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puisqu’il est tout-à-fait semblable, pour la fruitière et pour le travail, aux obélisques Pamphile , Barberini, et de Bénévent, que j’ai prouvé appartenir aux règnes de Domitien et d’Hadrien. La matière et le travail de ces obélisques diffèrent essentiellement, en effet, de la matière et du travail des grands monolithes de Rome purement égyptiens et du plus ancien style. Cette dernière observation est due à la sagacité de Georges Zoëga ( i ). Mais ce savant , qui rapportait ces obélisques à l’époque des rois égyptiens successeurs de Psammitichus, ffa point dit que l’ obélisque Borgia (2) était en quelque sorte un double de ¥ obélisque Al~ bani (3). Ces deux obélisques doivent avoir été primitivement placés en pendans, à l’entrée d’un temple ou de tout autre édifice public, soit en Italie, soit en Égypte. Il ne reste de chacun de ces deux monolithes qu’un seul fragment de leur partie inferieure, lequel, vers la base de l’obélisque, contient la dédicace du monument et le nom de ceux qui le firent ériger; il 11e reste non plus de ces parties curieuses des deux obélisques, que deux noms ou surnoms latins, -écrits en hiéroglyphes, et la fin d’un troisième. Ces noms ou surnoms sont tracés en ligne courante, sans cartouche, sur les quatre faces des deux monolithes , et chacun d’eux est encore suivi de l’hiéroglyphe d’espèce homme ,
(1) De origine et usu obeliscorum , pag. 474, 598, 599, &c. &c.
(2) Gravé dans l’ouvrage de Zoëga, page 192.
(3) Gra vé dans Kircher , Obeliscus Minerveus ,page 136.
comme le nom précité de Lucilius , comme tous les noms propres d’homme égyptiens, dont nous donnerons successivement la lecture.
L’obélisque Borgia, aujourd’hui à Naples dans le musée Bourbon, ne porte plus que les derniers caractères du premier nom ou surnom (pl. VII, n.os p et i i), qui se lisent tantôt TK-TS (face troisième ) et tantôt TTKS (face deuxième). Mais sur l’obélisque Albani, ce nom est encore tout entier; cependant la gravure de Kircher, et il n’en existe point d’autre à ma connaissance , est tellement défectueuse , que je ne hasarde point de le lire (i) : ce nom ou surnom paraît contenir les élémens SB. .TTKS (pi. VII, n.° 6 ).
Le second nom ou surnom, quoique fragmenté, est bien reconnaissable sur l’obélisque Borgia; il est parfaitement conservé d’ailleurs sur l’obélisque Albani ( pi. VII, n.° io) , et il se lit sans difficulté : le trait recourbéS, le triangle K, le trait recourbée, le segment de sphère T, les deux sceptres ou bâtons S; cela produit le prénom latin SEXTUS , SESTOS, le H grec et le X des* Latins étant exprimés, dans le système hié— roglyphique, par les deux signes réunis des consonnes X ou K et S, ainsi que font déjà prouvé les noms hiéroglyphiques à' Alexandre et de Ptolémée Alexandre (2).
(1) J’ai vainement cherché cet obélisque à Rome; il doit probablement se trouver maintenant à Munich avec un grand nombre de monumens antiques vendus par S. E. le cardinal Albani à S. A. le prince royal de Bavière. ( 1826. )
(2) Supra , chap. II , Lettre à M. D acier , ifc. pag. 59, et pl. III, n.05 25, 26, 40 et 41 •
Le troisième nom propre ou surnom (pi. VII,n.°7) est bien entier sur les deux obélisques, et se compose de sept caractères : i ’épervier A, le carré strié H. ou <Ê> (i), le lion P ou A , le triangle K , un second épervier A, la ligne brisée ou ondée N , et ies deux sceptres affrontés S. La réunion de ces élémens produit A€»PKANS, ia charpente entière du nom ou surnom A (Pçjlt&voç, ,