‹ Précis du système hiéroglyphique des anciens égyptiens, ou, Recherches sur les élemens premiers de cette écriture sacrée, sur leurs diverses combinaisons, et sur les rapports de ce système avec les autres méthodes graphiques égyptiennes (volume 2)Chapitre 27 sur 59 · AFRICANUS · texte numérisé non relu

AFRICANUS

D’après ia gravure de Kircher, l’obélisque Aibani présente, avant ces noms propres, les traces d’un cartouche qui renfermait certainement le nom de l’empereur en l’honneur duquel cet obélisque a pu être érigé. Un dessin correct de ce monolithe nous eût permis de lire ce nom , et il aurait suffi peut-être pour nous fournir quelques notions sur le personnage qui porta, soit le prénom Sextus , soit le surnom Africatius , en fixant l’époque précise de son existence. Toutefois Lucilius Rufus et Sextus Africanus ne peuvent être que les deux préfets d’Egypte, Rufus et Africanus, cités dans les auteurs ou les inscriptions grecques d’Égypte ( voyez ies Recherches &c. de M. Letronne ), et qui auront fait exécuter les deux obélisques, pour en faire hommage à l’empereur régnant.

Mais ce qui importe bien plus au but général de cet ouvrage, c’est de déduire les conséquences naturelles de la lecture des noms propres, prénoms ou surnoms Antinous, Lucilius Rufus , et Sextus Africanus , que nous

(i) Voyez le nom hiéroglyphique de Philippe , Tabl.gén. n.° 126.

( IOO )

venons de reconnaître dans les textes hiéroglyphiques; et ces conséquences se réduisent à deux seulement :

i Les Égyptiens , du temps des Romains, en transcrivant ies noms propres étrangers en hiéroglyphes phonétiques , ne plaçaient auprès de ces caractères aucun signe qui pût avertir de leur nature phonétique;

z.° Les caractères phonétiques étaient groupés toujours, sans aucune distinction particulière , avec des signes proprement idéographiques , tels que ies caractères précités dieu , déesse, homme , femme , taureau, vache , &c.

Ainsi donc, à l’égard du système général de l’écriture hiéroglyphique, nous reconnaissons déjà avec certitude qu’il employa deux ordres de signes très-différens : ies uns exprimaient des sons , et les autres des idées . Poursuivons cette analyse.

( loi )

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