‹ Précis du système hiéroglyphique des anciens égyptiens, ou, Recherche sur les éléments premiers de cette écriture sacréeChapitre 4 sur 79 · PRÉFACE. XJ · texte numérisé non relu

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vertes de nos voyageurs nous les révéleront.

Quoique Thistoire de la race humaine et de ses dispersions présente encore beaucoup de problèmes , i étude et la comparaison des langues et des institutions civiles des peuples promettent, pour les résoudre, tant d'hçureux moyens , qu'on ne doit point désespérer d'obtenir des notions précises sur les origines des nations le plus anciennement civilisées. Quelque temps encore que ces grands résultats se fassent attendre pour i'histoire des autres peuples, celle de l'Egypte s'éclaircit; des monumens authentiques parlent et jalonnent l'espace ; les Pharaons reprennent légitimement la place que de vains systèmes essayaient de leur disputer; et ce n'est point un des moindres résultats des recherches exposées dans cet ouvrage, que d'avoir démontré, par des faits contemporains, la certitude de l'histoire de l'Egypte jusqu'au XIX."" siècle avant l'ère chrétienne, au moyen de la succession de ses rois, fournie par les monumens publics, et qui confirme celle que Manéthon présenta il y a deux mille ans.

xi; PRÉFACE,

Le Lut spécial de cet ouvrage ne ma point permis de développer ces faits historiques ; ils appartiennent d'ailleurs à une autre partie de mon travail. Le titre de Précis que j'ai dû adopter pour celui-ci m'a imposé d'autres réserves encore ; j'ai dû, par exemple, m'abstenir d'entrer dans une foule de détails plus spécialement relatifs à la grammaire hiéroglyphique proprement dite : il ne s'agissait ici que du système en général et de ses élémens constitutifs.

\-! Explication des planches contient parfois quelques éclaircissemens qui n'ont pu trouver piace dans le texte; ces planches sont aussi de deux sortes : celles que leur forme a permis de laisser en regard du texte qui s'y rapporte, et celles qui composent le T^^/^^^ général des signes et groupes hiéroglyphiques des trois ordres cités dans mon ouvrage. Ces 450 7nots ou combinaisons hiéroglyphiques suffisent sans doute pour étabhr la vérité des divers principes qui y trouvent leur preuve en même temps que leur application : j'ai cru inutile de les multiplier davantage , quoique les

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monumens me présentassent de toutes parts des exemples analogues et tout aussi probans. Onze autres planches placées à fa suite du Tableau général contiennent mon Alphabet hiéroglyphique phonétique , accru d'un Sfrand nombre de nouveaux caractères homopliones, La troisième colonne de chacune de ces planches présente l'Alphabet hiératique phonétique, c'est-à-dire , ceux des signes de l'écriture sacerdotale égyptienne qui expriment les mêmes sons ou les mêmes articulations que les caractères hiéroglyphiques de la première colonne. Les signes alphabétiques démotiques ou de X écriture populaire égyptienne occupent la quatrième. Les formes démotiques marquées d'un astérisque * expriment bien le même son que ies caractères hiératiques et hiéroglyphiques correspondans , mais ne paraissent point en être directement dérivées. Ce triple alphabet se compose de tous les signes dont la valeur est déjà certaine, et il se complétera par les progrès que doivent faire les études hiéroglyphiques, et par la publication de nouvelles inscriptions et des pa-

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pyriis ou manuscrits appartenant à Tune des

trois sortes d'écritures usitées dans l'Egypte

ancienne.

II était naturel d'adopter, pour la transcription des mots et des formules hiéroglyphiques, l'alphabet copte, c'est-à-dire l'alphabet que les Egyptiens devenus chrétiens empruntèrent aux Grecs en abandonnant pour toujours leurs anciennes écritures nationales, puisque c'est avec ce même alphabet que sont écrits les livres qui nous ont transmis la langue égyptienne elle-même dans presque toute son intégrité. Il faut observer seulement que les mots coptes qui , dans une transcription quelconque , sont placés entre deux parenthèses , n'expriment que le mot égyptien correspondant à un signe ou groupe hiéroglyphique , lequel étant idéographique et non phonétique , ne rendait point de son.

. Les sa vans auxquels les études égyptiennes ne sont point étrangères, jugeront ces nouveaux résultats de mes efforts pour la solution du plus important problème que l'étude de l'antiquité ait encore à discuter. Ces résultats

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