OPPOSITION CLASSIQUE
été conservés pendant de si longues années, alors que, dans dans la majorité des cas, il est si facile de les prévenir par le traitement si simple que nous allons exposer dans ces leçons. «
Dès ma première communication à la Société de chirurgie , M. Trélat, qui représentait parmi nous l’autorité scientifique, la doctrine de l’enseignement officiel, s’écriait : « Dites-nous, si vous voulez, que les immobilisations peuvent être utilement diminuées, qu’il faut modifier certaines de nos pratiques trop longues d’immobilisation, mais ne nous dites pas que le traitement séculaire des fractures par l’immobilisation peut et doit être supprimé ; c’est un fondement sans lequel il n’y a pas de traitement utile des fractures. » On ne trouvera dans les Bulletins de la Société de chirurgie que l’expression très atténuée de l’énergie avec laquelle il avait combattu nos propositions. Mais on se rendra facilement compte de l’état de l’opinion classique à l’égard de ces propositions en se rappelant que l’année dernière, 23 ans plus tard, publiant une leçon très étudiée sur le traitement des fractures en général, P. Berger, admettant après de longues années de notre expérience l’influence de la mobilisation, n’en accordait la possibilité qu’en suite d’une immobilisation raccourcie, mais toujours rigoureuse au début.