisons en effet,
i." Le nom du roi Petouhastes ( Ptahaftêp) [z] , chef de cette dynastie ;
i.** Le nom de sa femme (3);
3 ,** Le prénom et le nom du roi Osorthos (Osortasen), leur fils et successeur (4);
(i) Tableau général, n.° 119..
(2) Planche X, n.°* 3 et 4.
(3) Ibid. n.°» 2 et 7.
(4) Ibid, n."* 2, 3 , 9. Tableau général, n.° 119.
4." Le nom du roi Psammus (Psjam, Pdjam), fils et successeur d'Osorthos. Ce nom est écrit symboliquement comme ceux de la plupart des dieux, et on le retrouve avec son prénom royal ( i ) sur les deux grands obélisques de Karnac , à Thèbes. Ces monolithes , les plus colossals de tous ceux de leur espèce, justifient en quelque sorte le nom divin d'Hercule, donné au roi qui a élevé ces énormes blocs de granit, ayant trente-deux pieds de tour et quatre-vingt-onze pieds de hauteur;
5." Le nom d'une fille d'Osorthos et sœur du roi Psammus , représentée debout , à côté de son frère assis» et recevant les mêmes offrandes ; la légende hiéroglyphique de cette princesse (pi. X, n.° 10), porte : TCîtq C^.-W-KcyT, c'est-à-dire, sa sœur Amonschet , ou Amonsché, si la lettre nr ne fait point partie du nom propre et lî'est ici que la marque caractéristique ordinaire des noms propres féminins ;
<5.° La môme stèle montre aussi une femme assise, sur le même siège que Psammus; c'est l'épouse de ce roi, comme nous l'apprend la légende hiéroglyphique (pi. X, n.° II), T(<gSJU.E)q jmpq B£iX. : son épouse qui laime^ Beba ou Bebo ; car ia. feuille , dernier signe de ce nom propre, est une voyelle vague, susceptible, comme on l'a déjà dit, d'exprimer les sons A ou O ;
1° Enfin , à coté du roi Psammus et de la reine sa femme, est un petit enfant, accompagné d'une légende hiéroglyphique (pi. X, n.° 12), ainsi conçue : ajEc|
(i) Tableau général, n.» 120.
( 203 ) jupq ^-U-upZs'^f , son fils {jui l'aime, Amonraou ou Amon-
rav. Ce fils du roi Psammus est debout, comme sa tante Amonschet , et d'après le Canon royal de Manéthon , il ne paraît point avoir occupé le trône après son père; c'est le dernier rejeton de la famille royale des Tanites. J'ai cru qu'on me pardonnerait ces détails en faveur des lumières historiques qu'ils fournissent en définitif ; et ils étaient nécessaires pour justifier la lecture du cartouche royal de l'obélisque d'Héliopolis, Ce ne sera point d'ailleurs sans quelque plaisir qu'on retrouvera dans la jolie statuette de M, Durand, l'image d'un roi, portant le témoignage écrit du pieux souvenir d'un fils roi comme lui, et de sa mère qui lui a survécu ; on verra de plus, dans les stèles de M. Thédenat, une preuve monumentale de cette espèce de culte que les Egyptiens, d'après le témoignage unanime de l'antiquité, accordaient à leurs rois et à la famille entière de ceux dont la fonction fut de veiller sans cesse au bien-être et aux plus chers intérêts du pays. ^
Ces rapprochemens rentrent aussi dans le but spécial de ce chapitre , puisqu'en multipliant les applications de mon alphabet, ils prouvent que , sous la xxiii.^ dynastie royale, antérieure de 350 ansàCambyse, les Egyptiens écrivaient les noms propres et d'autres mots de leur langue avec des hiéroglyphes pour la plupart phonétiques.
Il en était de même sous la dynastie précédente , la XXII.*, celle des Buhastiics, dont le chef, que Manéthon appelle Sésonchis , Xia-oy^j^;, ou ^iaroy^cccnc^ ,
Sésonchosîs, est le Pharaon que l'Ecriture nomme pt^^l^ ou pîi^lîi', nom qu'on prononce Sésac, Schischac ou Schouschûg. Ce Pharaon s'empara de Jérusalem, sous le règne de Roboam, petit-fils de David, et enleva les boucliers d'or de Saiomon (i). Les Paraiipomènes , parlant du même Schischak^ disent que son armée était composée de douze cents chars, de soixante mille cavaliers, et d'une foule innombrable de fantassins Egyptiens D^'nV^, Libyens Wl'h, Troglodytes D^OD, Qi Éthiopiens D^li^D (2). L'enumération de ces divers peuples montre la grande influence que l'Egypte exerçait à cette époque reculée; elle prouve encore que Sésonchis fut, comme la plupart des chefs de dynasties égyptiennes, un prince guerrier, que la caste militaire plaça et maintint sur le trône. Manéthon nous apprend aussi que ce conquérant transmit le pouvoir souverain à son fils Osorchon et à trois autres de ses descendans.
On a dessiné , à Thèbes , sur une des colonnades qui décorent la première cour du grand palais de Karnac, deux légendes royales gravées sous lesn."* 1 1 ^ et 117. Le prénom de la première contient le titre
ba nx np'1-îban n*3 mi-ivix r-ixi r—tin' n'3 miïN nx np"i : abs^n»
: nabK' TW^ IK^N anrn *J3a «Et il arriva dans la cinquième année du 3> roi Roboam, que Schonshac , roi d'Egypte , vint à Jérusalem ; il em- » porta les trésors de la maison de Jéhova et ceux de la maison du roi ; ti il emporta aussi tous les boucliers d'or qu'avait faits Saiomon». (I." Livre des Rois , chap. XIV, vcrreis 2J et 26. ) (2) 11/ ParaUf. XII > 1.
approuvé par le Soleil^ et le second cartouche, surmonte du titre fils iiu Soleil, est entièrement phonétique, et se lit : C^JW-UJU- (î-s) yj^s^K, le cheYi d'Amoun Scheschonk; ce qui est bien la transcription égyptienne du nom Sso-oy^/4, Sésotich'is , de Manéthon. Nous sommes donc pleinement autorisés à prononcer ce nom propre hiéroglyphique Scheschonk , en suppléant les voyelles supprimées dans l'égyptien , d'après l'orthographe grecque de ce même nom propre. L'analogie de ces deux noms est complète.
Mais ce qui établit encore mieux que ie nom royal hiéroglyphique Scheschonk, et le nom grec Sso-cyp^-/^ , ont appartenu à un seul et même prince, c'est que le nom propre du roi compris dans la légende n.° 117, gravée sur la même colonnade de Karnac et dans le voisinage de la première, se lit sans la moindre difficulté, ^jw-î^jw-(m) OcpKîV ou Ocp6îV, le chéri d'Amoun, Osorkon ou Osorgon ; et nous avons déjà dit que les divers extraits de Manéthon donnent pour successeur immédiat à Sesonchis ( Scheschonk ) , un roi appelé Oa-o^yy^ , nom que les copistes ont facilement confondu avec celui d'Oo-opôo)^ ou Oo-o^Gcjv. Les cinq derniers signes du prénom d'Osorchon ( n.** ny ) » ex* priment le titre honorifique approuvé d'Amoun ou d'Ammon.
II me paraît certain que le Pharaon Osorchon est le roi nommé 'ïi^lDn H^f, Zarah , Zarach ou Zoroch , l'Éthiopien , qui, comme le témoigne le quatorzième chapitre du second livre des Paralipomènes , vint
camper à Marésa, avec une armée immense , sous le règne d'Asa, petit-fils de Roboam, Osorchon fiit à-Ia-fois et le fils et ie successeur de Sésonchis; ce fait, que l'histoire écrite par les Grecs n'a point indiqué , est attesté par un manuscrit hiéroglyphique gravé dans l'atlas de M, Denon. C'est un de ces tableaux fianéraires chargés de figures accompagnées de légendes hiéroglyphiques, et qui, par leur courte étendue et la négligence du travail, comparés à l'importance des individus auxquels ils se rapportent, ne peuvent être considérés que comme des espèces de textes commémoratifs de la mort et des obsèques de divers rois ou grands personnages. Ces tableau)c sont assez communs et se font toujours remarquer par la bizarrerie des scènes et des figures qui les composent. Celui dont il est ici question (i), offre d'abord, comme tous les manuscrits de cette classe , l'image d'une momie que reçoit entre ses bras étendus le dieu créateur Phtha, caractérisé par un scarabée placé sur sa tête. Cette momie reparaît vers l'extrémité opposée du rouleau, couchée dans une espèce de sarcophage ou de cercueil , sur lequel repose l'image symbolique d'une ûtne mule (l'épervier à tête humaine barbue); à côté de la momie et de l'ame sont une enseigne sacrée , et un de ces grands et longs éventails portés en signe de suprématie autour des dieux et des rois figurés sur les bas-reliefs égyptiens. A côté , et sur un riche
( 1 ) Voyage dans la Haute et Basse-Egypte , par M. Denon , pi. 137.
t'I XL,
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