MASSAGE POUR L’EXTRÉMITÉ SUPER. DE L’HUMÉRUS
En pratique, le traitement de la fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus est, pour l’immense majorité des cas, réduit au massage immédiat et à l’application d’un appareil de support, mais non d’immobilisation rigoureuse. Très partisan d’un appareil d’Hennequin pour la cuisse, j’estime que son appareil pour l’humérus ne rend point de services au point de vue de la déformation, mais favorise l’anky lose de l’articulation. 11 en est de même pour tous les appareils dont le but est une longue immobilisation.
Lors de déplacements considérables, mais peu communs, la réduction est rarement difficile, et son maintien est subordonné surtout à la position donnée au membre (abduction très prononcée avec élévation du coude) et au massage qui fait disparaître les contractures.
En dehors de ces cas rares, et des cas de fractures compliquées de luxation de l’épaule, tous les traumatismes violents qu’on a coutume d’exercer sous prétexte de réduction sont nuisibles. Jamais pour ma part, je n’ai eu l’occasion d’observer sur les blessés que j’avais soignés, sans ces violences, les mauvaises suites qui sont si communes.
11 faut, pour tous ces cas, masser et mobiliser immédiatement sans violence et sans douleur. En ce faisant, non seulement on agira dans l’intérêt des